Le malheur des uns...
Il y a onze ans, les Kings de Sacramento regardaient Robert Horry opérer un autre miracle, brisant ainsi les espoirs de C-Webb et compagnie d’atteindre la Finale de la NBA.
À l’époque, le mauve et noir grimpait les échelons de la notoriété et les partisans à Sacramento présageaient un avenir décoré pour Webber, Peja, Vlade et les autres. Avec 61 victoires en 2001-02, les Kings étaient au sommet de l’Ouest et, sans les miracles d’Horry et les monstrueuses séries de Shaquille O’Neal, il y aurait peut-être une bannière de championnat dans les racoins de la toiture du Sleep Train Arena.

Les frères Maloofs, Rick Adelman et toute l’organisation des Kings ont presque touché le sommet du monde de la NBA.
En 2012, cependant, le plancher a glissé graduellement de sous les pieds des Maloofs et, après des mois de rumeurs et de spéculations, semblerait-il que la vente pour la majorité de l’équipe soit finalisée, imprimant de ce fait un aller simple vers Seatlle qui attends à bras ouvert le retour de ses défunts SuperSonics.
Les « Zombie-Sonics » ne seront plus, aux grands malheurs des partisans à Sacramento.

Sans entrer dans les détails des déboires financiers des Maloofs, c’est tout de même désolant de voir qu’un groupe de partisans aussi fervents que celui de Sacramento se retrouvera « tout-nu dans la rue » après le départ de la dernière équipe d’un sport majeur dans leur ville.
Restera les miettes, et encore…
À Seattle, le nouveau groupe de propriétaires tentera de faire oublier la gestion gauche et négligente du géant Starbucks qui a créé, dans la foulée, un divorce hypermédiatique menant à la création du Thunder et au deuil des partisans du vert et jaune des belles années de Shawn Kemp.
Faire revivre une ville de sport comme Seattle est une bonne chose, mais en tuer une autre comme Sacramento en est une mauvaise. C’est le beau et le laid du sport professionnel, enveloppé dans une seule et unique transaction à double tranchant.
Pour les férus de la glace, l’histoire rappelle la retraite de Badaboum et des Nordiques. Une histoire de gens heureux et d’autres, moins heureux.
Alors, on se rappelle les Kings, malgré tout, et on se réjouit du retour des Sonics.
Un héritage n’est pas mieux qu’un autre, mais c’est toujours une victoire de voir la ligue corriger ses erreurs du passé. Et permettre le départ de Sonics, en premier lieu, était une grave erreur.






