Impact, Ligue des Champions et Borussia
Des billets tout éparpillés, vous aimez? Attention, celui-ci s’en va dans moult directions. Course aux séries, tirage des groupes de la Ligue des Champions, Super Coupe et ses retombées, sans outrepasser les problèmes perpétuels d’Arsenal.
Mais avant ce tour d’horizon européen assez sommaire, revenons à nos moutons, c’est-à-dire le onze montréalais qui a rendez-vous en Ohio ce samedi avec le Crew assez crinqué d’Higuain et Arrieta.
Charnière possible face au Crew, Nesta et Rivas devront demeurer patients

L’Impact pourra compter sur le retour de Nelson Rivas, qui devrait être jumelé à Nesta, pour affronter la paire offensive de Columbus. Un surplus de muscle dans la défense montréalaise ne peut pas nuire surtout si on se rappelle à quel point le Bleu-Blanc-Noir avait eu du mal avec Renteria lors de son premier déplacement en terre jaune et noire. Seulement, le Crew a bien changé depuis cet affrontement et le danger principal proviendra des coups francs de l’Argentin Higuain. Surtout, il faudra prendre soin d’éviter les fautes près du rectangle de Troy Perkins.
Sinon, je me méfierais aussi de la barbe d’Eddie Gaven ou des périls du marquage individuel contre le véloce Arrieta.
FC Barcelone mis à mal par un Real motivé
La Super Coupe d’Espagne va au Real Madrid qui s’impose sur le Barça 4-4 grâce à la règle des buts marqués à l’extérieur. Le pointage final lors de la victoire de 2-1 des Merengues lors du match retour au Bernabeu ne laisse pas présager à quel point la défense des Catalans a souffert contre Ronaldo et Higuain, le frère de l’autre.
Si la Super Coupe constitue le premier titre de la saison pour le Real, il reste qu’il ne veut pas dire grand-chose quand on le compare à la Liga ou la Copa del Rey, sans parler de la Ligue des Champions. Pourtant, il ne serait pas étonnant que le succès face à l’ennemi juré ragaillardisse un Madrid qui traîne en championnat. Ce retard de quelques points me paraît bien temporaire. Le prochain Clasico mettra les pendules à l’heure. Entre-temps, les problèmes sont de plus en plus apparents pour Tito Vilanova, l’entraîneur du Barça. Gerard Piqué avait l’air d’un dix-huit roues sur les balles en profondeur que les Corvettes madrilènes rattrapaient avant lui. Est-ce à dire que sans Puyol, il n’y a point de salut pour Tito et les culés?
Le grand Gérard a déjà mieux paru face à CR7

Varia: Ligue des Champions, Arsenal et Dortmund
Enfin, pour échapper aux difficultés domestiques, bien des clubs concentreront leurs efforts sur la prestigieuse Ligue des Champions dont on connaît maintenant les groupes.
La compétition pourrait constituer une bouée de sauvetage pour le décevant PSG qui obtient un tirage en apparence facile. Mais il ne faut pas prendre à la légère les Ukrainiens de Kiev ni les dragons de Porto, qui ont déjà vaincu leur lot de géants par le passé. Enfin, si Ajaccio peut inquiéter les Parisiens, tout le monde peut y croire, non?
Et tant qu’à parler foot français, poursuivons avec Arsenal! Blague à part, les partisans des Gunners ont de quoi rester sur leur faim avec ce début de campagne sans but en Premier League. On est passé bien prêt de dire au revoir à une autre jeune vedette cette semaine alors que Theo Walcott était pressenti comme le prochain à partir. Encore une fois, Arsène Wenger a calmé les esprits avec de sages paroles sur l’état de sa formation. Mais le malaise persiste au Stade Emirates quant aux chances réelles de titre pour un club nostalgique des exploits des Invincibles et je ne parle pas de Carlos. Chaque fois que le groupe prometteur rassemblé par Arsène s’approche de la maturité, les départs de jeunes vedettes affaiblissent l’édifice au point qu’on a l’impression qu’il faille encore tout recommencer.
La saison est bien longue et Arsenal sera sans doute meilleur si Jack Wilshere se remet un jour de ses blessures, mais le sort du club londonien me fait penser à un jeu connu du quiz The Price is Right. Je vous laisse deviner lequel.
Alors, au mieux, 4ème place en championnat et huitième-de-finale en Ligue des Champions? Et go Clint go! (Cliquez sur le lien si ça ne vous dit rien).
Enfin, je veux aussi parler du Groupe D qui sera bien difficile pour tous les clubs impliqués mais au lieu de vous entretenir du Real Madrid ou de Manchester City, c’est le Borussia Dortmund qui attire mon attention – et oui, je n’oublie pas qu’il y a aussi l’Ajax Amsterdam dans le portrait, mais je n’ai rien à dire sur eux.
Les Prussiens de la Ruhr sont un cas d’espèce dans le foot moderne tout à l’encontre des géants aux ressources financières en apparence illimitées. Loin d’être immunisé à l’encre rouge, le club allemand connaît des succès inespérés en Bundesliga depuis quelques années, un séquence heureuse qui coïncide avec son redressement économique après une période où les dépenses dépassaient largement les revenus.
Pour ceux que la chose intéresse, Uli Hesse-Lichtenberger en parle en long et en large dans un article paru dans le numéro deux du magazine The Blizzard que je me permets de recommander à tous ceux qui aiment littérature et soccer.
Sans souhaiter de malheur aux adversaires de Dortmund en Ligue des Champions, disons que je ne serais pas mécontent que le Borussia soit à l’origine d’un surprise dans la compétition. Il sera intéressant de voir de quelle façon Mats Hummels se défend contre CR7 et compagnie. Et si ça servait de préparation pour un duel éventuel dans un Clasico?
Mats Hummels et ses extérieurs du pied... Old school







