Le Grand Club se refait une beauté! Plus que quelques jours avant son lancement, merci de votre patience!

Patrick Leduc

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Pep s'en va, Tito arrive

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Alors une finale de Ligue des Champions sans club espagnol, c’était prévisible… N’est-ce pas? Tous les experts, même ceux avec un parti pris, l’avaient vu venir, non? Bon, d’accord, il arrive que les sentiments embuent le jugement. Je l’admets.

Et les émotions semblent jouer un rôle de premier plan dans ce que ces éliminations surprises entraînent comme conséquences. Sur le coup, on avait d’abord parlé de fin de cycle après que Chelsea eut pris la mesure du FC Barcelone. En fin de compte, le club catalan devra passer à une autre étape car Pep Guardiola prendra congé du foot après quatre saisons fantastiques au Nou Camp durant lesquelles il aura conquis 13 trophées Une décision que l’entraîneur aurait prise dès l’automne. “Je suis vidé. Je dois me ressourcer,” a-t-il reconnu.

Guardiola pourra lâcher prise

On sait déjà que Guardiola sera remplacé par son adjoint Tito Vilanova qui était déjà son bras droit alors que Pep dirigeait l’équipe B du Barça. Les spéculation allaient bon train que le prochain technicien à prendre le mandat au Camp Nou serait Marcelo Bielsa qui vient tout juste de mener l’Athletic Bilbao à la finale de l’Europa League. Il s’agit d’une deuxième finale cette année puisque Bilbao a aussi rendez-vous avec le Barça pour le titre de la Copa del Rey.

L’Athletic Bilbao dans toute sa splendeur

Les liens entre les deux entraîneurs sont réels. Au terme de sa carrière de joueur, Guardiola avait fait un pèlerinage en Amérique du Sud avant d’entreprendre sa carrière d’entraîneur. Il désirait s’entretenir avec divers figures de proue du Nouveau Continent dont El Loco Bielsa, qu’il considère comme un maître à penser. On raconte que les deux hommes avaient échangé sur le foot pendant 11 heures lors de cette rencontre en 2006.

Le club Blaugrana aura donc opté pour une certaine continuité en nommant Vilanova. N’empêche, j’aurais été curieux de voir ce que Bielsa aurait inventé pour renouveler le onze catalan. Reste que son Athletic est ce qu’il y a de plus excitant dans le foot hispanique à l’heure actuelle.


Toujours en Espagne, du côté de Madrid, Jose Mourinho n’a pas encore donné d’indice sur son propre avenir. Contrairement à Pep, on peut toutefois s’attendre à ce qu’il se donne une année de plus pour faire la reconquête de la Ligue des Champions. Après la Copa Del Rey en 2011, Mourinho devrait mettre la main sur la Liga en 2012 – tout est joué, sauf sur le plan mathématique. Si on suit la gradation, le titre européen devrait suivre l’an prochain... Mais même pour le Special One, les choses ne sont pas si simples.

Plusieurs opinions ont été émises suite aux éliminations du Barça et du Real mais je retiens surtout celle de Jorge Valdano, ancien directeur sportif à Madrid : Programmer un Clasico entre deux demi-finales de Ligue des Champions s’est avéré être une très mauvaise idée. Cela a fait du tort au football espagnol dans son ensemble. Une critique qui s’adresse aux dirigeants ibériques qui ne sont pas reconnus comme les plus organisés. Pour ceux qui lisent l’espagnol, on peut lire d’autres déclarations du philosophe argentin ici.

Valdano, qui avait quitté le Real après l’an 1 de Mourinho, a déjà laissé entendre qu’il était impossible pour lui de voir les choses du même œil que l’entraîneur portugais parce que les deux hommes étaient de « sensibilité » différente!. On se doutait bien que la cohabitation dans un club entre le directeur sportif et l’entraîneur n’est pas toujours facile. Imaginez quand les sentiments s’en mêlent. Mamma mia!


À ce qu’on dit, les partisans du Bayern Munich n’en finissent plus de demander des billets pour la finale de la Ligue des Champions qui aura lieu dans leur Allianz Arena. De quoi faire rêver l’équipe de vente de l’Impact de Montréal qui, de son côté, annonçait avoir vendu 17,000 billets pour le match face à Portland samedi. Un petit public pour une équipe invaincue à domicile.

J’attire toutefois votre attention sur un match qui aura lieu lundi à 14h55 sur les ondes de RDS. Le derby mancunien opposant City à United promet d’être déterminant pour le titre en Premier League.

Après la dégelée qu’avaient subie les hommes de Sir Alex à Old Trafford en novembre dernier, les Red Devils ont repris les commandes du championnat en se montrant un peu plus réguliers que la troupe hétéroclite de Roberto Mancini.

