Bergevin attire l'attention
Marc Bergevin n’a laissé personne indifférent à son arrivée. C’est la beauté des hommes authentiques. Inutile de tenter de lire dans leur jeu, ils l’ont déjà ouvert devant vous. Pas autant sur le plan hockey que sur le plan humain. Le gars est simplement arrivé dans l’une des positions les plus scrutées au pays et a dit : “Voici qui je suis et de quoi je vis”. Bien fait.
Commentant la nomination de son ami de longue date, Pat Brisson a déclaré : “Il sait ce qu’il sait et il sait ce qu’il ne sait pas”. En voyant Marc Bergevin prendre la chaise du directeur général du Canadien mercredi dernier, on a compris ce qu’il voulait dire.
Au-delà de l’humour du bon vivant, on a vite décelé cette humilité. Ce respect des autres et de la “game”. Ce désir de pallier ses faiblesses par des gens plus compétents que lui dans certains domaines précis. Ce désir de s’améliorer...
Je suis d’avis qu’un homme qui cherche la perfection se perd souvent à essayer de la trouver, car il vient à ne plus pouvoir la définir. Un homme qui cherche l’amélioration est gage de succès, car il établit déjà les balises de son évolution.
Habituellement, les hommes humbles font partie de cette 2e catégorie, ceux qui ont constamment le désir de s’améliorer. Marc Bergevin en est le meilleur exemple.
Au Québec, peu de gens le connaissaient avant la semaine dernière. Et voilà qu’en quelques heures, tous les savants du dépanneur du coin avaient une opinion sur lui. Une première impression extrêmement positive dans l’ensemble. Rien de surprenant. On aime les vrais, c’est tout.
Mais au-delà de la réaction populaire, c’est celle venant du milieu du hockey, d’un bout à l’autre de la Ligue nationale, qui a de quoi rassurer les plus pessimistes. Une pluie d’éloges en ce qui concerne les compétences réelles du nouveau D.G. du Canadien.
Soulagement et réconciliation
Il apparaît évident que l’arrivée de Bergevin, combinée aux départs de Gauthier et Gainey, a non seulement provoqué un grand soulagement pour les gens près de l’organisation, mais en a aussi “réconcilié” plusieurs ayant une perception plus extérieure et objective de l’équipe.
Le CH vient de procéder à un virage à 180 degrés au niveau de sa direction et ça saute aux yeux de voir à quel point la nouvelle est accueillie avec enthousiasme par plusieurs personnes très respectées du monde du hockey. Sans vouloir revenir dans le passé, disons que ça laisse une idée de l’opinion qu’avaient ceux-ci de l’ère Gauthier.
Une pluie d’éloges. Puis, en moins d’une semaine, on apprend que son ami Rick Dudley, le “Columbo du hockey” pourrait le rejoindre. On parle de Martin Lapointe. Les entraîneurs sont de plus en plus nombreux à vouloir se présenter devant lui. Même le grand Larry serait prêt à offrir son aide. Pas de doute que Bergevin a l’effet d’un aimant. Il attire les gens vers lui et l’attention vers le Canadien. En fait, la citation la plus intéressante revient à Stan Bowman, D.G. des Blackhawks, bien avant que Bergevin ne soit nommé D.G. :
“C’est le genre de gars autour duquel les gens graviteraient dans une organisation. Il possède tellement de contacts dont il pourrait tirer parti…”
Merci, M. Savard.
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Note 1 : Faisant partie de l’équipe de L’antichambre, j’ai la chance de pouvoir rencontrer les personnalités qui acceptent de venir s’asseoir dans nos fauteuils bleus. En leur serrant la pince, certains ont le regard fuyant alors que d’autres sont complètement ouverts. Après avoir passé 256 entrevues la journée même, Marc Bergevin aurait très bien pu serrer la main de cet humble recherchiste en regardant un peu ailleurs. Au contraire, l’homme m’a regardé droit dans les yeux et j’ai eu l’occasion d’échanger quelques mots avec lui. Le respect des autres, c’est quelque chose qu’on décèle très rapidement.
Note 2 : En août dernier, j’ai écrit un billet titré “Les Rois de l’Ouest?” dans lequel je soulignais que les Kings avaient tout pour envisager cette saison avec optimisme. Malheureusement, lorsqu’est venu le temps de faire mes prédictions en 1re ronde des séries, je n’ai pu m’empêcher de choisir les Canucks. Ce fut un lamentable échec, comme la majorité de mes prédictions d’ailleurs. Mes chums ont de quoi se moquer. Ben bon pour moi. Dans la vie, il faut souvent suivre son premier instinct et ne pas se laisser influencer par les événements subséquents. Que ça me serve de leçon.
Louise Charpentier a dit...
@Samuel. Excellent billet. 5. ***** . Un magnifique billet. Il a impressionné beaucoup de monde M. Bergevin, alors c'est normal que les gens soient très impressionnés. Moi j'ai été très impressionnée. Il me donne confiance et j'en suis plus qu'heureuse. Que M. Molson ai écouté les gens sur son blogue, ou non, il a fait ce qu'il fallait et de la bonne façon .Excellent travail Samuel , très intéressant à lire . Bravo!
Alain Potrel a dit...
Bon billet!A propos de la note 2: moi qui suis Coyotes all the way j'avoue avoir pecher de la meme maniere en predisant en debut des series que Nsh gagnerait la coupe...
Honte a moi homme de peu de foi!...
Routhier Gilles a dit...
Tu as tout dit, et tres bien dit! Excellent billet! C'est rafraishissant!!10**********Mathieu Jolicoeur a dit...
Un autre Bergie, ça pouvait juste être un bon gars :pÀ propos de la note 2, ça ne s'améliore pas dans tes choix de 2e ronde hahaha !
Continue le bon travail Sam !

