Jakob Silfverberg est promis à une grande carrière
Même s’il ne produit pas à tous les soirs, la recrue Jakob Silfverberg a trouvé son identité avec les Sénateurs d’Ottawa. À sa première saison dans la LNH, la jeune sensation a déjà gagné la confiance de ses entraîneurs et le respect de ses coéquipiers. Malgré son très jeune âge, Silfverberg démontre qu’il est un jeune très mature.
Ça faisait déjà très longtemps que son poste avec les Sénateurs étaient réservé. La direction de l’équipe se mourait d’impatience de le voir à l’oeuvre au sein de son alignement. Par contre, c’est Silfverberg lui-même qui a prit la décision de ne pas précipiter ses débuts trop rapidement, préférant demeurer sur ses terres natales en Suède plus longtemps que prévu, question de poursuivre son apprentissage et ne pas décevoir ses nouveaux patrons. Il s’agissait d’un choix absolument logique de sa part, puisque son poste à Ottawa est officiellement sauvé pour toutes la saison.
Malheureusement, le lock out qui a perturbé les activités du circuit Bettman pendant 113 jours a complètement ralentit le processus. Même s’il comptait deux parties d’expérience, Silfverberg n’avait pas le choix d’emprunter la carte de la patience pour officiellement commencer sa carrière dans la Ligue nationale. C’est pour cette raison qu’il s’est tourné vers son plan B, soit la Ligue américaine, pour commencer à s’adapter au style de jeu nord-américain et aux patinoires de petits formats, contrairement à ce qu’il a vu et vécu en Europe.
Après un lent, très lent début de saison, le choix de deuxième tour (39e au total) de 2009 a retrouvé ses repaires. Le récipiendaire du fameux Casque d’Or (joueur par excellence de la division élite suédoise) dans la Ligue élite de Suède en inscrit 13 buts et a amassé 16 mentions d’aide en 34 rencontres avec les B-Sens cette année. Il occupe toujours le premier rang de l’équipe, lui qui a quitté Binghamton depuis presque un mois.
À ses premiers pas, Silfverberg démontre de très bonnes choses, sans nécessairement être le plus actif offensivement. Il ne compte que 3 points seulement en 12 rencontres, sauf qu’il s’agit d’une simple question de temps avant de le voir exploser côté statistiques. Fidèle à son habitude, l’entraîneur-chef Paul MacLean n’a pas peur de lui faire confiance, en lui confiant de multiples tâches. On l’avait très bien vu lors des premières parties, où on a vu Silfverberg joué au sien du premier trio en compagnie de Jason Spezza et Milan Michalek. Avec une liste des blessés qui a commencé à prendre de l’ampleur, son temps d’utilisation a diminué.
Ça peut paraître surprenant aux yeux de plusieurs, mais son puissant tirs des poignets fait de lui l’un des joueurs les plus redoutables et les plus menaçants de la ligue. Aussi, défensivement, ça va bien. Il compte maintenant deux tirs bloqués. La deuxième tentative a été un peu plus douloureuse, au point que ça aurait pu lui coûté quelques matchs. Il ressentait quelques engourdissements au niveau du poignet et n’avait pas mit de temps à retourner au vestiaire des siens pour calmer la douleur. Heureusement, plus de peur que de mal dans son cas. De plus, Ottawa ne pouvait se permettre de perdre un autre élément pour un certain temps, alors que l’équipe doit déjà s’y faire sans Jason Spezza, Jared Cowen et Peter Regin, la plus récente victime.








