Stéphane Morneau

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XLVII - Le triomphe de La Nouvelle-Orléans

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L’effervescence du Super Bowl XLVII, la puissante prestation de Beyoncé et l’ultime triomphe des Ravens auront certainement contribué à souligner, le temps d’une journée mémorable, la beauté d’un sport.

La magnificence de La Nouvelle-Orléans, hôte festive d’une tradition grandissante, aura aussi été au cœur des conversations au cours de la dernière semaine.

Toute la gloire d’une soirée, cependant, n’efface pas le fardeau de la mémoire qui afflige La Nouvelle-Orléans depuis le mois d’août 2005, quand les digues entourant la ville croissant ont trahi la confiance des résidents, créant une fissure dans le temps se résumant par la simple évocation de la responsable de cette tragédie humaine : Katrina.

En 2013, le Superdome de la Louisiane ouvrait ses portes aux festivités du Super Bowl pour la septième fois, un sommet pour les stades américains. C’était aussi la première fois que la fanfare de Roger Goodell empruntait les airs du Mardi Gras depuis 2002, lorsqu’elle lança du même coup la carrière d’un certain Tom Brady.

Pour ce retour en Louisiane, le carnaval du Super Bowl emprunte une trame de la vie qui l’entoure pour se situer dans le temps et l’espace. Il y a un avant-Katrina et, désormais, un après-Katrina qui s’attache à l’histoire chargée du match le plus médiatisé de l’année.

On peut dire sans se tromper qu’il s’agit d’un baume sur le cœur que de voir La Nouvelle-Orléans festive, chaleureuse et accueillante pour toute la démesure qui entoure le Super Bowl. Les journalistes, les touristes, les soirées arrosées et les fanfares tonitruantes ont volé la vedette cette semaine et Bourbon Street, entre autres, a repris ses couleurs sans aucune gêne.

Comme avant, et ça fait du bien.

La normale démesure de La Nouvelle-Orléans, la bonne humeur contagieuse des résidents et l’harmonie des cuivres, des chants et des joies, sans amertume, sans nostalgie. 2005 est une cicatrice encore vive et chaque parcelle de soleil réconforte à sa façon.

Mais la joie autour d’un évènement majeur comme le Super Bowl est un bon prétexte pour utiliser sa mémoire et mettre en perspective l’ampleur des festivités pour La Nouvelle-Orléans. L’ampleur, pas au niveau de l’énergie déployée, mais plutôt du chemin parcouru par cette ville qui, en 2005, croyait vivre la fin de tout.

En fait, on croyait tous un peu la même chose. Si l’apocalypse et les films catastrophes se cherchaient un visage, La Nouvelle-Orléans souillée par ses eaux avoisinantes avait certainement la gueule de l’emploi.

Pour aider la mise en perspective, et l’exercice de mémoire, le réalisateur américain Spike Lee nous a laissé un témoignage étoffé de ces évènements inoubliables, en 2006, posant sa caméra sur la ville, ses habitants et l’Amérique silencieuse devant un drame d’une telle ampleur.

When the Levees Broke: A Requiem in Four Acts est la réponse de Lee à la suite des inondations provoquées par Katrina. Cumulant des dizaines de rencontres et de témoignages, le film permet de revivre, avec un certain recul, la grande noirceur dans laquelle fût plongée La Nouvelle-Orléans et de laquelle elle s’extirpe encore, une festivité à la fois.

Sans faire une critique étoffée du film, qui comporte tout de même un point de vue et quelques défauts navrants, on peut quand même affirmer qu’il s’agit du testament d’un évènement marquant et que pour bien cerner l’importance du football, du Super Bowl et des Saints à La Nouvelle-Orléans, c’est impératif d’offrir un visionnement à ce documentaire.

Les images d’un Superdome rempli de réfugiés détonnent quand celles d’un Ray Lewis, effectuant pour une dernière fois sa danse de l’écureuil devant une foule assourdissante, sont encore fraîches dans nos mémoires. Mais la panne de courant de dimanche est loin d’être la seule noirceur du dernier fleuron francophone des États-Unis.