Qui sortira vainqueur? Super Mario? Carlito? Malcolm Glazer? Howard Webb? Vos impressions? Je donne l’avantage à City, par un but…

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Une Équipe du Québec, un voyage au Kurdistan et Ali Gerba?

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Un entraîneur qui parle en français… Des produits locaux au sein de l’effectif… Voilà des éléments incontournables pour satisfaire la fibre patriotique des amateurs de sport québécois. Mais la réalité du sport professionnel étant ce qu’elle est en cette ère de mondialisation, les clubs qui intègrent concrètement une composante culturelle à leur philosophie se font rares. Pour un Athletic Bilbao bâti exclusivement avec des joueurs basques, on ne compte plus les multinationales que sont devenues les Chelsea, Arsenal ou Manchester City. Un match de Premier League sans joueur anglais sur le terrain? Du déjà-vu!

Par le biais de son Académie, l’Impact manifeste une certaine volonté de développer le talent local. Cela dit, les mauvaises langues auront tôt fait de rappeler que cette structure de formation est avant tout une exigence de la ligue. Je ne doute pas un seul instant que le personnel de l’Académie milite en coulisse pour que l’équipe première intègre des joueurs qu’elle développe. Entre-temps, l’entraîneur Jesse Marsch utilise avec parcimonie son unique porte-couleur québécois, Patrice Bernier. Donnons le temps au temps…

On peut toujours rêver, comme le font certains, de mettre sur pied une véritable équipe québécoise. C’est une idée qui a déjà circulé dans le monde du hockey, et de la politique. Mais si on tentait l’expérience au soccer?

Viva World Cup

Une équipe du Québec à la Viva World Cup qui aura lieu en juin à Erbil, au Kurdistan irakien. C’est le projet qui est en train d’être mis sur pied par un groupe de Québécois passionnés de soccer.

On parle d’un tournoi biannuel organisé par le NF Board auquel on désire inscrire une formation représentative de la communauté du soccer québécois. Pour faire belle figure face aux Lapons, aux Kurdes ou aux Occitans, les organisateurs de l’équipe du Québec s’affairent présentement à recruter des joueurs de calibre pour la compétition. Vous pouvez d’ailleurs les encourager en visitant leur page Facebook

Je vous invite également à vous mettre dans la peau de l’entraîneur qui dirigera le groupe et confectionner un alignement pour représenter la province avec fierté. En excluant notre ami Bernier, qui sera toujours en pleine saison avec l’Impact en MLS, ou Olivier Occéan, qui profitera d’une pause bien méritée après son excellente saison en Bundesliga 2 avec Greuther Fürth, je vous demande: qui placeriez-vous dans votre onze québécois?

Je vous lance quelques noms, comme ça. Pizzolitto, Grande, Gatti, Gervais, Ribeiro, et pourquoi pas Brillant, Cossette, Surprenant, Lesage, Di Ioia, François, sans oublier Olivieri ou Argento. J’oserais même un Nuñez ou Contreras pour compléter le portrait avec Gerba comme cerise sur le gâteau, si jamais il obtient sa libération…

Gerba à la pointe de l’attaque de l’Équipe du Québec?

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Variations sur le système

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Calme plat... Pas de match de MLS à se mettre sous la dent en milieu la semaine. Dans un tel contexte, le onze montréalais devrait normalement sombrer dans l’oubli. Or, ce n’est pas du tout le cas. Il semble même que la polémique soit tout aussi à la mode pour les amateurs de ballon rond que pour ceux de hockey.

C’est sans doute un signe de progrès pour le soccer en Amérique mais les sujets de dispute ne concernent plus nécessairement des figures basées sur un autre continent. À preuve, les médias de Montréal se demandent si Patrice Bernier et Davy Arnaud devaient être partants lors du prochain match à Dallas? À Toronto, c’est l’entraîneur Aron Winter qu’on cherche à mieux comprendre. Pendant ce temps, aux États-Unis, on s’interroge sur la philosophie de jeu et la capacité d’une nation d’assimiler un système tactique suite à l’échec de l’équipe olympique.

Un peu de fantaisie dans le système

Parlant de système tactique, vous êtes-vous déjà demandé de quoi aurait l’air l’Impact si l’équipe délaissait son schéma en 4-4-2? Si le XI de Jesse Marsch, conçu pour livrer bataille dans le circuit Garber, devait soudainement évoluer dans une autre réalité, quelle seraient les variantes possibles? Voici quelques pistes de solutions envisageables (note: toutes les hypothèses visent à alimenter le débat).

Pour commencer, j’aimerais souligner que Marsch, bien qu’il ne jure pas par un système plus qu’un autre, cite souvent en exemple l’AC Milan d’Arrigo Sacchi comme une équipe qui l’aura marqué dans sa jeunesse. Sur une note qui peut paraître un peu plus étonnante, il mentionne aussi que Demetrio Albertini était le joueur qu’il admirait le plus.

