Patrick Leduc

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Burpo, Preston Burpo: entraîneur de gardiens et personnage singulier

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Ironie, quand tu nous guettes. Je pensais vous emmener en dehors des sentiers battus pour mon billet cette semaine. Compte tenu de la tempête médiatique soulevée par le congédiement de Monsieur Gauthier, l’Impact aurait pu dévoiler le nom de son joueur désigné que la nouvelle serait passée inaperçue. Qu’à cela ne tienne, j’ai voulu dévier des sujets qui meublent habituellement ce billet, comme le XI de base de Jesse Marsch ou la rareté des buts durant les matchs et les entraînements du club bleu-blanc-noir.

C’est pourquoi je vous fais part de ma rencontre avec le François Allaire de l’Impact de Montréal : l’entraîneur des gardiens de buts, Preston Burpo. Un personnage plutôt attachant que Jesse Marsch, mi-figue, mi-raisin, m’a déjà suggéré d’interviewer.

L’entraîneur des gardiens de l’Impact de Montréal: Preston Burpo

Avant d’occuper un poste au sein du staff technique de l’Impact, Burpo a joué plusieurs années avec les Sounders de Seattle à l’époque où ils évoluaient dans la USL. Les plus férus d’histoire se souviendront de lui comme le gardien de Seattle lors de la finale du championnat 2004 au Centre Claude-Robillard. Burpo a aussi évolué dans plusieurs équipes de la MLS entre 2006 et 2010. Voici l’essentiel de notre entretien.

PL: Où as-tu commencé à jouer au soccer?

PB: Il y a très longtemps, je vivais dans une ville en Illinois (Barrington). Ma mère m’a inscrit à l’âge de 5 ou 6 ans avec les Tower Lake Sharks. On parle de 1978.

PL: Mais tu es né au Maryland?

PB: Oui, je suis né au Maryland mais je n’y ai vécu que quelques années. Mon père a été transféré dans une banlieue de Chicago quand j’avais 2 ans.

PL: Ton père faisait quel genre de travail?

PB: Il travaillait pour un syndicat de policiers. Il a fondé sa propre firme pour aider des policiers à implanter des syndicats dans leurs districts.

PL: Famille?

PB: J’ai deux frères, un plus âgé et un plus jeune. Le plus vieux est un colonel dans l’armée américaine. Il enseigne le génie biochimique à l’Académie West Point. Il est de retour après des campagnes en Irak, en Bosnie et au Rwanda. Disons qu’il a rendu de précieux services à la nation, ce n’est pas rien.

PL: Parlons maintenant de ta carrière de joueur, si on commençait par tes années avec les Sounders de Seattle dans la USL?

PB: C’était de belles années. J’ai passé plusieurs saisons dans des ligues mineures (USISL), à Boston, au New Hampshire, etc. Finalement, j’arrive à Seattle où enfin, je me dis que je suis dans un environnement réellement professionnel. Neil Megson était alors l’entraîneur. On m’a donné la chance de jouer régulièrement. Nous avions une bonne équipe… J’y ai joué neuf ans et nous étions en séries chaque année sauf une. Nous avons atteint la finale de la ligue deux fois, d’ailleurs, tu y étais en 2004! C’était une belle soirée, même si l’issue fut triste de notre côté, je crois qu’il y avait 15,000 personnes au Centre Claude-Robillard.

PL: Oui, en fait, c’était autour de 13,000 personnes.

PB: Il y avait toute une énergie dans la place. On se rendait compte à quel point ce championnat avait une importance. Vous aviez offert un bon spectacle ce soir-là. Malheureusement, j’étais du côté des perdants. L’année suivante (2005), en fait, Montréal avait la meilleure équipe durant la saison mais on a trouvé un moyen de vous battre en demi-finale sur un tir dévié de Roger Levesque au-dessus de la tête de (Greg) Sutton. En finale contre Richmond, nous avons gagné en tirs de penaltys. Il s’agit des faits saillants de ma carrière à Seattle.

