Claudine Douville

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"Le rivage est plus sûr, mais j'aime me battre avec les flots." -Emily Dickinson
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Belle échappée!

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Eh bien je dois avouer que pour ma première cyclo-sportive, j’ai été choyée! L’Échappée belle en était à sa troisième année d’existence et encore une fois l’événement cycliste, réservé seulement aux femmes, a bénéficié d’une météo parfaite. C’est donc sous un soleil radieux que près de 300 femmes ont découvert, à vélo, la magnifique région de Bedford, dans Brome-Missisquoi.

J’y suis allée, accompagnée d’une amie, Suzy Léveillé, qui avait complété le Ironman de Tremblant un mois plus tôt. Avec une telle experte à mes côtés, je me sentais tout de même rassurée. Le parcours? Juste ce qu’il fallait de difficulté pour qu’on ait le sentiment d’accomplir quelque chose, d’accessibilité pour qu’on puisse en profiter sans souffrir tout le long, d’émerveillement pour qu’on lève notre nez du guidon (ou de la roue d’en avant!) de temps à autre afin d’admirer le paysage généreux de ses atours dans lequel nous roulions.
Ma principale crainte était de rouler en peloton, les images que j’avais en tête ayant été tirée des grands parcours cyclistes comme le Tour de France ou le Giro. Je me voyais mal, noyée au centre d’un groupe de cyclistes, incapable d’en sortir et à la merci de n’importe quelle petite erreur de parcours. J’avais tout faux, et on est bien souvent victimes de nos appréhensions quand on ne connait pas quelque chose. Rouler en peloton, finalement, c’est le bonheur! Dès le début du parcours, avant que les différents groupes de cyclistes ne s’étirent le long de la route, des petits groupes se forment. J’ai pu, sous les encouragements de Suzy, me rapprocher de l’un d’entre eux, composé de filles d’un club cycliste, la Tribu. Elles m’ont généreusement accueillies avec elles et on a fait un bout de chemin ensemble. C’est là que j’ai vraiment senti l’avantage de l’aspiration. Le rythme monte presque sans effort et lorsque pour une raison ou une autre on se distance, on voit tout de suite la différence. Bref, je ne donnerai pas ici de leçon de cyclisme à personne, je suis loin d’être qualifiée pour ça, mais je peux dire que l’Échappée belle propose occasion très intéressante de s’initier aux principes de la chose.


J’ai retrouvé aussi l’esprit des rassemblements sportifs féminins, tels le Rallye Aicha des gazelles ou le Raid Amazones, avec une solidarité et une entraide qui réchauffe le cœur et rassure les néophytes. Alors que je peinais dans l’unique grande montée de l’épreuve, une autre inscrite, j’en profite pour la remercier (dossard 192), est passée près de moi et m’a repositionnée : « recule sur ta selle, met tes mains sur le dos des poignées, redresse-toi, ça va moins comprimer ta cage thoracique et tu vas être plus confortable ! ». Elle avait, bien sûr, raison. Une autre qui marchait à côté de son vélo dans la côte m’a dit au passage : « Allez! Allez! Pas question que tu mettes le pied à terre! » Je l’ai écoutée.

Le parcours pouvait être simple, une boucle de 44 km, ou double pour les plus aguerries, soit 88km. Avec des puces sur le vélo pour enregistrer le temps. Pour certaines, le temps était un facteur déterminant, pour d’autres –comme moi- un artifice sans importance, l’intérêt de l’événement résidant ailleurs (…ne le dites à personne, mais quand les temps seront affichés sur le site, j’irai voir le mien!). J’ai fait le 44km, bien que lorsque nous sommes arrivées à la fourche qui séparait les deux parcours « 44km à gauche, 88 à droite » nous a crié un petit bonhomme sérieux comme un pape, un petit regret m’a effleurée. C’était si agréable de rouler que… mais c’eut été un peu téméraire. L’an prochain, avec une meilleure préparation, peut-être…
Ais-je dit l’an prochain? C’est bien la preuve que l’événement m’a plu! D’ici là, j’aurai peut-être l’occasion de rouler un peu, à condition de m’équiper toute fois! Un gros merci à William, le fils de Suzy, grand supporter de Cristiano Ronaldo (j’essaie de lui faire comprendre qu’il y a aussi d’autres joueurs de soccer talentueux!) qui m’a gentiment prêté son vélo…et ses chaussures un peu grandes mais efficaces.

Alors avis à toutes celles qui n’ont jamais osé prendre part à une cyclo-sportive en se disant que ce n’est pas pour elles : allez-y vous, ne savez pas ce que vous perdez. Il y a un réel plaisir à rouler en groupe sur des routes de campagne, dans un environnement sécurisé pour vous. L’encadrement des bénévoles et de la Sureté du Québec était parfait, et les gens qui nous encourageaient sur le bord du chemin nous donnaient une dose d’énergie non négligeable. À l’arrivée, la récompense. Après avoir valeureusement couvert votre distance, on prend bien soin de vous : massages, repas, kiosques d’artisans…Vraiment, pourquoi s’en passer!

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