Le modèle rossoneri est donc une source d’inspiration pour l’entraîneur montréalais, lui qui ne se gêne pas pour comparer la mise en place de son équipe à un work in progress. Est-ce tourner le fer dans la plaie de souligner le fait qu’on n’ait probablement pas encore déniché un duo aussi incisif que ne l’étaient Gullit et Van Basten à la pointe de l’attaque?

Le 4-4-2 actuel de l’Impact

Supposons maintenant que le 4-3-3 des Hollandais de Rinus Michels devienne le gabarit sur lequel se base le onze montréalais. Comme le Toronto FC ou le Sporting KC, si l’Impact devait adhérer à la philosophie du football total, la composition de l’équipe pourrait avoir l’air de ceci:

Une possibilité de 4-3-3

Pas encore séduits? Tant qu’à remonter dans le temps, j’ai envie d’imaginer ce qui arriverait si le club bleu-blanc-noir s’appliquait à remettre le W-M au goût du jour. Beaucoup de choses ont changé depuis les années 1920, mais un système mettant de l’avant des lettres plutôt que des chiffres pourrait sans doute inculquer un peu de poésie au jeu de l’Impact.

Trop désuet comme schéma? Enfin, aux grands maux les grands moyens. Pour régler une fois pour toute les difficultés offensives historiques du club, quoi de mieux qu’un système qui aura été la marque de commerce du Brésil de Pelé. Le 4-2-4 propose un équilibre étonnant entre l’attaque et la défense. Seul ennui, qui met-on au milieu de terrain?

Si ça peut inspirer…

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"Toujours pas de cigare"

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Je ne sais pas pour vous, mais je suis toujours en mode attente. Comme disent les Chinois, l’Impact s’approche, mais toujours pas de cigare…

À l’image de Justin Braun, les insuccès du club ne sont généralement pas causés par un manque d’effort, comme l’assaut de la fin de match à Salt Lake le prouve. En bout de ligne, la différence se situe plutôt au niveau de la qualité des prises de décision et, surtout, de la précision dans l’exécution.

Là où un Thierry Henry enfonce le clou, les Montréalais pardonnent encore ... Pour le moment, du moins.

En attendant la visite de Toronto – qui n’est pas sorti indemne de son périple à Torreon – l’Impact devra trouver le moyen de se créer davantage d’occasions nettes pour profiter des largesses de la défense des rouges.

Pour marquer, il faut tirer

En jetant un coup d’œil aux statistiques du match au Rio Tinto Stadium, j’étais surpris de constater qu’on avait compté 14 tirs tentés par l’Impact contre les 15 du Real. J’avais pourtant eu l’impression que l’équipe de Jason Kreis avait dominé par une plus grande marge à ce chapitre. Or, en y regardant de plus près, on s’aperçoit que Salt Lake a en réalité obtenu 12 tirs (5 cadrés vs 7 non-cadrés) contre 2 cadrés et 4 non-cadrés pour Montréal. Ainsi, l’écart entre les deux équipes est plus représentatif de l’allure du match.

Y a-t-il un problème de comptabilité en MLS? Pas vraiment. La différence s’explique par le nombre de tirs bloqués, Le Real aurait contré jusqu’à 8 tentatives montréalaises (3 pour l’Impact). Et ce n’est pas une question de courage. La cause me semble plus logique. D’abord la provenance des tirs de l’Impact diffère grandement de celle de ceux du Real (beaucoup plus de tirs de loin pour Montréal), tout comme le nombre de joueurs positionnés entre le tireur et sa cible.

Les tirs du Real Salt Lake – Cliquez sur l’image pour agrandir

Les tirs de l’Impact de Montréal – Cliquez sur l’image pour agrandir

En d’autres mots, les attaquants du Real ont eu plusieurs fois le champ libre pour tester Donovan Ricketts. On ne peut en dire autant de l’Impact. Les bleus-blancs-noirs sont trop rarement parvenus à se rendre dans le dos de la défense adverse alors que Salt Lake a maintes fois trouvé le moyen de transpercer l’arrière-garde montréalaise qui a toujours du mal avec les ballons en profondeur.


Petite trêve de MLS pour terminer ce billet. L’inspiration provient d’Espagne cette semaine, mais pas seulement du Barça. L’Athletic Bilbao enflamme la ligue Europa depuis sa démonstration en quart-de-finale face au Manchester United. Les Basques sont un véritable délice à regarder : un alliage d’émotion et d’intelligence.

Manchester United 2 – Athletic Bilbao 3 – Match Aller

But de Fernando Llorente au match retour

En passant, l’équipe de Marcelo Bielsa remet ça ce jeudi en après-midi face à Schalke. Laissez-vous séduire…

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