Pierre-Andre Lavanchy

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Hommage aux femmes

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Pauvres blaireaux

Voilà quelques temps déjà, j’avais écrit quelques lignes pour rendre hommage à la gent féminine qui se passionne pour le hockey sur glace. Je vous les livre telles quelles…

En ce début de 3ème millénaire, on constate que la mode est à l’unisexe. Les habits, la musique, les loisirs, tout est fait pour que la fille et le garçon puissent jouir des mêmes plaisirs que nous offre la vie en restant à l’unisson. Fort de cette appréciation, je remarque également que depuis quelques années, les travées de nos patinoires sont aussi bien garnies d’hommes que de femmes. S’il est vrai que dans mon pays, la Suisse, le hockey sur glace est un sport populaire depuis fort longtemps, il était, jusqu’à la fin des années septante, l’apanage d’une mâle société. La couverture des arènes et la venue des joueurs étrangers ont quelque peu changé la donne et c’est tant mieux.

Mais tournons d’abord quelques pages de l’histoire de l’humanité.

Les véritables artisans de notre société moderne furent les romains. Loin d’être les crétins dépeints dans Astérix le Gaulois, ces gens avaient le culte du plaisir et de la détente. Afin de contenter la populace en mal de sensations fortes, nos gens avaient instauré les jeux du cirque, certes cruels, mais tellement distrayants. Une importante frange de la plèbe qui se pressait au Colisée était composée de femmes. Celles-ci venaient admirer les gladiateurs, tridents et autres sécutors, aux torses musclés et aux parfums de musc, dans leur lutte pour la liberté. Les belles se paraient de leurs plus beaux atours afin de séduire ces valeureux guerriers et ce sans que leurs conjoints ne s’en offusquent le moins du monde. Les romains avaient le don de cultiver ces deux antagonismes que sont le raffinement et la cruauté.

A mi-chemin entre nous et l’empire à Jules se situe, comme son nom l’indique, la période du moyen-âge. Là aussi, afin de répondre aux exigences des nobles comme à celles des gueux, il était organisé des tournois où s’affrontaient des boîtes de conserve humaines chevauchant quelques futurs steaks. Là aussi, les gentes dames, accompagnées de leurs ridicules damoiseaux en collants style Frères Jacques, venaient admirer le lustre de ces preux chevaliers et plus si affinités.

On peut comparer les protagonistes de ces deux époques bien différentes avec ceux qui animent nos soirées lorsque l’on se rend au stade de glace. Les hockeyeurs présentent de grandes similitudes avec les gladiateurs ou les chevaliers. Et il en va de même avec le public. L’homme vient voir un combat. Il croît détenir toutes les vérités à propos de notre sport préféré. C’est dans sa nature que d’avoir toujours quelque chose à prouver et surtout de prétendre avoir toujours raison. La femme, quant à elle, vient voir un spectacle, une œuvre, avec ce détachement qui la caractérise, même si de nos jours, ce n’est malheureusement plus toujours le cas. Au moment de l’analyse, beaucoup de ces prétendus docteurs du hockey feraient bien de se la mettre sur "Off ". Morceaux choisis d’un dialogue entre un quidam et sa dulcinée lors d’un match :

Lui: On va leur mettre une branlée à cette équipe de loosers !
Elle: Chéri, pourquoi tu n’encourages pas plutôt ton équipe ?
Lui: La ferme, t’y connais rien !
Elle: Ils jouent plutôt bien les autres, déjà deux buts !
Lui: Ils sont pas meilleurs, c’est la faute à l’arbitre mais la ferme, t’y connais rien !
Elle : Chéri, pourquoi le gardien il sort ?
Lui: Il va boire une bière. Mais bon sang, tu vois pas qu’il y a une pénalité, suis un peu, t’y connais rien !
Elle : L’arbitre, il doit être vraiment mauvais, ton équipe en a déjà pris cinq !
Lui: Agaces pas et passes moi mes clopes !
Elle : Mais chéri, c’est interdit de fumer dans la patinoire !
Lui : La ferme, t’y connais rien. Et voilà le sixième. Tu vois, avec tes conneries !

Fin du match :

Lui : Et dire qu’on en a pris six contre ces tocards !
Elle : J’y connais peut-être pas grand’chose au hockey, mais prendre six buts contre une équipe de tocards, c’est que les tiens doivent être vraiment des gros nuls !
Lui : Laisses tomber et rentrons à la maison, j’ai faim et j’aimerais que tu me cuisines quelque chose !
Elle : Maison, cuisine… Chéri ?
Lui : Quoi ?
Elle : Ecrases et brosses-toi, t’y connais rien !

Après avoir entendu de tels propos, je pense qu’il est grand temps de rendre hommage à toutes celles d’entre vous qui viennent au match pour apprécier le spectacle avec cette lucidité toute féminine et qui doivent supporter la mauvaise foi de certains “blaireaux” grossiers et malpolis. Continuez à arborer les chandails de vos joueurs préférés par-dessus une jolie jupe, c’est tellement plus agréable à regarder que deux gladiateurs qui s’entretuent. Et surtout, continuez à garnir les gradins de nos patinoires, accompagnées ou……seules.

Avec l’espoir que les partisans des Glorieux soient mieux éduqués que le fan évoqué dans ma bafouille…

Belle fin d’été depuis la Suisse…

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