Sam Belisle-Springer

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Au pays des Marlins, l'histoire se répète

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Le 4 décembre 2011, on apprenait que l’arrêt-court étoile des Mets de New York s’était entendu avec les Marlins de Miami en signant un pacte de six ans d’une valeur de 106 millions de dollars. On avait aussi mis le grappin sur le vétéran gaucher Mark Buerhle et le stoppeur Heath Bell. L’équipe inaugurait un nouveau stade, de nouveaux uniformes et un nouveau gérant flamboyant en Ozzie Guillen. Showtime allait suivre l’équipe avec l’émission The Franchise : A Season With the Miami Marlins. Jeffrey Loria et sa bande voyaient déjà une autre bague de championnat à leur doigt. L’excitation était palpable lorsque l’on parlait de la nouvelle version de Marlins. D’autres, plus sceptiques face à tout ce changement voyaient deux scénarios possibles : tout marche comme sur les roulettes ou ce sera une saison misérable. Malheureusement pour les Marlins, c’est le deuxième scénario qui s’est révélé vrai.

Dès le mois d’avril, Ozzie Guillen s’est mis le pied dans la bouche avec ses commentaires à l’égard de Fidel Castro. Considérant le marché de Miami, Guillen aurait mieux fait d’y penser par deux fois. Pour empirer les choses, l’équipe ne connaissait pas un mois à la hauteur des attentes (8-14 en avril). Puis, le mois suivant, tout fonctionne pour les Marlins avec une solide fiche de 21-8 en mai. On reprend confiance à Miami : la saison n’est pas terminée ! Malheureusement pour les partisans, ce fut le seul mois positif du calendrier 2012 pour l’équipe floridienne. Mis à part le mois d’octobre durant lequel seulement trois parties ont été disputées, les Marlins n’ont pas connu un autre mois avec une fiche gagnante. Au passage, Showtime a abandonné le projet alors qu’il restait une émission à leur engagement (décision soutenue par la haute hiérarchie de l’équipe), Hanley Ramirez, Anibal Sanchez, Omar Infante, et Gaby Sanchez (entre autres) ont été envoyés sous d’autres cieux et les Marlins ont terminé la campagne bon dernier dans leur division. Pourtant, après une saison si tumultueuse, les plus grandes vagues viennent de faire surface.

Après s’être départi de Ozzie Guillen et de Heath Bell, ainsi que d’avoir nommé un nouveau gérant en Mike Redmond, l’équipe a transigé de nouveau. Cette fois-ci, les joueurs devant faire leurs valises sont les suivants : Mark Buerhle, John Buck, Emilio Bonifacio, Josh Johnson et Jose Reyes. En retour, les Marlins ont acquis des Blue Jays de Toronto : Henderson Alvarez, Anthony DeSclafani, Yunel Escobar, Adeiny Hechavarria, Jake Marisnick, Jeff Mathis et Justin Nicolino ainsi qu’une somme d’argent qui ne semble pas être particulièrement significative. C’est ce qu’on appelle un gros échange…


Reyes n’aura fait que passer à Miami

Du côté des Jays, Alex Anthopoulos doit être aux anges en ce moment. Un des plus gros problèmes de l’équipe canadienne lors de la dernière campagne était sans l’ombre d’un doute la rotation. Maintenant, avec l’arrivée de Josh Johnson on enlève une pression énorme à Ricky Romero qui n’aura plus besoin d’essayer de s’implanter comme numéro un de la rotation, mais plutôt de se contenter d’être le numéro quatre. Comme il s’agit d’une rotation qui a subi beaucoup de blessures, le nouveau venu Mark Buerhle est une excellente acquisition puisque ce dernier a lancé plus de 200 manches chaque saison depuis 2001. Sans oublier Brandon Morrow, qui va lui aussi apprécier avoir de l’aide chez les partants. La rotation devrait être beaucoup plus stable et avoir quatre lanceurs de qualité qui ont tous connus du succès dans leur carrière. Puis, il ne faut pas oublier l’électrisant Jose Reyes qui remplacera Yunel Escobar, qui s’était mis dans l’eau chaude pour avoir inscrit des insultes homophobes sur ses bandes servant à le protéger du soleil, et Emilio Bonifacio qui devrait s’occuper du deuxième but. Ces deux joueurs amènent de la vitesse à l’alignement et une capacité pour se rendre sur les sentiers. Colby Rasmus pourra donc redescendre dans l’alignement, ce qui lui enlèvera de la pression des épaules. De plus, Jose Bautista et Edwin Encarnacion auront des coureurs à faire rentrer. Bien sûr, il n’y a rien de garanti au baseball, mais si l’équipe peut rester en meilleur santé que l’année dernière, avec un alignement amélioré et une rotation incomparable à celle de 2012, les Blue Jays devraient donner une raison aux partisans de l’équipe pour qu’ils se présentent jusqu’à la fin de l’année. Même s’ils évoluent dans une division très forte, ces acquisitions devraient les aider à lutter avec les Yankees, Orioles et Rays.


