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Denis Beauchamp

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Vancouver en chute libre...une deuxième de suite pour le Canadien ce soir?
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L'après coupe Grey: années difficiles

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photo:Ray Cicia

La première victoire des Alouettes en match de la coupe Grey en 1949 donne une popularité grandissante et ils sont même obligés de construire des gradins pouvant accueillir 1,500 personnes de plus pour les parties de football, tout ça dans le stade Delorimier, domicile des Royaux de Montréal, l’équipe de baseball qui verra passer des légendes du baseball majeur dans ses rangs.Une équipe gagnante à Montréal, que ce soit au hockey ( Canadien), baseball (Royaux) et maintenant football avec les zoizeaux, les amateurs seront toujours derrières pour les encourager.

Malheureusement, le début des années 50 sera une suite de déboires et d’insuccès, de blessures et de départs de joueurs clés pour l’équipe de l’entraîneur Lew Hayman, ce qui entraînera une restructuration complète du club à la fin de la saison 1951, à la venue de nouveaux propriétaires en 1952 et surtout, à l’embauche, le 3 juillet 1952 , d’un jeune quart-arrière venant de l’Université de Denver où il a établi de nombreux records, Sam Etcheverry.

1950: DÉBUT DE SAISON DÉSASTREUX,EXCLUSION DES SÉRIES

Le camp d’entraînement des champions de la coupe Grey s’ouvre 2 semaines plus tôt qu’à l’habitude, fin juillet et plus de 40 américains viendront démontrer leur talent à l’entraîneur Lew Hayman pour essayer de s’accaparer l’un des postes disponibles. Du côté des partisans, des gens de toute la province et même de New-York appellent pour réserver leurs places à l’un des 6 matchs de la saison. Il est aussi question d’un match hors-concours entre les Giants de New-York et les Alouettes en juin joué selon le style une demie avec les règles canadienne et l’autre américaine mais le tout n’aura pas lieu.Mais ont voit que le fait d’avoir gagné la coupe Grey a donné une exposition dépassant les frontières!

En 1950, c’est aussi la naissance officielle des Tiger Cats de Hamilton née de la fusion des deux équipes de la ville de l’acier, les Tigers et les Wildcats.

Les Alouettes décident d’aller dans l’Ouest pour disputer deux matchs hors-concours contre Calgary et Edmonton, des équipes qu’on ne rencontrent que lors de la coupe Grey. Ces parties sont t’elles annonciatrices de la saison à venir? L’équipe subit deux défaites, 19-7 contre l’équipe qu’ils avaient battu à la coupe Grey en 1949 Calgary et, deux jours plus tard, 11-6 contre Edmonton.

La première partie de la saison régulière est joué à Montréal devant des gradins remplis et c’est le maire Camilien Houde qui fait le botté protocolaire.Les Alouettes ne ratent pas leur entrée devant les 16,000 partisans et l’emporte 14-7 contre les Rough Riders d’Ottawa.

Mais ce premier match est coûteux:Bob Cunningham et Johnny Harper, deux demis, se blessent. Commence alors une série de revers: 26-6 à Toronto alors que le quart Filchock se blesse aussi; débandade de 43-12 à Montréal contre les même Argos et une de 42-15 contre Ottawa alors que Virgil Wagner marque les 15 points de son équipe avec ses 3 touchés.Mince consolation quand tu es dernier du classement. Quatrième défaites de suite à Hamilton par le compte de 18-12, ce qui fait que les Alouettes ont le pire début de saison de leur histoire( 1v-4d).

TROP TARD MÊME AVEC 5 VICTOIRES EN 7 PARTIES

Ce début de saison catastrophique des Alouettes fera en sorte que l’équipe, même avec une fiche de 5 victoires lors de leurs 7 dernières parties, sera exclue des séries éliminatoires pour une deuxième fois, terminant troisième du classement, UN seul point derrière nos chers amis de Toronto, 13 contre 12.Les Tiger Cats de Hamilton sont couronnés champions du classement avec…14 points! Donc, une seule petite victoire de plus et les Alouettes étaient premier.De plus, pour tourner le fer dans la plaie, se sont les Argonauts de Toronto qui gagneront la coupe Grey sur leur terrain en 1950! Dire que Lew Hayman a dit en début de saison qu’il avait une meilleure équipe que celle de 1949…

Le joueur de ligne Herb Trawick est nommé le joueur le plus populaire de l’équipe alors que lui, Franck Filchock, Rod Pantage et Ray Cicia sont nommés sur l’équipe d’étoiles du Big Four, Trawick sur l’équipe canadienne en plus. Pour Virgil Wagner par contre, c’est la première fois qu’il ne termine pas premier marqueur de la ligue.

