Audrey Roy

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Sloane Stephens : la digne héritière de Serena?

Vues: 11 votes
Audrey Roy Catégorie : Tennis Mots-clés : wta sloane stephens tennis Publié dans le groupe:

Alors que les grandes championnes à la Henin et Clijsters se font de plus en plus rares, il m’est particulièrement difficile de me trouver une nouvelle favorite qui pourrait me permettre de regagner un peu d’intérêt envers le tennis féminin. Cependant, l’Omnium d’Australie m’a peut-être bien fourni une réponse. Quelques jours après le couronnement de Novak Djokovic et de Victoria Azarenka, j’ai décidé à travers ce blogue de me tourner vers une inconnue qui en fait ne l’est plus vraiment depuis cette dernière quinzaine.

Sloane Stephens, ça vous dit quelque chose? On a entendu son nom à quelques reprises au cours des Internationaux – c’était inévitable vu sa présence en demi-finale –, mais techniquement et personnellement, qui est-elle...


Sloane Stephens (17e mondiale)
20 mars 1993
Plantation (Fl.), États-Unis
Droitière, revers à deux mains
5 pi 7 po

Comme c’est le cas de nombreux athlètes, ses parents ont baigné dans le monde du sport. Elle est née d’une mère qui était une grande nageuse au niveau universitaire et d’un père qui a été demi-offensif pour les Patriots de la Nouvelle-Angleterre; John Stephens, décédé dans un accident de voiture en 2009. Elle a commencé le tennis à l’âge de 9 ans, et 10 ans plus tard, elle se retrouvait à un petit pas d’une finale Grand Chelem.

Pour vous donner une idée de son potentiel, son idole Serena Williams a elle-même déclaré au sujet de sa jeune compatriote qu’elle avait le talent pour devenir la meilleure au monde un jour. Cette déclaration ne servait pas qu’à flatter l’ego de la jeune, je considère qu’on peut la croire sur parole, car le beau parcours de Stephens ne relève pas de la chance. Elle est une prometteuse joueuse au coup droit percutant, excellente en fond de terrain, entre autres de par sa régularité, mais elle sait aussi saisir sa chance au filet à l’occasion. Sans calquer le jeu de son mentor, son accélération et ses qualités athlétiques font aussi en sorte qu’elle s’y compare sur certains points. Sauf que pour l’instant, les comparaisons s’arrêtent là. Stephens, malgré sa puissance, est une joueuse défensive de nature et elle doit continuer à développer ses aptitudes offensives, dont sa capacité à déclencher plus rapidement les coups gagnants. Elle se distingue aussi de par sa personnalité très enjouée et son grand charisme.

Ah, j’oubliais… Serena, elle, à 17 ans seulement, avait déjà en poche un titre aux Internationaux des États-Unis. C’est une chance inouïe qu’elle a de régulièrement s’entraîner avec cette dernière, mais ce sont aussi de grands souliers à chausser.

La semaine passée, l’élève a cependant surpassé le maître, quintuple championne de l’épreuve, en triomphant 3-6, 7-5, 6-4 en un peu plus de deux heures. Certes, son adversaire était affaiblie par des blessures à la cheville et au dos, mais Stephens tenait son bout avant que le jeu de Williams ne devienne réellement affecté à la suite d’un faux mouvement. Fait intéressant : c’était la première fois en carrière que Serena se faisait montrer la sortie par une Américaine plus jeune qu’elle chez les pros.

Vous connaissez ensuite le dénouement : Stephens s’est inclinée en demi-finale face à l’éventuelle championne de l’édition 2013, Azarenka. Pas mal pour une novice qui amorçait le tournoi au 25e rang sans trop faire d’éclat et en étant la plus jeune du top 50. Cette performance lui a ainsi valu de percer le top 20 et de subtiliser du même coup la deuxième place à Varvara Lepchenko (no 21) au pays. Elle est aussi devenue la première Américaine autre que l’une des soeurs Williams à atteindre les demi-finales d’un Grand Chelem depuis Lindsay Davenport en 2005. C’est une bonne nouvelle pour les États-Unis dont la relève de premier plan est quelque peu souffrante. Ce qui est aussi encourageant, c’est la polyvalence de Stephens, n’étant pas l’Américaine typique qui est à son meilleur sur le dur. Sa surface de prédilection, contrairement à ce que vous pourriez croire, c’est la terre battue.

La Floridienne avait débuté l’année 2013 en atteignant les quarts à Brisbane lors d’une semaine où elle a notamment disposé de la Slovaque Dominika Cibulkova, 15e raquette mondiale. La semaine suivante, elle tombait en demi à Hobart, et la suivante, en demi à Melbourne.

À quand un premier titre WTA? Ça ne saurait tarder.

Pour finir, voyez en images une brève bio de Sloane Stephens.

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Fea Lori a dit...

Je suis vraiment choquee de voir que les analystes laissent aller des commentaires disgracieux envers la championne qu'est Serena Williams.Jamais ces commentaiores ne seraient publies si ca concernait un joueur canadien

Jean-François Gilbert a dit...

@Jean: Serena mal-élevée? Serena a toujours été très apréciée de tous dans le circuit! Je me demande pourquoi tu affirmes de telles choses? Tu as encore en tête l'épisode avec la juge de ligne ou quoi? Faut changer de disque parfois, lâcher prise quoi! Serena est tout sauf mal-élevée; Une battante qui est revenue sur le court après être passée près de la mort, une fille respectueuse et polie. Que veux tu de plus?

Jean Thibaudeau a dit...

Chose sûre, Sloane Stephens ne semble pas du tout être une ''mal-élevée'' comme Serena Williams. J'espère qu'elle continuera à laisser de côté cette part-là de son ''héritage''....

Audrey Roy a dit...

Merci Joëlle, ça faisait un bail!

Joelle Cyr a dit...

ohhh j'aime lire tes textes!!!

Audrey Roy a dit...

@route117,

Dans le cas de Serena, je ne crois pas qu'elle était si top shape. Au début de la quinzaine, elle était capable de faire fi du problème, mais en quarts, son service canon habituel a chuté dans les 150 km/h et elle ne courait clairement pas tous les points au maximum.

Mais oui, le tableau est toujours grand ouvert chez les femmes et Stephens va sûrement se payer sa part de têtes de série cette année et rejoindre le top 10 avant longtemps. Merci de ton commentaire!

Audrey Roy a dit...

Merci @Samuel!

Le mental c'est effectivement le point qui n'est pas mesurable, mais je pense qu'en Serena et Venus elle a eu d'excellents modèles à ce chapitre. Suffit de l'appliquer maintenant, pas évident!

route117 a dit...

J'ai regardé les matchs de Stephens face à Williams et Azarenka. Dans les deux cas, ces deux dernières ont eu recours à des temps d'arrêts, prétextant des blessures; elles en sont revenues top shape toutes les deux pendant que Stephens poireautait sur sa chaise, attendant leur retour. Éventuellement, elle devra se dégêner et s'exprimer auprès des autorités du tournoi pour défendre ses droits.

À mon avis, Stephens a la maturité et le talent pour être du top 10 dès 2013 et peut-être un jour devenir une des grandes favorites.

Samuel Duchesne a dit...

Très bon billet!

Stephens semble avoir tous les atouts athlétiquement parlant. Au tennis comme dans à peu près tous les sports, c'est le mental qui fait bien souvent la différence entre être 25ièm ou 1er. Elle semble avoir le mental qui va avec. Après tout, battre Serena en grand chelem, blessé ou pas, tu te dois d'avoir un mental de premier plan. On verra au cours des prochaines années ce qu'elle sera en mesure d'accomplir.

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