Stéphane Morneau

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La jeunesse marque l'actualité de la NBA

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Les Grizzlies ont fini par en échapper une hier, incapables de contenir le retour du « Rooster » Danilo Gallinari qui a retrouvé la touche pour faire des points, une absence qui affectait cruellement les Nuggets jusqu’ici.

Mais je n’ai pas envie de vous parler des Grizz, du turbulent Zach Randolph et d’une équipe qui trône temporairement au sommet de l’Association Ouest.

On y reviendra.

Kyrie Irving est encore blessé

La nouvelle est tombée tard hier soir, les Cavs devront jouer sans Kyrie Irving pour au moins un mois.

C’est une véritable plaie pour les Cavaliers qui tentent vraiment de se sortir la tête de l’eau depuis le départ de Lebron James, mais qui ne sont pas en mesure d’atteindre une certaine constance. Irving, une révélation l’an dernier avec le premier choix du repêchage, est un joueur électrisant, une mine de talents et une étoile à en devenir … S’il peut rester sur le terrain.

Un premier drapeau rouge s’est pointé le bout du nez lorsqu’il évoluait pour les Blue Devils de Duke. En fait, on dit qu’il a joué à Duke, mais c’est plus une formalité. Lors de sa seule saison collégiale, Irving a lacé ses souliers pour 11 rencontres seulement, soignant une blessure au pied le reste du temps. La blessure a même failli torpiller sa valeur lors du repêchage, mais de solides entrevues avec les Cavs ont changé la donne et, jusqu’ici, on ne peut pas reprocher aux Cavaliers d’avoir jeté leur dévolu sur Irving et son potentiel extraordinaire.

Peut-être même supérieur à celui de Derrick Rose, un autre jeune joueur de pointe explosif qui peut mettre dans sa poche arrière à peu près n’importe quel couvreur.

Sauf que tout le potentiel du monde n’a aucune valeur en veston cravate sur les lignes de côtés. Pour le prochain mois, ce sera le rôle d’Irving et la prudence sera de mise pour ne pas complètement perdre l’espoir que représente Irving.

Pas de retour Cendrillon pour Roy

On était vraiment heureux de revoir Brandon Roy sur un terrain de la NBA, même si ce n’était pas dans l’uniforme des Trailblazers. Le voir être forcé à la retraite en raison de la désintégration de ses genoux, pour les partisans à Portland, était une autre épreuve pénible après les épisodes Greg Oden et Sam Bowie.

Quand Roy a mis son nom au bas d’un contrat de deux ans avec les Wolves, tout était beau dans le meilleur des mondes. Un retour à la gloire, une victoire pour la médecine et la persévérance. Etc. etc. etc.

Sauf que les sérénades et les belles histoires devront attendre, car Roy retournera sur la table d’opérations et ratera au moins un mois d’activités. Une tuile de plus pour les Wolves qui jouent déjà sans Kevin Love et Ricky Rubio.

Même si les importations européennes Andrei Kirilenko et Alexei Schved surprennent agréablement jusqu’ici, aidant les Wolves à compiler une fiche de 5-4, on présume que les blessures finiront par rattraper les jeunes loups.

Parenthèse NCAA

Hier soir, Shabazz Muhammad a fait ses débuts pour UCLA après une bataille juridique avec la NCAA qui lui refusait l’éligibilité en raison de bénéfices reçus avant de rejoindre les rangs des Bruins.

Plusieurs discussions plus tard, le 2e espoir de la sélection annuelle chez les nouveaux joueurs (derrière Nerlens Noel, qui s’est enligné avec Kentucky) a finalement baptisé son uniforme bleu et jaune, mais il s’est fait voler la vedette par un autre joueur qui effectuait un retour au jeu.

Otto Porter, le joueur de deuxième année des Hoyas de Georgetown, a volé le spectacle menant les siens vers une victoire convaincante du G-Town. Porter, qui grimpe rapidement dans les listes en vue du repêchage de l’an prochain, a tout fait sur le terrain pour gâcher la fête de Shabazz.

