De négligé à super-vedette (Warner) ...
L’histoire du sport professionnel, tant en Amérique du Nord qu’ailleurs dans le monde, regorge d’exemples d’athlètes qui, contre toute attente, on su braver les obstacles, surmonter les critiques et les préjugés. Des hommes qui, en faisant preuve d’énormément de courage et de persévérance, sont parvenus à faire de grandes choses, à réaliser des exploits qui, pourtant, semblaient, au départ, hors de portée. Kurt Warner, Martin St.Louis, Tim Thomas Jr et Éric Lucas, quatre athlètes exceptionnels, quatre modèles, quatre sportifs qui ont réussi, à leur manière, à marquer leur discipline respective.
-Vous pourrez consulter la partie traitant de St-Louis et de Thomas Jr en vous rendant dans la section Hockey. Cliquez sur l’onglet Boxe pour celle se rapportant à Éric Lucas.
-Je n’ai pas écrit ces billets avec la prétention de vous faire découvrir quoi que ce soit de nouveau. Aussi, je suis conscient que l’histoire de ces athlètes vous a été racontée, en long et en large, et ce, à maintes et maintes reprises.
Toutefois, j’ai eu envie de vous rappeler leur cheminement de vie, le courage et la persévérance dont ils ont fait preuve. Des histoires qui prouvent qu’il faut croire en ses rêves. Des contes qui se lisent bien, surtout en cette période festive.
KURT WARNER
Si j’étais un puissant scénariste hollywoodien (Je l’avoue, même malgré son manque de talent évident, je serais tout de même patient avec Megan Fox ... héhé), l’histoire, les évènements derrière le cheminement professionnel de Kurt Warner, cheminement qui l’a propulsé parmi les étoiles de la NFL, seraient assurément le sujet d’un de mes films. Et savez-vous quoi ? Le film, à l’image de la carrière de Warner, serait un franc succès ! (Quoique, souvent, on aime mieux les personnalités controversées, sujettes aux scandales ... ouin ... vu de même ... maudit. Pas assez bum, Warner) !
Né à Burlington, en 1971, ce gaillard de 6’2’’, 220 livres, joue son football collégial à l’Université de l’Iowa, en deuxième division. En trois ans avec les Panthers, Warner, 3ème dans la hiérarchie à la position de QB, ne complètera que 28 de ces 56 tentatives de passe.
Finalement, à son année Senior, c’est lui que l’entraîneur désigne pour débuter la saison. Il dispute les 12 matchs de son équipe et remporte même le titre de Joueur Offensif par Excellence de sa Conférence. Loin d’être suffisant, toutefois, pour attirer l’attention des recruteurs. Warner, comme bien d’autres joueurs n’ayant pas évolué en 1ère division, n’est pas réclamé.
Les Packers de Green Bay décident tout de même de l’inviter au camp de l’équipe. Warner ne se fait pas d’illusions. Après tout, devant lui, Brett Favre, Mark Brunell et Ty Detmer (Récipiendaire du Heisman en 1990) luttent déjà pour un poste.
À cette époque, Warner, pour subvenir à ses besoins, travaille comme commis, la nuit, au Hy-Vee Store, une épicerie de Cedar Falls, petite ville de 35,000 habitants. Son salaire horaire se chiffre à 5,50 $. Le jour, il est assistant entraîneur à l’Université pour laquelle il a évolué.
Son rêve de jouer dans la NFL est pratiquement devenu utopique. Il songe de plus en plus à accrocher ses crampons. Mais, au lieu d’abandonner, de choisir la solution facile, il persévère et tente sa chance avec les Barnstormers de l’Iowa, dans l’Arena Football League. Rapidement, il s’établit comme le meilleur passeur de la ligue (Choisi 2 fois sur la 1ère équipe d’étoile) et devient une vedette locale.
Ses excellentes prestations dans l’AFL ne tardent pas à piquer la curiosité de certaines équipes de la NFL. En 1998, il signe un contrat le liant aux Rams de St-Louis, une équipe de la Conférence Nationale. Une entente qui envoie Warner de l’autre côté de l’Atlantique, au Pays-Bas. Là-bas, avec les Admirals d’Amsterdam, il domine la NFL Europe pour les passes de touché et les verges aériennes. Il revient en Amérique du Nord et termine la saison comme 3ème quart-arrière. L’année suivante, en 1999, une surprise de taille attend Warner. Après une blessure à Trent Green, lors du camp d’entraînement, c’est vers lui que Dick Vermeil se tourne pour combler le poste de QB #1.
Une chance en or. La chance d’une vie. Et Warner ne la ratera pas, cette chance. Il devient le premier passeur de l’histoire à lancer au moins 3 passes de touchés lors de chacun de ses trois premiers matchs. Cette année-là, à la tête d’une des plus formidables machines offensives de tous les temps (Faulk, Holt, Bruce, Proehl, Hakim), il lance 41 passes de touché, amasse plus de 4300 verges par les airs, et converti 65,1 % de ses tentatives. En moins de 5 ans, le #13 des Rams est passé de commis de nuit à NFL MVP. Tout un revirement de situation, non ?
Warner ne s’arrête pas là. Il mène les siens à une victoire au Superbowl. Ses 414 verges (Record du SB) et ses deux passes de touché lui permettent d’être élu Joueur par Excellente de la classique annuelle.
La suite, on la connaît. Warner a non seulement connu une belle carrière, mais il détient, encore aujourd’hui, quelques records à sa position.
En voici quelques-uns :
- Plus de passes de touché et plus de verges en une seule année en série, 11 PTC et 1147 verges (2009)
- Pourcentage le plus élevé de matchs d’au moins 300 verges (En 124 départs, 52 fois)
- Joueur ayant atteint la marque des 30,000 verges le plus rapidement (114 matchs)
- Seul QB à avoir lancé pour plus de 14,000 verges avec deux équipes différentes.
- Plus haut pourcentage de passes complétées dans un seul match (Min. 20 tentatives)
michel lefebvre a dit...
Ouais toute une histoire....mais comment les scouts qui font ca a l'année peuvent-il manquer un joueur semblable...en passant durant ses année de misere Warner a deja lavé la vaiselle dans un restaurant...Eric Duguay a dit...
Ça m'inpressionne toujours un athlète sur qui toutes les équipes ont levées le nez lors du draft et qui se retrouvent au HOF(ça va venir pour Warner).John Randle qui a terminé sa carrière avec 137.5 Sacks n'a jamais été repêché a été intronisé au HOF en 2009.Il y a eu 331 joueurs de repêché cette année-là...mais pas lui.Il y a aussi Warren Moon,un autre qui a connu une très grande carrière malgré que personne dans la NFL ne voulait de lui.Je lève mon chapeau à ces athlètes qui refusent d'abdiquer.

