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Le catalogue Eaton et le hockey

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coliseum Catégorie : Hockey
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Les plus âgés se rappellent des fameux catalogues Eaton et Simpson Sears. Ils faisaient rêver les enfants, surtout à l’époque des Fêtes de Noel.

D’autres se souviennent du beau petit film intitulé “Le Chandail (Roch Carrier)” dans lequel une mère commande un chandail du Canadien pour son fils mais…reçoit un chandail bleu des Leafs de Toronto. Quel désastre!

Quand nous recevions le catalogue tant attendu, je me précipitais sur la section des sports, surtout pour voir les équipements de hockey. Un chandail de hockey coûtait, dans les années 50, environ cinq dollars. Heureusement, ma mère qui m’avait commandé un chandail tricolore a reçu le bon et non celui des Maple Leafs de Toronto.

Voici une brève histoire du catalogue de Monsieur Eaton :
Source : Encyclopédie canadienne

“En 1884, Timothy Eaton produisait un petit catalogue rose de 32 pages contenant une liste d’articles et de prix qu’il a distribué aux visiteurs de l’Exposition industrielle (maintenant connue sous le nom d’Exposition nationale canadienne) de Toronto. Le printemps suivant, il publiait une brochure de 6 pages annonçant son nouveau service des commandes postales. Si le catalogue Eaton n’était pas le premier catalogue de vente par correspondance d’Amérique du Nord, il était le premier catalogue distribué par un détaillant canadien.

Eaton a produit un catalogue en français en 1910, mais n’a répété l’expérience qu’en 1927. Par conséquent, les clients francophones devaient se contenter de regarder les images et les prix. On préférait que les clients écrivent leurs commandes en anglais, mais s’ils en étaient incapables, ils pouvaient le faire en français et s’attendre à recevoir une réponse dans leur langue. Il est intéressant de noter que, lorsque le catalogue d’Eaton a enfin paru dans les deux langues, le catalogue français n’était pas une traduction de l’anglais.

Le catalogue de vente par correspondance fait partie intégrante de la popularisation du hockey, car il a contribué à l’émergence de ses vedettes professionnelles. Les hockeyeurs font leur première apparition dans les catalogues durant les années 1930. Vingt ans plus tard, une très grande vedette du hockey devient un célèbre produit commercialisé par catalogue. Son nom : Maurice Richard.
Dès les années 1920, Dupuis Frères offre les chandails des Canadiens et des Maroons dans ses catalogues. Durant la décennie suivante, ceux des équipes de la LNH et d’autres commencent à apparaître plus régulièrement dans les catalogues. Ainsi, il devient possible, à partir du catalogue d’Eaton de 1934-1935, de commander un chandail d’équipe orné du numéro d’un joueur.

Dans son catalogue de 1936-1937, Simpson s’adresse sur un ton enthousiaste aux jeunes garçons : « Des chandails de hockey aux couleurs des équipes de hockey populaires. Chaque jeune homme sera heureux de posséder l’un de ces chandails... porté par l’une ou l’autre des fameuses équipes. » De même, Eaton cible les jeunes partisans de hockey en 1941-1942 : « Tout jeune Canadien a son idole dans la LNH et veut posséder le chandail qui représente son équipe ou son joueur favori.

Dans le catalogue d’Eaton automne-hiver 1933-1934, les consommateurs peuvent choisir un bâton autographié par King Clancy, Ken Deraty ou le gardien de but Lorne Chabot. On y trouve aussi une paire de gants signée par le joueur de centre de la légendaire « Kid Line » des Maple Leafs, Joe Primeau. Celui-ci deviendra d’ailleurs un personnage familier des pages consacrées au hockey dans le catalogue de Simpson et signera des bâtons et d’autres pièces d’équipement, comme le fera également Syl Apps. Entre-temps, Eaton choisit le farouche Red Horner pour orner les pages sur le hockey de son catalogue des années 1937 et 1938; le défenseur signe alors les patins de hockey pour hommes, disponibles à 4,50 $ la paire.

Cette politique mercantile d’utiliser, dans les catalogues, des vedettes de hockey pour vendre de l’équipement et des vêtements de sport se poursuivra jusque dans les années 1950. De nouvelles vedettes et de nouveaux noms, des hockeyeurs francophones, font leur apparition dans les catalogues de Montréal et de Toronto : Jean Béliveau, Bernard Geoffrion et, la star des stars, Maurice « Rocket » Richard. Plusieurs de ces joueurs figurent aussi dans le catalogue de Dupuis Frères. Ainsi, dans l’édition mi-hiver 1951-1952, trouve-t-on une sélection de combinaisons, de pulls molletonnés et de coupe-vent, tous illustrés de la signature et de l’image du Rocket."


Eaton a publié son dernier catalogue en 1976. Le commerce électronique a remplacé les “gros” catalogues et je vais sur EBay maintenant pour acheter mes gilets de hockey.

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vickie6535 a dit...

très bon billet coliseum...je n'ai jamais vu le petit film de Roch Carrier, mais j'avais lu le conte et je l'ai acheté il y a deux ou trois ans...c'est un classique de notre histoire...et une partie de l'endos de notre billet de 5$...lol...il m'est arrivé d'avoir envie d'acheter un jersey sur eBay...j'y ai acheté des dizaines de milliers de cartes de hockey, mais j'hésite à acheter un jersey...quand je visite un amphéthéâtre de la NHL, j'y achète toujours le jersey de l'équipe hôte en souvenir...je paie habituellement entre 120$ et 140$, selon les équipes, et je vois parfois ces chandails à moins de 100$ sur eBay...j'ai peur qu'ils ne soient pas totalement des vrais Reebok...

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