Les Hoyas espèrent vivre longtemps cette saison, inspirés par le jeu de Porter. Depuis le départ de Roy Hibbert, ça tourne un peu carré à G-Town, mais Porter vient de raviver la flamme d’une équipe avec une excellente tradition, mais peu de succès récents.

On va certainement surveiller ces deux joueurs au cours de la saison.

Les Knicks – un succès risqué

Les Knicks ont une fiche de 7-1 cette saison, et ce sans Amar’e Soutdemire.

La formule, jusqu’ici, repose sur Carmelo Anthony qui occupe la place de Stoudemire sous les paniers. C’est un pari risqué, mais calculé, qui paye drôlement bien jusqu’ici.

Parce que Melo, malgré ses lacunes défensives à cette position, peut littéralement punir les joueurs plus lents qui tentent de le couvrir proche des paniers. Voici deux exemples flagrants.

Anthony n’a pas un style de jeu physique qui lui permet de s’imposer avec le dos au panier. Par contre, sa vitesse d’exécution et l’agilité de ses mains font mal paraître les défenseurs adverses, ce qui avantage les Knicks et la transition offensive.

L’équipe se retrouve avec le problème de réinsérer Stoudemire dans l’alignement quand il sera en santé.

L’an dernier, quand Stoudemire, Anthony et Tyson Chandler jouaient ensemble, l’offensive des Knicks était l’une des cinq pires de la NBA. Chandler devenait une meilleure option dans le « pick and roll » que Stoudemire qui lui se contentait d’errer sur les périmètres en attendant des tirs ouverts.

Sauf que Stoudemire gagne beaucoup, beaucoup d’argent et ça ferait bien peu de sens de le clouer au banc quand il commande l’un des dix plus gros salaires de la NBA.

Présentement, avec la formule « small ball » et Melo qui découpe les défensives adverses, les Knicks marquent 100 points par match, en moyenne, bon pour le 6e rang dans la ligue. Ironiquement, ils accordent aussi le moins de points par match dans la NBA avec 90. Une position inhabituelle pour l’équipe qui n’est pas reconnue pour ses prouesses défensives.

C’est peut-être une corde raide, qui sait quand Anthony et J.R. Smith imploseront, mais peut-on vraiment casser le moule pour faire de la place à Stoudemire?

C’est rare qu’on dise ça, mais on souhaite presque une longue rémission pour éviter aux Knicks d’avoir à se poser la question. Car quand la MECCA est en forme, c’est toute la NBA et son rayonnement qui en profite.

Touchons du bois, c’est encore mieux que le Linsanity de l’an dernier.

La recrue de l’année jusqu’ici …

Même si Anthony Davis attirait toute l’attention avec son talent (et ses sourcils) avant le début de la saison, ce n’est pas lui qui fait la pluie et le beau temps présentement chez les joueurs de première année.

On regarde plutôt du côté de Portland, plus particulièrement Damian Lillard qui s’est inséré dans l’alignement partant dès le premier jour, prenant les clés de l’offensive à la pointe et les résultats sont spectaculaires jusqu’ici.

Lillard, en 10 matchs, compile 19 points et 6,1 passes par rencontre, en moyenne, et il ne fait que gratter la surface de son talent.

Son premier drible est dévastateur et il trouve les cordages à répétition, un flair qui va s’améliorer avec l’expérience et les répétitions.

Les Blazers ont donné tout un vote de confiance à des recrues cette saison, avec Lillard et Meyers Leonard qui voient beaucoup de temps de jeu, mais avec un dossier de 5-5, la formule n’est pas si mauvaise et ne peut que s’améliorer.

Déjouant plusieurs pronostics de présaison (incluant les miens).

Soyons heureux pour eux alors et surveillons ce soir les débuts de Mike D’Antoni et de ses béquilles derrière le banc des Lakers.

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Pierre Bergeron a dit...

Wow. Excellent billet!!! Continue, jadore te lire!

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