Jean-Sebastien Hamel

Jean-Sebastien Hamel

Homme | 32 ans
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'Un engagement à l'excellence'. La dérive des Raiders.

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‘’The Autumn Wind is a pirate
Blustering in from sea

With a rollicking song
he sweeps along
swaggering boisterously

His face is weather beaten
He wears a hooded sash
With his silver hat about his head
And a bristly black moustache

He growls as he storms the country
A villain big and bold
And the trees all shake and quiver and quake
As he robs them of their gold

The Autumn wind is a Raider
Pillaging just for fun
He’ll knock you ‘round and upside down
And laugh when he’s conquered and won.’’

Voici le célèbre poème ‘The Autumn wind’ du Légendaire Producteur de NFL Films, Ed Sabol, présenté sur le fond de la musique de Sam Spence qui représentait bien la mentalité des Légendaires Raiders d’Oakland des années ‘70 et ’80. Intimidation, violence, arrogance, installer la peur chez son adversaire... Tel était le mot d’ordre pour être un Raider. ‘A commitment to excellence’... Un engagement à l’excellence. Le slogan que le Légendaire propriétaire Al Davis avait inculqué à ses joueurs... ‘We don’t take what you’re giving us... We take what we want!’ (On ne prend pas ce que vous nous donnez... On prend ce qui nous plaît!‘). Pour l’équipe adverse, affronter les Raiders à cette époque était pratiquement un cauchemar. Les joueurs adverse savaient que ce ne serait pas une partie de plaisir, peu importe qui allait gagner le match. Quoi que ça peut paraître drôle pour un néophyte de la NFL, les Raiders ont autrefois été une des grande puissance de la NFL. Ironiquement, aujourd’hui. affronter les Raiders est en effet, un ‘walk in the park’ pour les bonnes équipes du circuit et cette équipe a perdue beaucoup de respect. Un respect qui était à l’époque gagné à force de sang, de sueur et de larmes, en grande partie à cause de leur propriétaire, Al Davis.


Quand ont pensent aux Raiders, ont pensent automatiquement à Al Davis, l’architecte de cette franchise, le propriétaire, directeur général et autrefois l’entraîneur de cette équipe historique. Il a même été le Commissaire de la AFL avant sa fusion avec la NFL. Il a longuement mené une guerre contre cette dernière, notamment en leur ‘volant’ quelques uns de leurs meilleurs joueurs. Il est l’artisan des succès de cette franchise, mais ironiquement, la raison de sa déchéance.

Une fois dans la NFL, Davis a voulu démontrer que les clubs de la AFL étaient aussi compétitive que n’importe quelle équipe de la NFL. Pour Davis, tout le monde avait droit en une seconde chance, et c’est sur ce principe qu’il a battit son équipe. Notamment en faisant l’acquisition de joueurs comme Willie Green, Daryle Lamonica, qui était pratiquement devenu un porteur d’eau avec les Bills et qu’il avait obtenu dans un échange, contre Tom Flores (qui devenu par la suite un des grands coachs des Raiders) et Art Powell ainsi qu’en nommant un jeune coach sans expérience comme entraîneur-chef, John Madden, qui est maintenant une Légende de ce Sport et qui fut à cette époque, le plus jeune entraîneur a gagner un Super Bowl.

Les Raiders ont été une véritable puissance à partir de l’année 1968, en participant au Super Bowl II contre les Packers, dans les années ‘70 en gagnant le Super Bowl en ’77 (Super Bowl XI) et au début des années ’80 en gagnant 2 Super Bowls (Super Bowls XV et XVIII). Entre 1965 et 1980, ils ont obtenu 16 saisons victorieuses d’affilée, ce qui les placent au 3ième rang de tous les temps dans cette catégorie avec une fiche impressionnante de 154-54-8 durant cette période et participants aux séries à 15 reprises. Vraiment, les Raiders étaient l’équipe à battre durant cette époque. Durant ces glorieuses années, ils ont eu l’aide plusieurs membres du temple de la renommée du Football tel que Jim Otto, George Blanda, Fred Biletnikoff (qui fut le MVP lors du Super Bowl XI), Willie Brown, Gene Upshaw (qui est aujourd’hui le Directeur Exécutif de la NFLPA), Art Shell ( qui a également été leur entraîneur de 1989 à 1994, ainsi qu’en 2006), Ted Hendricks, Howie long (qui est aujourd’hui analyste à NFL on Fox), Dave Casper et Marcus Allen (consideré comme un des plus grands demis à l’attaque de tous les temps.).

