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La dégelée contre les Ravens: signe des temps ou anomalie temporaire?

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Il est de bon ton depuis quelques années pour plusieurs observateurs médiatiques américains de mépriser les Steelers et leurs succès comme organisation. Depuis l’an dernier, s’est ajouté à ce venin le poison distillé par Roger Goodell et les officiels à l’encontre du jeu viril de certains Steelers, comme si le football américain devait se “guérir” du danger inhérent évident pour quiconque a pratiqué ce sport.

Eh bien, ces observateurs s’en donnent à coeur joie depuis hier. Certains annonçaient depuis le dernier Super Bowl le déclin inévitable des Steelers, une équipe déjà trop vieille l’an dernier, mais qui avait su profiter de la bonne fortune (lire: l’élimination des Patriots par les Jets) pour se payer une dernière virée au Super Bowl avant la maison de retraite.

Le repêchage plutôt discret des Steelers en 2011, combiné à leur timidité habituelle dans ce marché inédit d’agents libres après la grève, ont contribué à renforcer cette image d’une équipe ayant passé sa fenêtre d’opportunité. A preuve, cette défensive gériatrique, dont la majorité des partants importants a plus de 30 ans.

Est-ce à dire que la partie pathétique que les Hommes d’acier ont commis face à leur rivaux jurés, les Rat-vens, dimanche après-midi, justifie cette hypothèse d’un rapide déclin amorcé? Ou bien s’agit-il d’une anomalie, d’un “mulligan” comme on dit au golf, et dont les hommes de Mike Tomlin sauront admirablement se relever, en commençant par les Seahawks en reconstruction de Pete Carroll, le week-end prochain.

A mon avis, il y a un peu des deux. Mais plus du premier que du second, j’en ai peur.

Oui, la défensive Steelers, exceptionnelle au cours du règne de Dick Lebeau, a montré son âge hier. Et s’il y a une chose qui a été démontrée, c’est la vulnérabilité d’un système défensif qui repose sur la performance de trois piliers essentiels, en harmonie, qui ne fonctionne pas si l’un seul n’est pas à la hauteur d’attentes surhumaines. Je parle ici de Hampton, Harrison et Polamalu, bien sûr. Les trois incarnent bien à la fois le génie et la fragilité du système Lebeau. La ligne défensive (qu’incarne Hampton) se doit d’occuper un maximum de la ligne offensive adverse, en protégeant ainsi ses secondeurs, les gardant relativement libre des mastodontes de 300 lbs, tout en pénétrant profondément dans le champ arrière pour déranger la course et le quart-arrière. Les secondeurs (représentés par Harrison) sont puissants, dominants, polyvalents et rapides. La tertiaire (à la fois incarnation et exception, Polamalu) est juste assez talentueuse pour bénéficier du temps raccourci pour les quarts adverses, et peut ainsi utiliser pleinement le facteur intimidation pour les demis de sûreté, tout en donnant de l’aide aux demis de coin juste assez bon pour soutenir une couverture zone.

On l’a vu au dernier Super Bowl, il suffit d’un grain de sable dans l’engrenage pour que la défensive Lebeau rencontre sa kryptonite. Polamalu souffrait d’une blessure au pied, et n’a été que l’ombre de lui-même, dans un rôle tout aussi réduit par la nécessité de couvrir les faiblesses des CB2 et 3 (McFadden et Gay).

On l’a vu également lors de l’absence prolongée de Hampton, il y a quelques années, alors que la ligne défensive a permis aux joueurs de ligne de se “payer la traite” sur les secondeurs des Steelers.

Ah oui, les secondeurs. Il est douloureusement évident que James Harrison n’opèrait qu’à 60% de ses considérables talents physiques, à cause de problèmes de dos. Tout à coup, parce qu’il peut être maîtrisé par un plaqueur ordinaire souffrant d’un excès de poids (McKinnie), plus besoin de deux bloqueurs sur le 92, et Woodley en souffre. Pendant ce temps, Farrior-Foote démontrent leur âge en couverture d’ailiers rapprochés et demis, et Timmons joue du football de rattrapage, malgré ses 10 plaqués.

C’est un bromide que de rappeler que le football est un jeu d’équipe. Pour une organisation, de se fier trop à la performance sans défaillance de trois joueurs dans la trentaine devient un risque inacceptable, si on aspire aux grands honneurs sur plusieurs saisons. Vous aurez remarqué que les successeurs putatifs de Hampton, Harrison et Polamalu ne sont pas déjà avec l’équipe; s’ils y sont, ce ne sont que de simples mortels, à date. Pire, avec la prolongation concédée à Polamalu, un joueur hors-norme mais fragile, c’est une proportion quasi-inacceptable de votre plafond salarial qui est allouée à ces seuls trois joueurs.