1950 a aussi été l’année où les Argonauts de Toronto ont accepté de jouer des matchs le dimanche à partir de 1951, acceptant la requête des Alouettes.Depuis leur début dans la ligue, Toronto ne jouait jamais le dimanche, considéré comme une journée de repos.

Franck Filchock, le quart vedette des Alouettes, a enfin pu retourner aux États-Unis pour jouer au football, la LNF le réintégrant dans ses rangs.Il rejoint donc les Colts de Baltimore mais n’y jouera qu’une seule partie avant de revenir au Canada mais pas avec les Alouettes…

1951: GEORGE RATTERMAN,UN FLOP DE 20,000$

Pour combler le départ de leur quart, les Alouettes doivent se tourner vers les États-Unis et engagent la grande vedette des Yanks de New-York, George Ratterman.Ce quart-arrière, une terreur de l’autre côté de la frontière, donne de grands espoirs aux partisans qui songent à une deuxième coupe Grey.

En janvier, Lew Hayman demande aussi à la ligue, la Canadian Rugby Union, que le match de la coupe Grey de 1951 soit présenté à Montréal au lieu de Toronto, afin de faire profiter les autres villes des retombées.Bien entendu, la requête fut rejetée et la coupe Grey sera tenue à Toronto jusuq’en 1954.Plus ça change, plus c’est pareil.

Concvernant l’embauche de Ratterman en juillet 1951, le journal La Patrie écrit que “les Alouettes ont virtuellement acheté le championnat de la ligue Big Four en engageant le formidable quart-arrière et passeur américain.”

Cette signature ne fait pas l’affaire des Yanks de New-York qui engagent un procès contre leur ancien joueur pour bris de contrat. Du côté des partisans, la seule chose qui importe est de voir ce joueur avec l’équipe, au côté des autres vedettes comme les demis Virgil Wagner et Bob Cunningham ainsi que les receveurs Ralph Toohy et un nouveau venu, Gene Choo-Choo Roberts, ancien des Giants de New-York. Une offensive dévastatrice se disent les partisans et les journalistes, rien de moins que la coupe Grey!

Ah oui, Franck Filchock est revenu au Canada et est joueur-entraîneur pour les Eskimos d’Edmonton dans l’Ouest.Heureux hasard, les Alouettes accueiilent Edmonton lors du premier match pré-saison des deux équipes et Ratterman a le dessus sur l’ancienne vedette des Alouettes, lancant 4 passes de touchés dans la victoire des siens 28-21. Une nouvelle étoile est née, aux oubliettes Filchock.

L’ÉTOILE PALIT VITE

Premier match à Hamilton, l’équipe est prête pour une saison de rêve et surtout, pour marquer une multitude de points. Ca commence plutôt mal pour Ratterman et les Alouettes, le quart de Hamilton Bernie Curtis dépèce la défensive de l’équipe pour nous battre 37 à 6! Simple erreur de parcour se disent les partisans , tout va rentrer dans l’ordre lors du programme double la fin de semaine d’ensuite contre Ottawa.

Commencant à Ottawa, les Alouettes encaissent un deuxième revers au pointage de 13-9, l’offensive tarde à se mettre en marche, Ratterman ne parvenant pas à atteindre ses receveurs et à s’habituer à un terrain plus large et au 12ième joueur. Le lendemain, il y a 21,812 personnes au stade Delorimier lors de l’ouverture locale qui assistent à la dégelée de leurs favoris au compte de 33-8! 23 points en 3 parties par une offensive supposément imbattable, les gens ne croient pas ce que le classement démontre: 0 victoire-3 défaites!

Les espoirs se raniments avec deux victoires consécutives contre Toronto (8-6) et Hamilton (17-16), première partie où l’offensive démontre quelque chose de bon sur le terrain. Mais ce fut de courte durée, l’équipe repart sur une série de 5 défaites , ce qui amènera, non sans raison, les partisans à huer copieusement George Ratterman, celui qui avait été présenté comme le Messie en juillet.

Dans cette descente aux enfer, le président de l’équipe Léo Dandurand annonce, le 21 octobre, jour de la cinquième défaites consécutives, qu’il abandonnera son poste à la fin de la saison et qu’il vendra même ses parts qu’il possède dans l’équipe. Plus que ça, le quart Ratterman repartira aux États-Unis à la fin de la saison tout comme l’avait fait Filchock l’année d’avant. Mais comme cadeau, lors de la dernière partie locale, il offrira une performance étincelante dans une victoire de 34-12 des Alouettes contre Toronto, leur troisième et dernière de la saison, terminant avec une défaite à Hamilton.

Bilan de l’année 1951: 12pj-3vic-9déf-146pp-286pc- dernier du Big Four
La grosse offensive a marqué 72 points de moins que la deuxième pire du classement.

Herb Trawick est nommé le joueur le plus populaire de l’équipe pour une deuxième fois en carrière alors que le seul joueur sur l’équipe d’équipe d’étoile du Big Four est le bloqueur Ray Cicia, troisième nominations pour lui.

