Phil Jackson, blessures et autres consolations
La saison de la NBA est vieille de presque deux semaines maintenant. Outre la transaction de James Harden et le début de l’anti-flop, on en retient quoi jusqu’ici? Voyons voir…

La-La-Land !
Ça brasse peut-être un peu trop chez les Lakers ces temps-ci. Steve Nash se blesse, Mike Brown reçoit ses papiers de chômage, on flirt avec Phil Jackson et Kobe Bryant joue sur un pied. Bref, c’est beaucoup d’encre qui coule à propos des Lakers, mais bien peu de performances concrètes sur le terrain.
L’ombre effrayante de l’offensive Princeton de Mike Brown plane encore et, même après une victoire convaincante, on attend la cohésion entre Dwight Howard et Kobe Bryant. Jusqu’ici, on parle d’une mention partielle, sans plus.
En fait, l’équipe de LA présentement c’est les Clippers. Chris Paul est en pleine forme et Blake Griffin s’impose physiquement comme jamais auparavant. C’est sans parler du début explosif de Jamaal Crawford qui brule l’opposition avec plus de vingt points par match, lui qui agit à titre de sixième homme dans l’alignement des Clips. Il y a toujours les questions entourant les décisions de Vinny Del Negro (comme son utilisation ridicule du talentueux Eric Bledsoe), mais au-delà de ça, les Clips connaissent du succès et CP3 est dans les noms quand on parle de joueur par excellence depuis le début de la saison.
La Mecca s’illumine
Les Knicks sont 4-0, une première depuis la saison 1993-94 où l’équipe a débuté avec une fiche de 7-0, en route vers la finale de la NBA (que les Rockets d’Hakeem The Dream ont remporté).
Bref, le départ sur les chapeaux de roues des Knicks surprend un peu tout le monde, moi le premier, et on parle ici de la seule équipe encore invaincue cette saison. Pour ajouter de l’absurde à la surprise, Carmelo Anthony s’est renouvelé en joueur défensif sur les périmètres, chose à laquelle il était jusqu’ici allergique. Il contribue toujours autant offensivement, comme en témoigne ses 27,3 points par match (un sommet dans la NBA), mais il assume son rôle de meneur avec l’absence d’Amare Stoudemire et tout est bien dans le meilleur des mondes pour les Knicks.
Est-ce que ça va durer, c’est dur à dire, mais la NBA se porte bien quand la Mecca se porte bien.
Les Pistons vont trouver la saison longue
Je voyais des belles choses dans les cartes pour les Pistons avec la progression de Greg Monroe, mais les pronostics ne sont pas une science exacte et les Pistons s’amusent à me le prouver à leur façon.
Avec un départ de 0-7, les Pistons sont non seulement très mauvais, mais ils perdent de façon décevante à tous les matchs. Ils n’ont joué qu’un seul match à Detroit, à leur défense, mais on explique bien mal autant d’infortune avec de bons jeunes joueurs.
Kyle Singler, l’ancien de Duke, est une belle découverte sur le banc des Pistons, même s’il opère perpétuellement dans des causes perdantes. Andre Drummond pourrait aussi devenir une perle beaucoup plus rapidement que prévu avec son style très physique et son instinct autour des paniers. La maturité et la prise de décisions n’y sont pas, mais le talent est indéniable et aux côtés de Monroe, on se doit de respecter Drummond malgré son jeune âge. D’ailleurs, Lawrence Frank les a fait jouer ensemble pour la première fois vendredi, contre le Thunder, et les Pistons ont presque réussi à surprendre les Champions de l’Ouest.
Le départ est misérable, mais l’avenir n’est pas si gris à Detroit.
Les hauts et les bas des Pacers
Coup de théâtre à Indianapolis, les Pacers devront se passer des services de Danny Granger pour environ trois mois.
Mais Gerald Green, le rescapé de la D-League, s’amuse comme un petit fou avec sa nouvelle équipe.
Les Pacers sont 3-4, un brin décevant vu qu’on les voyait remporter la division. Mais avec Green, Lance Stephenson et Paul George, les Pacers produisent des jeux spectaculaires à la tonne et pour les amateurs de basket, c’est toujours agréable d’avoir un peu de bonbon pour les yeux à répétition.
Big Baby ou Dwight Jr. ?
Le Magic d’Orlando, sans Dwight Howard (échangé) et Hedo Turkoglu (blessé), trouve le moyen de gagner et ce sur une base beaucoup plus constante que prévu.
Le secret? Glen « Big Baby » Davis est tout simplement ailleurs dans son jeu et on ne l’avait pas trop vu venir. Davis s’impose sous les paniers, prêche par l’exemple, marque des paniers et surtout a amélioré son positionnement sur le terrain d’environ 400%.
On est loin du jeune joueur timide qui s’effaçait derrière les directives de Kevin Garnett à Boston.
On ne sait pas si ça va durer, mais pour l’instant la surprise est drôlement agréable.
Denis Beauchamp a dit...
Un billet de basketball et rien d'écrit sur LeBron James? C'est surement une première tellement la NBA fait sa pub autour de cet excellent joueur. Justement, tu ne parles pas du Heat , ni des Raptors, comment trouves-tu leur début de saison?Pour les Lakers, les pooleurs continuent à croire en eux et nous continuions à se faire avoir! A quand ta présence dans mon pool de la NBA? Viens relever la moyenne de RDS, Catherine et Joëlle ont un mauvais début de saison à l'image des Pistons!






