Stéphane Morneau

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Pour en finir avec Stern

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The Angel of Stern se manifeste une fois de plus, nous rappelant de façon fort désagréable que sa retraite sera vraiment la bienvenue pour les partisans de la NBA.

Cette fois, David Stern prend en grippe l’entraîneur des Spurs, Gregg Popovich, qui a décidé de ne pas envoyer ses trois meilleurs joueurs dans la mêlée jeudi soir quand son équipe visitait le Heat à Miami.

Coach Pop a envoyé Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili à la maison pour prendre une soirée de repos durant un long périple sur la route et un deuxième match en autant de soirs pour son équipe.

Ce n’est pas la première fois que Popovich choisit de stratégiquement reposer ses meilleurs joueurs en fonction du calendrier, mais cette fois David Stern ne l’a pas apprécié.

Stern, dans un communiqué avant le début de la rencontre, s’est excusé auprès des partisans et à souligné qu’il envisagerait sévir à l’endroit des Spurs et de Popovich avec des sanctions encore à déterminer.

La goutte de trop comme on dit.

Sauf qu’à part mettre la table pour les débuts attendus d’Adam Silver en 2013, quels sont les motifs de Stern dans sa décision de sévir l’un des entraîneurs les plus respectés du circuit pour une action qui n’est pas inhabituelle, connaissant le personnage?

Personne ne s’est véritablement offusqué de la manœuvre de Pops. Les partisans des Spurs connaissent les stratégies de leur entraîneur. Les amateurs à Miami préparaient déjà les cartes de remerciements pour la victoire facile (qui n’a pas été si facile). Les poolers se sont ajustés et Vegas a corrigé le tir sur la ligne du match. Bref, un jeudi soir sans histoire pour la planète NBA.

Stern, lui, y voit une montagne et c’est ce genre de détails qui nous force à remettre en question la pertinence du commissaire depuis quelques saisons déjà. La gestion du conflit entre les joueurs et les propriétaires l’an passé était un véritable festival de la mauvaise foi et Stern, au terme de son très long règne au sommet de la NBA, étire la sauce autant que possible.

Le danger ici, en sévissant contre les Spurs, est de créer un précédent pour un problème qui n’existe pas, sauf peut-être dans la loupe des sacro-saintes cotes d’écoute qui dictent tous les aléas de nos sports favoris.

En hypothéquant au possible la carte de la « balance compétitive », Stern sonne comme un gramophone enfermé dans un grenier qui s’éreinte au son des mêmes mélodies qui ont bien failli coûter la saison à tout le monde l’an dernier. Avec l’argent en tête, Stern oublie que les joueurs de la NBA ne sont pas des machines et que la structure même du calendrier est peut-être à revoir.

Parce qu’au fond, si Stern ne veut pas que les joueurs se reposent, pourquoi ne pas couper des matchs? Raccourcir les voyages? Effacer les « back-to-back » qu’aucun joueur de plus de 25 ans n’apprécie le matin venu?

Si problème il y a (la question se pose), la solution ne réside certainement pas dans l’encre du crayon qui signera un gros chèque à l’attention de la NBA.

Et si Stern veut prioriser les réseaux télé et les matchs de grandes écoutes, il faudrait peut-être s’assurer de mettre en vedette deux équipes bien reposées et non une équipe qui enfilent un deuxième match en autant de soirs, sur la route, durant un voyage de 11 jours.

Après tout, c’est Stern qui signe le calendrier au début de la saison. Une signature qui porte beaucoup plus de sens que celle au bas d’un chèque d’amendes sitôt signé, sitôt oublié.

On ne dit pas que Silver sera drastiquement meilleur – mais il peut difficilement faire pire que le fantôme de Stern.

Feed

jack turcotte a dit...

la solution , tu fais jouer le "big 4" pendant le 1er et meme une partie du 2 ie quart et apres tu less assis pour le reste. Sans rentrer dans les details, si tu n'habille pas tes joueur le spectre du gambling se pointe.

Denis Beauchamp a dit...

Et si l'entraîneur avait dit que ses joueurs avaient un virus de la grippe espagnole asiatique hindou, le fou du roi de Stern aurait accepté l'excuse plus facilement que seulement avoir la vérité: mes joueurs doivent se reposer, le match n'est pas important pour mon classement et, dans sa tête, il se disait surement...va te faire fou...commissaire de mes deux!

Stern veut protèger ses cotes d'écoutes? Qu'il fasse un calendrier équitable pour les deux équipes alors. Oh que oui qu'il doit être un grand ami de celui qui fait niaiser les amateurs de hockey cette année...Bête man.

sam sagat a dit...

Finalement, Stern est comme son disciple, Bettman...

Philippe Larivière a dit...

Ouin, mais moi j'y vois plus le fait que pendant un match diffusé à l'échelle nationale, les gros noms ne jouent pas. D'après moi, Stern n'a rien contre le fait de faire reposer les joueurs... c'est juste que le match était regardé à travers les états-unis en entier, et que c'était effectivement un manque de respect envers les fans de basket. Et il y a la question $$$$ ... la ligue a du faire pomal moins d'argent avec l'équipe "B" des spurs.

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