A la fin de la saison, Dandurand vend ses actions à Lew Hayman qui veut conserver le contrôle du club avec l’aide des deux fils de Dandurand qui possèdent aussi des actions, Gérad et Paul. Mais Eric Cradock décide de vendre les siennes aux trois autres actionnaires qui sont Roy Robertson,Charles Stones et Fred Skelcher.Hayman, sous pression selon certaines sources, laissera son poste d’entraîneur pour se consacrer à son poste de directeur des opérations football et gérant de l’équipe pour la saison 1952.

Il y a des jeux de coulisse aussi qui feront que l’un des fondateurs des Alouettes de Montréal Léo Dandurand se sentira trahie et coupera définitivement les ponts avec l’équipe, tout comme ses fils qui se départiront de leurs actions début 1952.Léo Dandurand se verra offrir la présidence honnoraire qu’il refusera et c’est au vice-maréchal de l’armée de l’air Adélard Raymond que les Alouettes donneront ce titre.

Vous pensez que l’année 1951 fut catastrophique? Ne manquez pas mon prochain billet sur l’histoire des Alouettes, vous verrez qu’ils sont capable de faire pire!

Sources: La grande histoires des Alouettes de Montréal par Pierre Turbis et Pierre Bruneau (Les éditions de l’HOMME)

Montréal Football Un siècle et des poussières… Daniel Lemay (Les Editions La Presse)

Ce billet est le quatrième de la série sur l’histoire des Alouettes que je poursuivrai durant la saison. Voici les liens pour les trois premiers billets:

Partie 1
Partie 2
Partie 3

Je vous invite à y laisser des commentaires aussi sur les premiers autant que sur celui-ci.

Venez participer au pool de football des Alouettes-LCF,on s’y amuse, voici le lien

BONNE FÊTE À POPPSY QUI A EU, SELON LUI BIEN SÛR, 53 ANS MARDI.

Allez lire les blogues de passionnés de football canadien comme François Plourde, Luc Marcotte, lestaf, CFLman, le blogue de la LCF de RDS et des autres que j’oublie certainement.

N’oubliez pas que RDS.ca présente des clavardages en directs lors des parties des Alouettes,le prochain, vendredi 27 juillet 19h30, j’aurai le plaisir d’en être l’animateur.

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Louise Charpentier a dit...

@Denis Excellent billet 5***** . Quel magnifique texte Denis. C'est très intéressant de lire cette histoire des Alouettes., moi j'adore en tout cas et je ne suis pas la seule en tout cas.

Poursuit ton excellent travail Denis ! Tes billets sont toujours très intéressants .

luc marcotte a dit...

denis je te dis m'est prédiction pour cette fin semaine.

edm par 7 et 4 touchés.

toronto par 10 et 5 touchés.

sask. par 4 et 6 touchés.

bc par 7 et 5 touchés

luc marcotte a dit...

merci denis pour t'est billet de l'histoire de nos Alouettes.j'apprécis c'est histoire de club professionnel du québec.

David Jones a dit...

Edmonton par 7. 5 touchés.
Montréal par 1. 6 touchés.
Saskatchewan par 3. 4 touchés.
C-B par 4. 7 touchés.

Will Grenier a dit...

Wow! Comme tout le reste de la série ce billet mérite un gros 5***** et au plaisir de lire le prochain:)

Denis Beauchamp a dit...

Eric

Je pense que dans ces années-là, la NFL collaborait plus avec ce qui est maintenant la LCF. Mais , à force de se faire voler des joueurs qui traversaient la frontière, les deux ligues se sont brouillées.

Merci de ton passage.

Eric Duguay a dit...

Alouettes vs Giants? Ça aurait particulier à voir.
Comme tjr 5*,j'aime lire ces billets sur l'histoire des Alouettes.

Denis Beauchamp a dit...

Yves Marchand

Merci de ton passage encore une fois, on se revoit demain pour la piscine du jeudi...heu le pool!

Denis Beauchamp a dit...

Alain Desautels

Il faut dire aussi que le touché valait 5 points et non 6 jusqu'en 56 mais des matchs à haut pointage il y en avait aussi, juste que les Alouettes en étaient plus souvent victimes durant ces années-là!

Merci de tes passages sur mes billets et tu devrais t'ionscrire au pool pour mettre tes connaissances à l'épreuve!

Alain Desautels a dit...

On a déjà hâte au prochain historique!

On remarque à la lecture de tes beaux billets, que les matchs à haut score étaient plus rares autrefois, le football canadien moderne a un niveau d'exécution de beaucoup supérieur et est davantage axé sur la passe.

Yves M a dit...

WOW! tout un souvenir cette photo Denis..
Maudit bon billet
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