Les Années ’80

Les Raiders débutent bien cette décennie. Notamment en gagnant le Super Bowl XVIII en 1983. Durant les années ‘80, Al Davis essaie de re-localiser la franchise dans la grande région de Los Angeles. Après une longue bataille juridique contre la NFL, qui était en désaccord avec le transfert, Davis obtient gain de cause et les Raiders déménagent à LA en 1982, devenant ainsi la seconde équipe de la ville avec les Rams. La saison suivant le déménagement, ils gagnent le Super Bowl XVIII, menés par leur entraîneur Tom Flores, contre les Redskins de Washington. Suite à ce triomphe, les Raiders connaissent une excellente saison en 1984 avec fiche de 11-5 et prennent part aux séries. Ils se font alors surprendre par les Seahawks pendant la ronde Wild Card au compte de 13-7. Ils reviennent alors en force pendant la saison 1985 avec une fiche de 12-4, mais subissent un revers crève-coeur lors des ’Divisionnal Playoffs’, aux mains des Patriots. Par la suite, c’est le début du déclin. Les Raiders encaissent coups sur coups, 3 saisons perdantes consécutives, et c’est le début du carrousel de ‘Coach’ de Al Davis, ainsi que la rivalité entre Davis et son Demi ‘tout étoile’, Marcus Allen. En 1988, Davis déloge son entraîneur-chef, Tom Flores et le remplace par Mike Shanahan, qui va plus tard devenir l’entraîneur-chef de ses rivaux de division, les Broncos. L’année 1988 marque également le début d’une longue rivalité entre le propriétaire, Al Davis et son joueur de franchise, Marcus Allen.

La rivalité Davis vs. Allen

La rivalité entre Allen et Davis est bien documentée. Davis considérait que Allen était devenu plus gros que l’équipe et pensait que ses intérêts passaient avant le bien de l’équipe, en plus de l’accuser de feindre des blessures. Malgré les succès d’Allen, qui était considéré un des meilleurs RB, Al Davis trouvait qu’il ne cadrait pas bien avec la philosophie de l’équipe et il lui donna la position de ‘Fullback’ derrière Eric Dickerson, Greg Bell, Roger Craig et second à Bo Jackson.


L’ère Bo Jackson et retour à Oakland
Le début des années ‘90 marque une nouvelle ère. Les Raiders font du talentueux Bo Jackson, leur joueur de franchise après avoir échangé le futur membre au temple de la renommée, Marcus Allen, à leurs rivaux, les Chiefs de Kansas City en plus de devoir pallier à la perte de Howie Long quii se retire en 1993. Les Raiders commencent la nouvelle décennie avec une lueur d’espoir d’être l’équipe qu’ils ont déjà étés, surtout avec le phénomène Bo Jackson, et la nomination de Art Shell, un ancien grand des Raiders au poste d’entraîneur-chef au début de la saison 1989, après que Shannahan ait échoué . Les Raiders terminent la saison 1990 avec une fiche de 12-4. Ils font les séries , mais lors de leur match contre les Bengals, ils gagnent leur match contre Cincinnati, mais perdent les services de Jackson... Ce fut le dernier match de la carrière de Bo au Football. Les Raiders perdent ensuite leur match contre les Bills. Ensuite, ce fut le début d’une autre période sombre.

En 1995, les Raiders sont de retour à Oakland, avec un nouveau ‘coach’, Mike White, après que Art Shell fut viré, malgré une saison de 9-7. Les Raiders avaient bien amorcés leur retour à Oakland en débutant la saison 8-2, mais une blessure à leur Quart partant, Jeff Hostetler venait gâcher cette saison.

White fut congédié et son successeur, Joe Bugel ne pu faire mieux. À l’aube de la campagne 1998, un jeune Jon Gruden, autrefois Coordonnateur Offensif chez les Eagles prit la relève. Après 2 saisons consécutives de 8-8, Gruden remit les Raiders sur la voie gagnante en 2000 en enregistrant une saison de 12-4, notamment grâce au brio des vétéran Tim Brown, Rich Gannon et de l’ancien gagnant du trophée Heisman, Charles Woodson. Ils ont franchis la finale de l’AFC, mais ils s’inclinèrent devant les futurs champions du Super Bowl, les Ravens de Baltimore.

