Le championnat d'Ali Nestor Charles
Le Québécois Ali Nestor Charles aura l’occasion de se battre pour un titre mondial samedi le 7 avril au complexe sportif Claude-Robillard. Il sera opposé au Mexicain Martin Avila pour le titre UBO des super mi-moyens.
Relativisons immédiatement l’importance de cette ceinture de l’Universal Boxing Organisation, un organisme fondé en 2004. Parmis les boxeurs qui possèdent des titres de cette association, il y a Roy Jones Jr, champion inter-continental des lourds légers, et Jo Jo Dan, également champion inter-continental mi-moyens. Et malgré tout le respect que j’ai pour Ali Nestor Charles, vous conviendrez tous qu’il ne se compare pas aux autres champions d’organisations majeures de la même division comme Miguel Cotto, Saul Alvarez et Corneluis Bundradge.
Ali Nestor Charles est une figure emblématique des sports de combats au Québec, qui est aussi grandement impliqué au niveau social avec son OSBL «Les princes de la rue». En boxe professionnelle, sa fiche est de 12 victoires (4 k.-o.), 5 défaites et 2 combats nuls. Pour vous donner une meilleure idée de son calibre, il s’est battu 3 fois contre Martin Desjardins ( 2 victoires par décision et une nulle), et il s’est aussi frotté à Patrick Tessier (victoire par décision) et Paul Clavette (combat nul).
À l’origine, il devait affronter l’ancien champion mondial WBC Carlos Manuel Baldomir. Mais il y a eu changement. À propos de Martin Avila, selon boxrec il a une fiche de 13 victoire contre 8 défaites. Il a subi 6 k.-o. au cours de sa carrière. Ali Nestor Charles en parle comme d’un adversaire technique: «J’ai vu quelques vidéos de ses combats. Ce n’est pas un boxeur typiquement Mexicain. Il se bat de façon méthodique.»
Le Québécois de 38 ans s’attend à un long combat. Et pour la première fois de sa carrière il disputera un combat de 12 rounds. «Je suis à l’entraînement depuis le mois de décembre. J’ai été à Cuba à deux occasions m’entraîner avec un des entraîneurs de l’équipe nationale, Raul Despaigne.» L’entraînement a été long, car en plus, Ali Nestor Charles doit préparer son corps pour une pesée à 154 livres, lui qui la plupart du temps s’est promené entre les poids moyens et les super-moyens.
Vous ne verrez pas Ali Nestor Charles dans les galas du Groupe Yvon Michel ou Interbox. Ce “self made man” estime que ce sont «deux grandes organisations importantes qui ont fait beaucoup pour la boxe au Québec, mais je ne veux pas avoir le goût de dépendre d’eux pour pouvoir combattre.»
Le combat du 7 avril est organisé par UGC qui espère attirer 1500 spectateurs. Tony Luis et Kevin Lavallée devraient être du programme.
Stéphane Poirier a dit...
Je suis d'accord pour avoir une organisation propre sans les magouilles et arnaques. Par contre, je ne pense pas qu'il y a de place pour cette organisation. Je pense sincèrement qu'il y a déjà trop d'organisation dans la boxe. Imaginer seulement que la UBO devienne majeur comme les 4 autres. 5 ceintures de champion par catégorie !!! Ce serait ridicule et le titre de champion ne voudrait plus rien dire. Un maximum de trois organisations est déjà limite selon moi.Pascal Benoit a dit...
Je suis d'accord avec Ed Koache, c'est une jeune organisation, et sans vouloir défendre le fait que Nestor Charles est de calibre mondial (tout le monde sait que ce n'est pas le cas), il reste que c'est une bonne chose pour la boxe d'avoir une organisation ''propre'' et sans magouille. On ne peut pas en vouloir à Nestor de tenter sa chance.Tant qu'a moi, la méthode '' boxerec'' est aussi bonne voire même meilleurs dans leur classemnts que les WBC, WBO, WBA ,IBF, IBO et autre. Il ne reste qu'à attirer certains gros noms pour gagner en crédibilité.
Go Ali go !!!!!!!








