Josh Hamilton et Ryan Braun; similitudes et différences
Josh Hamilton et Ryan Braun ont de nombreux points en commun et d’autres qui les distinguent profondément. Le contexte est idéal pour écrire un billet sur ces deux superstars des ligues majeures puisqu’ Hamilton à fait la manchette pour une XIème rechute alors que la décision des arbitres dans le cas de Braun pour dopage est attendue dans les prochaines heures.
Il est intéressant de présenter d’entrée de jeu les ressemblances des deux hommes. Tout d’abord, les deux ont été des choix de première ronde. 1er overall de 1999 dans le cas de Josh et 5e overall pour Ryan en 2005. Les deux ont remporté un titre de MVP dernièrement (2010 Hamilton, 2011 Braun). Tous les deux sont des frappeurs de puissance et occupent des rôles de voltigeurs dans leur équipe respective.Les deux ont aussi participé au légendaire Home Run Derby de 2008 au Yankee Stadium. Enfin tous les deux ont rencontré la presse cet hiver pour discuter de rumeurs les concernant au sujet de consommation problématique. Voilà pour les points similitudes.
Malgré ces ressemblances, un océan sépare ces deux hommes!
Au chapitre des différences, la première se trouve dans l’évaluation des « scouts » au sujet des deux joueurs. Hamilton a, dès sa sélection, été considéré comme le prochain Mickey Mantle, alors que Braun était comparé d’une à part à Aaron Boone en ce qui a trait à la corpulence et d’autre part comme très intéressants en vertu des ces habiletés “5 outils” pour connaitre du succès. Jusqu’en février 2007, Ryan Braun était considéré comme un prospect de haut niveau, mais néanmoins classé derrière les Alex Gordon, Evan Longoria, Brandon Wood, Troy Tulowitzki, Reid Brignac, Andy Laroche, Billy Butler chez les joueurs d’avant-champ et derrière de nombreux voltigeurs (Delmon et Chris Young, Maybin, Upton, McCutchen, Bruce, Gonzalez, Martinez). L’un était destiné à devenir l’icône d’une génération, Le M. Baseball du nouveau millénaire et l’autre était destiné à connaître une bonne carrière de joueur de baseball. Les deux sont devenu des superstars en 2007,l’un en empruntant l’autoroute , l’autre en empruntant les plus sinueux parcours que l’être humain puisse imaginer (dont l’addiction à l’héroïne).
Les fréquentations représentent une autre différence notable et intéressante à présenter. Au milieu des années 2000, Hamilton, c’est bien connu, a fréquenté les gens les plus « maganés en ville » dans des endroits peu recommandables comme les piqueries, alors qu’à la même époque, Ryan Braun fréquentait l’Université de Miami et bénéficiait des conseils d’un certain Alex Rodriguez (coïncidence n’est-ce pas ? Arod, sans fréquenter les piqueries, à avouer s’être injecter des produits dopants!) pour parfaire son « mental » dans le changement de position de SS à 3B.
La dernière différence que je souhaite apporter est l’attitude des deux joueurs devant les journalistes face aux rumeurs. Ryan Braun a choisi d’emprunter, une fois de plus, l’autoroute. Des phrases complètement vides de sens, de contexte et quelconque signification (en d’autres mots de la bouillie pour les chats préparée par ses avocats et conseillers) ont été lues. Voici des extraits du texte de Braun : “You know, sometimes in life, we all deal with challenges we never expected to endure,” “We have an opportunity to look at those challenges and view them either as obstacles or as opportunities. I’ve chose to view every challenge I’ve ever faced as an opportunity, and this will be no different.”
À l’opposé, nous retrouvons Josh Hamilton qui rencontre les médias sans tambour, ni trompette, casquette sur la tête, qui aborde ses problèmes avec une humilité sentie, en voici des extraits; “Things happened that me, personally, I’m not proud of after I drank, and they are personal and are being handled as that," I am fessing up. I am going to be a man about it; I am fessing up. People are going to call me a hypocrite, but I am a sinful man” “For everybody who I have hurt, for everybody — fans, kids, people who have addictions and look up to me — I apologize to you,”. “When you’re doing this, you don’t mean to hurt anybody. You only think you’re hurting yourself. But as I know, you’re hurting a lot of people.”
Ces deux différentes situations m’amènent à une réflexion que j’aimerais partager. Je crois que les discours et les réactions de chacun en disent long sur les motifs et névroses des deux hommes. D’une part, Hamilton semble être motivé par un élan d’autodestruction maladive alors que Braun lui me semble motivé par un désir de toute puissance. Pendant que l’un se détruit, l’autre pense se construire. Dans les deux cas, ils sont loin d’être au bout de leur peine respective. À l’image des résultats similaires sur le terrain, l’impact psychologique sera aussi similaire pour les deux joueurs a court, moyen et long terme.
Même si les deux se retrouvent dans une situation difficile, pour ma part, j’ai plus de sympathie envers Josh Hamilton. J’ai d’ailleurs un souvenir incroyable de son 1er circuit en carrière, le 10 avril 2007 et la réaction de la foule en Arizona!
normik a dit...
Excellent billet 10*...eh oui j'avoue qu'une attitude a la Braun est beaucoup plus dommageable pour le baseball que celle de Josh!a suivre!bi||abong a dit...
Toujours aussi intéressant à lire. Très bon point de vue.Je ne suis pas assez au courant des derniers développements pour affirmer pour qui j'ai le plus de sympathie.
J'imagine qu'un jour, il y aura un film sur la vie de Hamilton.... mais pas sur Ryan..
Je croyais que Ryan était un bon kid, sérieux, honnête et tout le kit. Le genre d'athlète "clean"... mais non, une autre illusion. ;)