En 2001, dans un élan d’espoir de retourner au Super Bowl, les Raiders mettent la main sur le Légendaire Jerry Rice. Les Raiders connaissent une bonne saison, terminant la saison 10-6, perdant le championnat de l’AFC aux mains des Patriots, dans le fameus match du ‘Tuck Rule’. Pour plusieurs fans des Raiders, ceci marque le début d’un mauvais sort, dans la même veine que le ‘Bambino Curse’, ‘Off Nagy’s glove’, ‘The Fumble’ et ‘The Curse of Billy the Goat’.

La saison suivante, les Raiders échangent Gruden aux Buccaneers De Tampa Bay, avec qui il gagna le Super Bowl en 2003.

La dérive. Années 2000 à ce jour

Les années 2000 marquèrent la descente aux enfers des Raiders. Après l’échec au Super Bowl en 2003 contre les Bucs sous les ordres de Bill Callahan, les Raiders ont cumulés défaites après défaites et déceptions par dessus déceptions. Toujours menés par un Al Davis vieillissant et surtout, complètement déconnecté du monde du Football professionnel actuel. Malgré son âge avancé, Davis est toujours lui qui a le dernier mot. Après avoir été l’architecte des succèsde cette équipe, il est maintenant celui qui la détruit, tel un kamikaze. Il multiplie les changement d’entraîneurs, en plus de faire des choix plus que douteux dans les repêchages et la signature d’agents libres. Depuis le départ de Art Shell en 1994, 10 coachs ont étés à la barre des Raiders, soit Mike White, Joe Bugel, Jon Gruden, Bill Callahan, Jon Gruden, retour d’Art Shell, Lane Kiffin (maintenant ‘coach’ à l’université USC), Tom Cable, Hue Jackson et Dennis Allen.

Sans compter les gros contrats accordés à de bons joueurs, dont les plus beaux jours étaient derrières eux et des ‘underachievers’ comme Kerry Collins, Warren Sapp, Jerry Rice, Randy Moss, LaMont Jordan et Carson Palmer. Ce genre de choix était typique de Davis, qui a battit sa franchise autour de ce genre de joueurs et qui pensait que cette formule était toujours au goût du jour dans la NFL moderne.

Davis a également semé beaucoup de controverses avec ses choix de repêchages. Le plus populaire, JaMarcus Russell, qui est considéré aujourd’hui comme le plus gros flop de l’histoire. Mais, Russell n’a pas été le seul faux-pas de Davis. On peut penser entres-autres à Robert Gallery, OT, choisi avant des gars comme Larry Fitzgerald, Philip Rivers, Ben Roethlisberger, DeAngelo Hall, et j’en passe. Darius Heyward-Bey, que Davis a chooisi, seulement parce qu’il avait été le gars le plus rapide au ‘40 yard dash’ au NFL Combine.


Le vieux Al rendu l’âme au début de la saison 2011-2012. Il n’a jamais voulu céder sa place, même s’il était rendu âge. Les Raiders, c’était son bébé. Un enfant qu’il a vu naître, grandir et s’accomplir. Malheureusement, comme tout bon père de famille protecteur, il n’a pu laisser son ‘bébé’ voler de ses propres ailes...

Aujourd’hui, les Raiders sont en reconstruction, et doivent se rebâtir à partir de la base. C’est maintenant son fils, Mark qui tient les ficelles de cette autrefois glorieuse équipe. Espérons qu’il redorera le blason de cette franchise qui fut autrefois la plus intimidante du Football.

‘Just Win, Baby!’

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Jean-Sebastien Hamel a dit...

Eric Duguay: merci de la remarque. C'était réellement 16 saisons. Je me suis trompés dans les années.

C'est vrai que c'est triste quand on y pense. Mais comme je disais dans mon dernier paragraphe, les Raiders, c'était toute sa vie. Il a été le Propriétaire/Directeur général pendant presque 5 décennies. Il aurait du passer le flambeau à son fils bien avant. Dans les dernières années, Davis était devenu complètement déconnecté de la réalité du Football.

Eric Duguay a dit...

Excellent billet 5*

Il y a une erreur mathématique, tu marques 16 saisons gagnantes de 68 à 81 donc en 14 saisons.

Dire que pour la résurrection des Raiders, il fallait d'abord attendre la mort de leur proprio et maintenant voir si le successeur pourra relever le défi.

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