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Sylvain Guimond

Sylvain Guimond

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Un modèle et une inspiration

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J’ai mis un peu de temps avant de décider d’écrire un mot sur ce grand bonhomme qu’était Richard Garneau. Parce que j’ai encore de la difficulté à croire qu’il n’est plus là.

J’ai eu le plaisir de rencontrer régulièrement monsieur Garneau pendant les Jeux olympiques de Vancouver en 2010. Je travaillais pour RDS et les hasards de nos horaires faisaient en sorte que nous nous voyions presque tous les matins pour déjeuner.

J’ai découvert un homme gentil et abordable qui adorait son métier. Je pense que la seule chose qu’il aimait encore plus que son travail, c’était les athlètes eux-mêmes pour lesquels il avait une admiration sans borne. Nous parlions parfois des compétitions qui s’en venaient ou de celles qui étaient passées, et il me racontait des histoires fantastiques, prises à même ses souvenirs. Il avait une mémoire exceptionnelle, mais il avait surtout un incroyable talent de conteur. Quand il me parlait d’une anecdote, arrivée à tels ou tels Olympiques, je voyais la course ou l’événement comme si j’y avais été moi-même. Il trouvait toujours les bons mots et les expressions qu’il fallait pour nous faire sentir les choses.

Il avait aussi une autre grande qualité, il savait encore s’émerveiller devant un exploit. Il savait reconnaître et souligner les efforts. Pas seulement d’ailleurs des athlètes, mais aussi des gens qui travaillaient avec lui. Juste pour vous dire, quelques mois après ces olympiques, j’étais au restaurant avec ma famille. Par hasard monsieur Garneau y était aussi, mais je ne l’avais pas vu. Lui m’a reconnu. Il est venu me trouver et m’a parlé des capsules biomécanique qui avaient été présentées pendant les Olympiques. Il n’avait pas eu le temps de les visionner alors, mais il l’avait fait à son retour. Il tenait à me dire comme il les avait appréciées. Il y avait vu une autre façon de rendre hommage au travail extraordinaire que les athlètes de ce niveau doivent accomplir pour aller toujours plus vite, sauter toujours plus loin et pousser la machine humaine à la limite.

Il n’était pas obligé de me le dire. Il aurait facilement pu me saluer de loin et j’en aurais déjà été content. Non! Il tenait à me faire savoir qu’il avait aimé mon travail. J’étais tellement honoré et ému que, pour une rare fois dans ma vie, les mots m’ont manqués.
Voilà comment était Richard Garneau. Un gentleman et un ambassadeur des sportifs. Il fait partie d’une génération de commentateurs comme nous n’en verrons peut-être plus. En tout cas, pour moi, il laisse un vide énorme.

Alors, Monsieur Garneau, je voudrais vous dire maintenant ce que je n’ai pas pu vous dire la dernière fois : Merci et Bravo! Pour moi, vous serez toujours le champion des champions.

Sylvain Guimond, PhD
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Serge De Blois a dit...

Bonjour, monsieur
Je crois que les frères Pierre et Paul Houde, sont dans la mème lignée que M. Garneau. Une connaissance approfondie de leurs métiers, un français impéccable, ainsi qu'une facilité à communiquer en n'importe quelle circonstance. Monsieur Garneau représentait tout cela.

r47 a dit...

Votre texte est rédigé comme si s'était M. Garneau qui racontait: vous avez réussi à m'émouvoir et à faire en sorte que ce soit comme si j'étais là, sur place avec vous!

balou10 a dit...

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