Champion de la USL en 2005

PL: J’ai lu que tu étais aussi passé par le club jamaïcain de Harbour View, de quelle façon?

PB: J’ai joué avec un Jamaïcain à l’université qui y avait grandi (Altimont Butler). Après l’école, il m’a convaincu d’y aller. C’était une expérience intéressante car ça m’a sorti de mon pays et de ma zone de confort. J’étais le seul blanc dans la ligue. Je pense qu’on ne savait pas trop quoi faire avec le gringalet que j’étais à 6’3’’, 185 lbs, mauvaise coupe de cheveux en plus… Certaines choses ne changent pas! Ça m’a permis de grandir. J’y étais pendant 7 mois. J’ai joué là-bas en 1997 en même temps que Ricardo Gardner, Peter Cargill et Onandi Lowe, que les fans de Montréal reconnaîtront peut-être.

PL: Tes débuts en MLS datent de 2006 alors que tu avais déjà 33 ans. Comment ça s’est passé?

PB: J’ai eu un essai après la saison 2005. Je trouvais que j’avais fait le tour en deuxième division. Mon entraîneur à Seattle avait un lien avec Chivas USA. Au départ, on voulait me faire payer mon vol pour que je vienne en essai. À l’âge où j’avais, je leur ai fait comprendre que j’avais passé ce stade. Ou bien on me donnait une véritable chance, ou bien j’étais prêt à raccrocher sans la moindre amertume. En fin de compte, on m’a reçu là-bas et après un mois d’entraînement, Bob Bradley, l’entraîneur de Chivas, m’a indiqué qu’il me gardait. Et c’est ainsi que j’ai entamé une vie un nomade en MLS pendant les cinq années qui allaient suivre.

Burpo en action avec le Revolution en 2010

PL: Ta carrière a pris fin après une terrible blessure à la jambe (AVERTISSEMENT: cœur sensible s’abstenir). Près de deux ans plus tard, es-tu complètement rétabli?

PB: Physiquement, on peut dire que oui, mais mentalement, il me reste un peu de chemin à faire. J’ai eu une bonne conversation avec Dane Richards après l’événement. Je n’ai pas de rancune envers lui, mais il m’arrive encore de repenser à la blessure elle-même. C’est le genre d’accident qui arrive. Je m’étais toujours dit que si une telle blessure m’empêchait de rejouer, il faudrait que j’accepte la situation et que je passe à autre chose. Personne ne veut que ça se termine ainsi, mais le soccer et la vie en général sont parfois ainsi faits.

PL: Est-ce ainsi que tu en es venu à devenir entraîneur?

PB: En fait, j’ai pris une année pour récupérer après ma blessure. J’avais eu quelques discussions avec Jesse Marsch durant lesquelles on a exploré la possibilité de travailler un jour ensemble puisque nous avons toujours eu une bonne entente. Enfin, quand son nom a commencé à circuler comme futur entraîneur en MLS, il m’a contacté et m’a bien vendu les aspects positifs de Montréal. Je commençais justement à chercher un boulot. Ça n’a pas pris plus que ça.

PL: D’où connaissais-tu Marsch?

PB: Quand je jouais à Chivas, nous faisions du co-voiturage aux entraînements. On s’est bien connu en voyageant chaque jour ensemble.

PL: Sur une note plus personnelle, j’ai appris que tu étais végétalien, comment en es-tu venu à ça?

PB: C’est une transition qui a pris quelques années. Lors de ma dernière année en MLS, j’allais au marché à Boston et je n’achetais que du poisson. C’était facile et économique. Je me suis éloigné de la viande ainsi. Par la suite, ma copine a commencé par devenir végétarienne et je me suis demandé si je voulais continuer à manger de la nourriture animale. C’était comme une expérience que je tentais. Ça fait un peu plus d’un an maintenant.

PL: En quoi consiste ta diète? Tu cuisines ou tu vas au resto?

PB: J’aime Aux Vivres, la Panthère verte, Crudessence et La Lumière du Mile-End. Tous ces endroits sont fantastiques. J’habite dans le Mile-End et c’est parfait. Autrement, beaucoup de légumes, des fèves, du quinoa, du tofu, etc.


