Patrick Leduc

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L'Impact à Toronto: digne d'une série B

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Patrick Leduc Catégorie : Impact Mots-clés : impact toronto ouimette tissot hainault henry hummels Publié dans le groupe:

Apprendre de ses erreurs. Ne s’agit-il pas d’un processus incontournable pour s’améliorer? Quand c’est rendu que même les robots le font à l’époque formidable où nous vivons, j’y vois un signe. Or, elles furent nombreuses – et coûteuses – les erreurs commises par des humains lors du déplacement de l’Impact de Montréal à Toronto pour le Championnat canadien.

On peut être d’accord ou pas avec la composition de l’alignement partant – qui ne comptait que 5 titulaires du dernier match en MLS – ou rester dubitatif devant les justifications mises de l’avant par l’organisation, il demeure que l’Impact – celui qui sue sur le terrain – s’éloigne de la formule qui lui a procuré du succès depuis le début de saison. Avec ou sans joueur désigné, il y a des principes de base qu’on aurait intérêt à respecter.

Alors que le onze montréalais avait établi des repères lors de ses premiers voyages de l’année: une défense compacte, des relais vers l’avant à partir de Bernier voire des contres rapides et dangereux, c’est plutôt le souvenir d’un Bleu-blanc-noir qui a perdu le nord qui se dégage de cette dernière visite en Ontario. S’il y a un bon côté à ce que certains éléments importants ne se soient pas aventurés au-delà des frontières du Bas-Canada, c’est qu’ils auront pu constater que le temps est venu de donner un solide coup de barre.

Le registre des Montréalais devrait pourtant leur permettre de s’ajuster lorsque l’adversaire refuse de jouer le rôle prévu au scénario. Mais la réalité de notre équipe de calcio, c’est que peu importe l’identité des acteurs sur la pelouse, on a dû plus d’une fois se contenter d’un spectacle digne de série B.

L’étoile du match va à un jeune joueur canadien de 20 ans... Doneil Henry

Cibles faciles

Comme la mode, le foot est une affaire de cycles. Si la chasse aux boucs-émissaires n’a rien de bien nouveau, la dernière tendance après une défaite de l’Impact semble être de prendre pour cible les jeunes joueurs de l’organisation. En l’occurrence, je parle de Karl W. Ouimette et de Maxim Tissot. Ils sont encore un peu verts, certes, mais c’est à mon tour de m’insurger quand on persécute des espoirs du club de manière trop impulsive.

Je ne demande pas de fermer les yeux devant leurs erreurs coûteuses, ni même de passer l’éponge. Au contraire, pour pouvoir apprendre, il faut savoir reconnaître à quel moment on s’est trompé, même si ça fait mal d’y repenser.

Mais puisqu’on parlait il y a un moment d’erreurs à ne pas répéter, considérez l’anecdote suivante. Il fut un temps où l’Impact comptait en ses rangs un jeune défenseur québécois que le club hésitait à insérer dans l’alignement malgré une attitude irréprochable et de belles prestations à l’entraînement. Pendant que le club se dirigeait vers une saison record, les rares occasions où l’on fit appel à lui s’avérèrent peu concluantes. Temps de jeu limité, pression excessive et manque d’expérience, plusieurs facteurs ont ralenti son développement en dépit d’un potentiel plus qu’intéressant. Dans ce contexte, le manque de patience de l’organisation eut tôt fait de miner sa confiance. Bref, c’est ailleurs qu’à Montréal que cet espoir local connaîtrait ses heures de gloire.

André Hainault, alors qu’il jouait à Houston en 2012

Des histoires comme celles-là, il y en a plusieurs. Mais je n’ai pas choisi celle d’André Hainault par pur hasard. Pour la petite histoire, Hainault était un joueur que je détestais affronter lors des entraînements en raison de son intensité exceptionnellement élevée. Pas de défense passive avec André, un “crinqué” si vous voyez ce que je veux dire... Et c’est sans aucun doute un des éléments qui lui a permis de connaître une carrière professionnelle remplie de succès en République Tchèque et aux États-Unis qui se poursuit aujourd’hui en Écosse.

