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Sylvain Guimond

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La neuroperformance et le hockey.

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Aujourd’hui, la technologie nous permet de mesurer l’activité du cerveau. Pour ce faire, on appose des électrodes sur la tête du joueur de hockey. Cela permet de capter les ondes cérébrales et d’ainsi connaître l’état d’esprit du joueur. Selon la mesure du degré d’activité cérébrale, on obtient de l’information cruciale concernant les qualités du joueur : sa capacité de focalisation (focus), de vigilance, de visualisation, de gestion du stress et de sommeil-récupération.

Comme le cerveau est capable de transformations étonnantes, un programme d’entraînement sur mesure permet d’améliorer les structures et le fonctionnement du cerveau de l’athlète et ainsi d’améliorer l’ensemble de ses qualités cognitives, émotives et relationnelles. Et c’est ce qui se passe actuellement avec des joueurs de la Ligue nationale de hockey.

« D’où vient la neuroperformance? » Elle a été développée en Californie dans les années 1960 pour améliorer la performance des pilotes aériens de la NASA. Son utilisation a été longtemps gardée secrète, mais elle fait aujourd’hui partie du programme d’entraînement de plusieurs équipes professionnelles. Malheureusement, on n’en entend pas souvent parler, sauf lorsque l’on a des contacts privilégiés : « Ça augmente notre “winning edge”, on préfère garder ça pour nous… », nous livrait dernièrement le responsable d’une équipe professionnelle de hockey que vous connaissez sûrement!

Le mot commence donc à sortir, heureusement! Car la neuroperformance crée non seulement de meilleurs joueurs de hockey, mais aussi des personnes plus efficaces et mieux dans leur tête, de façon générale. Parce qu’elle vise à améliorer les structures et le fonctionnement du cerveau et du système nerveux, la neuroperformance stimule aussi la motivation, le niveau d’énergie et l’humeur. Plusieurs athlètes qui ont subi des commotions cérébrales ou qui vivent des moments difficiles, allant de la dépression à l’anxiété, en passant par une automédication à l’aide de diverses substances, en bénéficient et retrouvent souvent leurs facultés mentales.

Dans la région de Montréal, Francine Therrien, Ph. D., docteure en médecine expérimentale, a développé un programme d’évaluation et d’entraînement à la suite d’une dizaine d’années de recherche à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke. Elle fait équipe avec son frère Marc Therrien, M.D., neurologue, dont les recherches ont permis d’établir un test des temps de réaction spécifique à la neuroperformance.

Dans un premier temps, ils évaluent chaque athlète en posant des capteurs sur son cerveau, afin de mesurer l’activité cérébrale ‒ fréquence des ondes, leurs différentes amplitudes, etc. ‒ qui est spécifique à des régions cérébrales données et à des états d’esprit recherchés. Ils créent ainsi ce que l’on appelle dans le domaine un profil cérébral, ou « brain map ».

Ensuite, l’athlète reste bien assis dans son fauteuil inclinable pendant qu’on relie son système nerveux à un ordinateur afin de mesurer ses rythmes respiratoire et cardiaque, sa transpiration et la température de ses doigts, sa tension musculaire ainsi que d’autres paramètres, alors qu’on le soumet à un programme informatisé comportant des épreuves stressantes entrecoupées de périodes de relaxation.

Cette évaluation permet de bien connaître l’athlète dans sa façon unique de réagir au stress. Certains sont des hyperréactifs qui se fatiguent trop et peuvent développer de l’anxiété. D’autres sont des hyporéactifs qui ont plus de difficulté à donner leur 100 %. Mais chaque personne est un mélange de tout ça selon les types de stresseurs et surtout, selon son profil cérébral.

Un plan d’entraînement sur mesure permet, dans un deuxième temps, d’entraîner l’athlète afin de miser sur ses forces tout en développant l’ensemble de ses facultés mentales, sa capacité à gérer le stress et à dormir-récupérer le plus efficacement possible.

L’entraînement du cerveau et du système nerveux à l’aide des appareils de neurofeedback et de biofeedback est extrêmement efficace, surtout lorsqu’il est accompagné d’exercices psychologiques et d’autres approches complémentaires comme la nutrition et le sommeil qui permettent de maximiser les retombées des entraînements.

La beauté de la neuroperformance est qu’elle aide non seulement le joueur à améliorer ses performances athlétiques, mais aussi à maximiser son potentiel intellectuel, émotif et relationnel. C’est une percée majeure dans le développement intégral de nos athlètes.

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Sylvain Guimond a dit...

Pour chaque région cérébrale évaluée, on peut en optimiser le fonctionnement par des approches psychologiques ou biologiques. La combinaison des deux donne les meilleurs résultats. Le choix des modalités d’entraînement est très personnalisé étant donné que le cerveau et la façon dont le système nerveux réagit au stress et récupère sont très différents d’une personne à une autre.

Deux livres permettent de mieux comprendre comment on bâtit ce type de programme personnalisé. Pour la portion psychologique,dans mon livre « Dans mes souliers» http://www.sylvainguimond.com (de même qu’un autre à paraître bientôt qui se veut spécifique au hockey)Le Hockey, C'est dans la tête (exercice, nutrition, neurofeedback, biofeedback, cohérence cardiaque, suppléments, sommeil, etc.), le livre «ReConstruisez votre cerveau», disponible seulement sur le site web http://www.neuroperforma.ca de Francine Therrien,Ph.D.

Rémi Richelme a dit...

Super intéressant! Une fois que le profil de base est dégagé, il y a un plan d'entrainement qui est établit... Pouvez-vous nous donnez des exemples de plan d'entrainement; comment il développe ses fonctions cognitives? quel genre d'exercices psychologiques? Par rapport au sommeil, qu'est-ce qu'un programme d'entrainement peut changer?

Merci!
Rémi

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