Stéphane Morneau

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Greg Oden, corps et âme

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Il y a des légendes qui s’inscrivent dans la mémoire collective pour leurs exploits sur le terrain, les obstacles qu’ils ont surmontés ou les accomplissements qu’elles ont cumulés.

Il y a aussi, malheureusement, les légendes qui nous marquent pour les questions qu’elles soulèvent, et dans certains cas, pour le potentiel qu’elles possédaient.

Greg Oden, le «Gentle Giant», fait partie de cette deuxième catégorie.

On se réjouit de voir qu’il tentera d’effectuer un retour au jeu dans la NBA la saison prochaine. Même si les blessures lui collent à la peau comme la misère sur le pauvre monde depuis 2007, la Planète NBA se porterait franchement mieux avec le sourire contagieux d’Oden sur les parquets et son réel don pour le basket-ball défensif « à l’ancienne » qui manque cruellement au sport d’aujourd’hui.

Parce que même si elles sont brèves, les présences d’Oden sur le bois franc étaient spectaculairement prometteuses. En santé, Oden aurait fortement menacé le trône de Dwight Howard au sommet des centres de la NBA.

Sauf que la portion « en santé » sera toujours problématique et l’hypothèse suivra Greg Oden toute sa vie.

Le premier choix au repêchage de 2007, devant Kevin Durant qui n’a plus besoin de présentation, sera éternellement précédé par un « et si » rempli d’inquiétudes par rapport à son corps trop fragile pour les rudiments d’un sport exigeant.

En 2009, avant de voir son genou flancher à Chicago, Oden était l’un des joueurs les plus efficaces de la NBA malgré son jeune âge. Sa présence défensive, son instinct pour les rebonds et les blocs et son imposante présence en offensive offraient aux Blazers une sérieuse option en prévision des séries éliminatoires. L’histoire en décidera autrement, mais Greg Oden était sorti du spectre de Sam Bowie.

Jusqu’à ce que l’ombre de Bowie le couvre complètement…

- Un corps qui lui refuse la gloire

On parle souvent de joueurs qui deviennent des « busts » à la suite d’un repêchage médiatisé et rempli d’espoirs. Particulièrement dans le cas des athlètes de grandes tailles, l’étiquette désobligeante n’est pas une rareté dans la NBA. Les DG aiment prendre des risques sur des choses qui ne s’enseignent pas et la taille favorable pour jouer sous les paniers est l’une de ces choses.

Voir un centre prometteur ne pas réussir dans la NBA, c’est un peu comme croiser des joueurs compulsifs au Casino de Montréal.

Mais dans le cas d’Oden, le talent était indéniablement présent. C’est plutôt son corps, fragile, qui s’est dressé entre lui et le succès depuis son plus jeune âge.

On parle beaucoup de ces trois chirurgies au niveau des genoux. Bien qu’elles soient d’une gravité inquiétante, elles ne représentent pas les seules inquiétudes d’Oden au cours de sa carrière parsemée de blessures.

On se rappelle qu’Oden a effectué ses lancers francs de la main gauche durant toute une saison à Ohio State, dans la NCAA, vu qu’il était ennuyé par une blessure récurrente au poignet droit.

Ses premiers pas dans la NBA, lors des activités de la ligue estivale pour les jeunes espoirs, ont été interrompus. Il s’est fait retirer les amygdales d’urgence.

Des blessures à la cheville, au pied et une fracture de la rotule lui ont aussi fait manquer des matchs dans la NBA.

En tout et partout, Oden a joué l’équivalent d’une saison complète dans la NBA, soit 82 matchs pour les Trail Blazers de Portland.

L’équivalent d’une saison complète, de 2007 à 2011. L’histoire d’Oden ne se raconte pas sans parler de ses blessures, d’ailleurs, les animateurs de la populaire émission PTI, sur les ondes d’ESPN, le soulignaient en 2007.

- La vie après la déception

Ce qui est désolant dans le cas d’Oden, c’est qu’il fait partie des «bons gars» que l’on veut voir réussir. D’Ohio State à Portland, tous les coéquipiers d’Oden n’ont que des bons mots pour lui qui était toujours souriant pour les journalistes, un peu bouffon pour les partisans et sincèrement attachant pour son entourage.

Sauf que les déceptions, éventuellement, rattrapent son homme.

Sur la touche à Portland, loin de sa famille, Oden a confié avoir combattu une dépression et un problème d’alcool. Il en discute d’ailleurs ouvertement avec son ami, l’auteur Mark Titus, collaborateur au portail Grantland.com

http://www.grantland.com/story/_/id/7908766/a-rare-interview-former-no-1-overall-pick-greg-oden-injury-plagued-career

La timidité d’Oden est évidente à la suite de cet entretien et, surtout, le poids des attentes pèse lourd sur les épaules du jeune homme.

Quand on regarde Greg Oden, sa taille démesurée, ses traits vieillis par la croissance prématurée et sa voix profondément gutturale, on croirait entendre un homme dans la quarantaine qui se rappelle ses années de gloires adolescentes. Mais Oden, malgré tout, reste un homme de 24 ans qui, à une époque, avait le monde du basket-ball à ses pieds.

- 2013 et la suite des choses

Oden et l’équipe de médecins qui l’entourent ont une approche très conservatrice avant de renvoyer le géant dans la mêlée. Sa dernière chirurgie s’est déroulée sans problème il y a près d’un an, mais la prudence est nécessaire dans le dossier d’Oden.

Le Heat de Miami est en tête de liste des équipes qui souhaiteraient sécuriser les services du jeune centre en lui offrant un contrat avant la fin de la saison pendant qu’il complète son diplôme à Ohio State en plus de soigner son genou.

Parce que le risque avec Oden en vaut certainement la chandelle et Pat Riley n’en est pas à son premier pari risqué dans la NBA.

Même s’il n’a pas joué dans la NBA depuis décembre 2009, tout le monde se souvient de l’immense potentiel d’Oden. Le Heat n’est pas seul dans la course à l’obtention de l’imposant jeune homme, soyez-en certains.

Les bonnes nouvelles se font plutôt rare dans la vie d’Oden, souhaitons-lui que celle-ci s’étirera dans le temps. La NBA s’ennuie d’Oden et sans lui, il y a un manque à combler.

Feed

Jules Mathieu a dit...

C'est un bon billet sur Oden, très intéressant à lire. Si Oden arrive à jouer du bon basket, le Heat pourrait bien bénéficier de son aide.

Patrick Raphael a dit...

Portland a perdu sur toute la ligne avec Brandon Roy et Greg Oden. Ce duo devait amener Portland vers le championnat mais les deux ne jouent même plus à cause de problèmes récurrents au genou (Roy a même pris une retraite temporaire avant de revenir au Minnesota pour jouer à peine quelques matchs avant que son genou fasse encore des siennes). En plus, ce qui fait encore plus mal pour Portland est qu'Oden a été repêché juste avant Kevin Durant!!!

Alexandre Boudreault a dit...

J'ai suivi Oden avec interet lors de son passage en NCAA a Ohio State jusqu'a son repechage, quel avenir prometteur il avait! Tellement dommage de voir ou il en est rendu avec le talent qu'il avait et a toujour mais lorsque le corps ne suit pas...

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