Il y a 59 ans, une barrière tombait!
Il y a 59 ans, une barrière tombait!
Ouvrant une brèche dans le mur de la ségrégation, Althea Gibson devenait la première femme de race noire à participer à un tournoi de tennis le 22 août 1950. Surnommé la « Jackie Robinson du tennis », Gibson ne laissa pas sa marque au tennis uniquement en raison de la couleur de sa peau : elle excella également sur les courts. Numéro 1 mondial en 1957 et 1958, elle revendique en carrière 5 titres du Grand Chelem en simple. Elle fut évidemment la première afro-américaine à mettre la main sur un titre du Grand Chelem en 1956 lorsqu’elle vainquit Angela Mortimer Barret en finale des Internationaux de France. Elle remporta également Wimbledon à deux reprises (1957 et 1958). Elle fit tout aussi bien aux Internationaux des États-Unis, où elle fut championne ces mêmes années. À ses succès en simple, il faut ajouter 6 autres titres en double. Ses exploits lui valurent le prestigieux titre d’Associated Press Female Athlete of the Year en 1957 et 1958. Elle se retira de la compétition au sommet de sa gloire cette année là. Il faut savoir qu’à l’époque, le circuit féminin était considéré comme amateur et que, conséquemment, les joueuses n’étaient pas rémunérées. Elle brisa une autre barrière en intégrant le circuit féminin de golf en 1964, mais elle n’y connut pas les mêmes succès.
C’est donc dire que sans une pionnière comme Althea Gibson, les organisateurs de la Coupe Rogers n’auraient pu compter sur la présence des sœurs Williams à Toronto. Cependant, bien au-delà du sport, Althea Gibson est devenue une figure emblématique de la lutte pour l’obtention des droits civiques et de l’égalité pour les Afro-américains. Elle est de plus devenue un modèle de courage et de détermination pour la jeunesse.
Malgré sa mort en 2003, Althea Gibson continue d’écarter les barrières. Grâce à la fondation qui porte son nom , elle vient en aide aux jeunes défavorisés qui décident de poursuivre leurs études tout en pratiquant un sport !