Nous continuons notre conversation de façon moins formelle. Burpo aime bien Montréal. Il semble y trouver une énergie qui le stimule. Parmi les autres villes qui lui plaisent en MLS, il cite Chicago, Vancouver, Portland et Seattle. En contrepartie, il apprécie moins Dallas.

Comme son collègue Jesse Marsch, Burpo n’a pas que des bons mots pour les problèmes de circulation de la métropole québécoise. « Il y a probablement un gars qui s’amuse à changer la couleur des feux de circulation sur Sherbrooke pour être sûr qu’on n’avance jamais plus de deux intersections à la fois… C’est assez frustrant. » Burpo dit toutefois qu’il adore passer du temps au centre-ville.

Pourtant, s’il était un animal, Burpo croit qu’il serait un ours. Il lui arrive de contempler la possibilité de se retirer du monde pendant quelques mois pour aller vivre dans une cabane comme un ermite. Je lui mentionne qu’il me fait penser à Mauricio Vincello dont le comportement était similaire. Il se rappelle de l’Argentin puisqu’il avait marqué le premier but lors de la finale de 2004. « Peut-être qu’on se rencontrera un jour. Nous ne porterons pas de souliers et nous aurons de longues barbes. Oui, je pense que l’ours est l’animal qui me décrit le mieux!»

PL: Terminons avec quelques questions éclairs, en un mot, décris-moi:

- Jesse Marsch: Bavard

- Mike Sorber: Intéressant

- Nick De Santis: Émotif

- Donovan Ricketts: Jamaïcain

- Greg Sutton: déguigandé (lanky)

- Evan Bush: Athlétique

- Maxime Crépeau (espoir de l’Académie avec lequel il travaille): Intense

- Kasey Keller: Chauve

J’aimerais dire merci à Preston Burpo pour le temps qu’il m’a accordé afin de réaliser cette entrevue.

Feed

sebastien rousseau a dit...

et misère maudit sport plate on vas avoir une été longue .... pars chance les alouettes vont être la oufffff

Gilles Couture a dit...

@ Patrick déguigandé...t'as trouvé ça sur google traduction ?

Philippe Parenteau-Gemme a dit...

@ jonathan

Peut-être qu'on verra Fucito et Wenger en attaque pour le match contre le Real vu qu,il y a seulement 4 jours entre les matchs.
Pour la formation, je crois qu'il serait plus sécuritaire de faire un 4-2-3-1: Ricketts, Valentin, Ferrari, Wahl, Gardner, Felipe, Bernier, Nyassi, Arnaud, Mapp, Corradi.

Youri Michaud a dit...

Excellente entrevue,

J'ai 2 questions pour vous M. Leduc. Premièrement, qui de Sutton ou James est officiellement le substitut a Ricketts et peut on espérer le voir dans le XI partant de temps à autre ou il faudrait attendre une blessure au Jamaicain ? Deuxièmement, qu'en est-il de la blessure de Nelson Rivas et quand peut-on espérer le revoir ?

Jonathan Royer a dit...

Merci beaucoup pour l'information. Je suis bien d'accord avec cette décision, Braun n'a rien produit en attaque jusqu'à maintenant.

J'ai aussi hâte de voir Fucito à l'oeuvre. J'aimerais bien que l'Impact opte pour une formation 3-5-2. Ça permettrait peut-être de libérer Felipe dans un rôle plus offensif, en plus de faire entrer un joueur offensif supplémentaire.

Patrick Leduc a dit...

@Jonathan De ce que j'ai vu cette semaine, tout laisse croire que Corradi occupera une place de partant avec Nyassi en attaque. C'est Braun qui écope.

Jonathan Royer a dit...

Donovan Ricketts... Jamaicain !C'est excellent.

Je voulais savoir si Justin Braun sera de l'alignement partant de demain et si oui... pourquoi ? Peut-être avez-vous la chance de voir du positif durant les pratiques de l'Impact...

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