Anthopoulos doit être en train de sourire en ce moment

Pour revenir aux Marlins, il est évident que l’équipe a moins de talent dans son alignement partant. Même s’ils ont obtenu beaucoup de jeunes espoirs, ce n’est pas la saison prochaine qu’ils auront un impact. Les billets risquent d’être plus difficiles à vendre, puisqu’on s’est débarrassé de tous ceux que l’on présentait comme les piliers de la formation, à l’exception de Giancarlo Stanton. Toutefois, il faut mentionner que l’échange leur permet de se libérer d’un fardeau salarial assez lourd (environ 160 millions). D’un autre côté, les Marlins ne peuvent pas descendre plus bas dans leur division, ayant terminé cinquième en 2012. Il ne faut pas se surprendre de la tournure des évènements à Miami, ce n’est pas la première fois que l’équipe fait le coup à ses partisans. En 1997, après avoir remporté la Série Mondiale contre les Indians de Cleveland, Wayne Huizenga s’était départi de Moises Alou, Kevin Brown, Bobby Bonilla et Gary Sheffield, entres autres. Puis, au courant de la saison, il s’est départi de deux joueurs acquis des échanges précédents soit Mike Piazza et Todd Zeile. L’équipe avait connu une saison horrible, sans surprise, en 1998 terminant l’année avec une misérable fiche de 54-108. Ensuite, trois saisons après avoir remporté la Série Mondiale en 2003, l’équipe se départit de Josh Beckett et Mike Lowell, Carlos Delgado, Juan Pierre et Luis Castillo (il faut toutefois dire que l’échange Beckett/Lowell fut excellent pour la franchise, puisqu’il amena Hanley Ramirez et Anibal Sanchez). On échangea aussi le gagnant de la Triple Couronne en 2012, Miguel Cabrera, et Donterelle Willis pour lesquels on n’a pas obtenu de joueurs ayant connu un impact majeur sur l’équipe. Et maintenant, on échange de nouveau les joueurs avec lesquels on était censé bâtir. Envolés les belles promesses qu’avec un nouveau stade et de nouveaux joueurs l’équipe allait être au sommet pour des années à venir.

Cet échange permet donc de confirmer deux choses : de un, les Marlins n’ont pas peur de se mettre leurs partisans à dos pour économiser en échangeant leurs joueurs étoiles. Et de deux, malgré tout ce que l’on dit à propos de l’absence de plafond salariale au baseball qui créerait une iniquité dans la ligue, une équipe truffée de gros salaires n’équivaut pas à une équipe bien gérée. Alors, bonne chance à Mike Redmond la saison prochaine, il en aura de besoin…

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andre dube a dit...

Bonjour

Loria est un sale paria , il est le cancer du baseball majeur et la ligue doit bannir cet imbécile sans scrupule, il détruit tout ce qu'il touche....

Andre Pepin a dit...

Grand-galop et Petit-trot strike again!!!

bi||abong a dit...

Pauvre fans des Marlins et résidents de Miami. 500 millions payés par le conté de Dade et la ville de Miami pour le magnifique stade. Plein d'espoirs avec la venue de hauts salariés, des "vedettes". Une année qui marche pas et v'là la (2e) vente de feu en quelques mois. Tout ça sur votre dos mes chers floridiens ! Maintenant, vous allez continuer de payer votre beau stade tout neuf avec un club qui prendra encore minimum 2-3 ans avant de se battre avec les Braves et les Phillies et qui devra ENCORE tout vendre à rabais le lendemain.

Ce matin, Loria et Samson sont comparés au fraudeur Madoff.

alain jardel a dit...

Cool ! 5 *

Simon Gendron a dit...

Je suis pas un grand fan de base-ball mais c'est tres bien écris et tres informatif !

5*

Pascal Pilon a dit...

c est mental cette echange la!! c sure qui sourit en moment ce cher alex! wow ! jva aller au skydome! au moin 3 fois l ete prochain!!

Sam Belisle-Springer a dit...

@ Jp Trudeau

Merci de ton commentaire. Ainsi que de me m'avoir mentionné la coquille en début de texte !

Jean-Philippe Trudeau a dit...

Très bon billet, mais tu devrais revoir au début quand tu dis « en signant un pacte de quatre ans d’une valeur de six ans d’une valeur de 106 millions de dollars. »

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