Un retour en arrière, via la mémoire et les images de Lee, pour accentuer le plaisir d’une célébration sportive qui dépasse le cadre de lignes et de chiffres tracé sur la pelouse artificielle de la Louisiane. Pour les sportifs, la tradition a toujours été un indicateur des performances du présent. Comparer les vedettes d’aujourd’hui à celles d’hier et alimenter les discussions autour d’une table partisane. Dans ce cas-ci, le passé n’est pas nécessairement sportif, mais il n’en demeure pas moins révélateur de la performance de La Nouvelle-Orléans, dimanche, pour le 47e Super Bowl.

Les Ravens repartiront de la Louisiane avec le trophée Vince Lombardi, mais La Nouvelle-Orléans peut se réjouir d’un triomphe encore plus imposant – celui de la vie qui se poursuit.

Comme quoi le soleil se lèvera toujours, malgré tout.

D’ailleurs, pour poursuivre les festivités, le Mardi Gras prendra racine dans les confettis fraichement tombés à la suite du triomphe des Ravens, lui qui se déroulera le 12 février cette année. Une dernière décadence avant le carême et le repos pour La Nouvelle-Orléans qui l’a bien méritée et peut se dire : « Mission accomplie ».

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François-Xavier Clément a dit...

Je te cite : "la puissante prestation de Beyoncé"...

Permets-moi de te reconnecter avec ton texte que tu sembles avoir oublié... Si tu en fais mention, attend toi à ce qu’on puisse en débattre… Alors, j'imagine que tu aimes le rouge du CH ?

Est-ce qu’on aurait du mal à concevoir que tous n’ont pas la pensée unique ?

Ta réponse suggère que tu n’as pas vu la pauvreté de la Nouvelle-Orléans, mais encore une fois permet moi de te reconnecter avec ton texte… Les trois quarts de ton texte en font mention!!!

On ne doit pas avoir le même lunettier, parce que le Super Bowl que j’ai vu était très bon au niveau sportif, mais contrairement à toi, je n’embarque pas dans toute la pétarade de superficialités qui veut que tout le monde il est beau, tout le monde il est bon…

Alors, j’imagine que tu aimes le rouge du CH ?

Stéphane Morneau a dit...

@ François-Xavier

Tu fais vraisemblablement partie d'une minorité amère dans ce cas, car la panne a très peu été critiquée après coup. Roger Goodell a d'ailleurs confirmé que les candidatures futures de NOLA ne seraient pas affectées par cet incident.

Deuxièmement, que tu apprécies ou non Beyoncé n'apporte rien au débat. C'est un peu comme dire que le Canadien de Montréal est une mauvaise organisation parce que tu n'aimes pas le rouge.

Si tu as vu de la pauvreté dans ces célébrations du SB47, tu ne regardais pas la même télé que moi et le reste de l'Amérique.

C'est dommage, tu as manqué tout un show.

Sans rancune.

François-Xavier Clément a dit...

Faudrait cesser d’encenser tout et rien !!!

Pour commencer, le show de la mi-temps était fade… Mi-figue, mi-raisin et ne passera certainement pas à l’histoire… Beyoncé a offert un show pour tous, sans grande envergure, correct au mieux si on est des fans de longue date des Destiny's Child…

Et maintenant, le triomphe de la Nouvelle-Orléans ?

Comment un black-out de 35 minutes peut ne pas porter ombrage à toute l’organisation du Super Bowl ? (Scusez le jeu de mot :P)
(CONTINUE...)

François-Xavier Clément a dit...

(SUITE)
Je veux bien croire que la Nouvelle-Orléans et la Louisiane ni sont probablement pour rien, mais aujourd’hui le goût amer qui reste dans la bouche, n’en est certainement pas un de houblon mal digéré !

La Nouvelle-Orléans par le truchement de son plus grand emblème, le SuperDome, passe encore une fois pour une région pauvre… Déjà que Katrina avait jeté le voile sur cette région, la panne de courant de 35 minutes au Super Bowl n’a que renforcé cette impression déjà bien établie – hey ce n’était pas une course de Monster Truck là, on parle du Super Bowl, le show médiatique de l’année sur la planète !!!

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