Pour revenir à l’édition 2013 de l’Impact, au fil des nombreuses séances d’entraînement que j’ai pu observer depuis l’an dernier, s’il y a un joueur qui me fait penser à Hainault, c’est bien Karl W. Ouimette – on sait d’ailleurs ce que pense Marco Di Vaio de l’intensité du joueur originaire de Terrebonne lors des exercices. Bref, pour employer un terme à la mode, j’admets que je prends offense lorsqu’on lance la pierre au jeune défenseur montréalais car que je suis persuadé qu’il a tous les atouts pour devenir un arrière dominant dans le circuit Garber, un peu dans le moule de Matt Besler à Kansas City. Et j’aimerais bien qu’il ait l’occasion de le devenir dans l’uniforme bleu-blanc-noir plutôt qu’ailleurs.

Quand je pense que le but gagnant du match de mercredi a été marqué par Doneil Henry, un jeune joueur à propos duquel plusieurs avaient lancé la serviette, je ne peux m’empêcher de sourire. Mais pas tellement longtemps car je trouve bien dommage qu’Andrew Wenger n’ait pu s’inspirer de Robert Lewandoski pour sauver la peau du jeune défenseur prometteur de son équipe. En tout cas, je lance l’idée comme ça.


La bonne nouvelle, c’est que le match de samedi contre Chicago comporte désormais une charge émotive qui sied bien au club montréalais. Depuis sa fondation, l’Impact carbure à l’émotion. Et le sentiment que l’organisation veut profiter de l’occasion pour se racheter aux yeux de ses partisans est palpable.

On se donne donc rendez-vous samedi pour une journée soccer à RDS.

7:30 Manchester City vs West Ham RDS
14:00 Toronto FC vs New York Red Bulls RDS
16:00 Impact vs Chicago RDS

Feed

Jules Mathieu a dit...

L'Impact devrait changer de formation à domicile. On sent que les joueurs ne sont pas à l'aise en possession du ballon, ils ont de la difficulté à construire le jeu. La saison dernière, le club jouait bien en 4-4-2, il pourrait garder le 4-1-4-1 à l'extérieur puisque l'équipe est efficace en contre attaque avec ce plan tactique.

Jules Mathieu a dit...

@ Patrick Leduc : Pensez vous que Ouimette joue ses meilleurs matchs quand il est appelé en relève à la dernière minute ?
Il me semble que Ouimette n'a pas le temps de penser au match, il y a moins de nervosité.
Les fans ont raison d'être déçu, mais je pense qu'il faut évaluer le tout dans l'ensemble et non pas sur un match. Si l'Impact perd contre Chicago et ne joue pas un bon match retour contre le TFC, ce sera le moment de se plaindre.

Philippe Bouchard a dit...

Joueurs inconnus, exécution lamentable, gradins vides; parfait cocktail pour nous faire changer de chaîne après quelques minutes à regarder ce supplice. La direction de l’Impact espère-t-elle fidéliser les fans et en attirer de nouveaux avec cette formation? À l'instar de plusieurs Québécois, je m'intéresse de plus en plus à l'Impact. Après deux weekends de congé en MLS en moins d'un mois, j'avais hâte de revoir l'Impact à l'oeuvre sur le terrain. Disons que cette hâte s'est vite transformée en un ennui profond que j'ai chassé en regardant un match de hockey présenté sur une autre chaîne. Étant donné la difficulté pour les équipes professionnelles de Montréal autre que le Canadien d'obtenir un peu d'attention médiatique, la direction et le groupe d'entraîneurs de l'Impact ont le devoir d'offrir un spectacle intéressant et à la hauteur des attentes à chaque match. Si l’équipe juge les matchs de Championnat canadien peu importants, elle devrait simplement ne pas y participer!

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