Avec la poussière qui retombe sur les prolongations de contrat, les observateurs commencent à murmurer que les Steelers pourraient être jusqu’à 20 millions $ au-dessus du plafond salarial 2012. Ce qui veut dire que c’est maintenant ou jamais. Il s’agit possiblement d’un risque acceptable si l’on veut condamner l’organisation par la suite à une reconstruction défensive pénible; par contre, la relève d’un système Lebeau ne se bâtit pas en une saison. En fait, certains prennent plusieurs saisons pour le faire (C’est le cas de notre super-triumvirat). C’est ce genre de dèche prolongée qui menace peut-être les Steelers, pour la première fois depuis les années ’80.

Peut-être qu’effectivement, cette performance est une anomalie à oublier, ce qu’un équipe mêlant vétérans sages et jeunes loups peut surmonter aisément. La saison est jeune, le calendrier est plus docile que l’on s’attendait, et une saison de 12-4 est toujours possible. J’avais identifié la partie à Baltimore comme une de ces quatre défaites, dans mon for intérieur.

Par contre, ce qui est difficile à effacer, c’est la manière que l’on a été dominé par des ennemis mortels comme les Ravens. Passe encore les performances déculottantes de l’an dernier contre les Patriots, Saints et Packers, qui ont révélé les limites de la tertiaire contre des quarts de génie et des receveurs innombrables. Mais d’ajouter les Ravens à la liste risque d’atteindre au plus profond du mojo des Steelers. Et surtout, c’est dans la manière qu’on a été dominé.

Ajoutons à cela les effets pernicieux des affaires Ben (oui ça mijote encore, j’en suis sûr, demandez à James Harrison), Hines Ward et les commentaires inappropriés du no. 92 sur ses coéquipiers, et on y trouve la recette qui a démoli bien des équipes aspirants aux plus hauts honneurs.

La saison 2011 risque de tester encore plus la solidité de l’organisation, la poigne du coach sur ses joueurs et leur résilience à tout, que 2010 ne l’a même fait.

12 et 4, oui, toujours possible. Un Super Bowl à nouveau? De plus en plus douteux.

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quritik a dit...

Animaldédé,

Tu as une belle plume.

animaldede a dit...

@Stéphane: ouch! Mendy est un risque, surtout cette année. Personne ne sait quels dommages ses opinions, et surtout, celles de ses coéquipiers à son sujet, ont fait à sa psyché. Et puis le mental est tellement important pour ce type, qui a tendance à ne pas prendre soin du ballon quand il n'est pas totalement focusé. Enfin, derrière une ligne offensive qui vient en plus de perdre un de ses meilleurs pour la course, Colon, eh que ça regarde mal. Bonne chance dans ton pool!

animaldede a dit...

@Alexandre: Tu as raison, j'ai oublié d'ajouter "désormais" avant ordinaire. Il n'était même pas certain de jouer, en raison de son manque de forme.

Stéphane Bélanger a dit...

Je crois que ce n'est que temporaire, enfin je l'espère. Mon premier choix à 41$ sur une masse salarial de 200$ a été Mendenhall dans mon pool et il n'a même pas fait 2 pts. En plus, on va les voirs le 10 oct contre les Titans. Big Ben a toujours été bon ou mauvais mais là, c'était les Ravens qui étaient trop fort. J'en revient pas encore. Eux aussi vieillissent et ça ne parait pas. Pour les blessures, les eagles ont 2 blessés important en Samuel et Rodger-Cromartie et ça n'a pas trop parru. De toute façon, je prends pour les Pats mais j'espère que les Steelers nous donnerons du plus beau football dans les 15 autres parties. Moi, je dit 10-6.

Alexandre Landry-Minier a dit...

pour un plaqueur ordinaire qui a quand même été au pro bowl mckinnie

En gros c'est pas uniquement la défensive qui s'est fait passer pour des pions, mais big ben a souffert toute la journée de sa ligne offensive vraiment médiocre et Suggs, Ngata se sont tout simplement amuser comme des enfants amenant les erreurs de big ben

En gros sa ressemblait pas mal plus un match baltimore vs cleveland que un match baltimore vs steeler

sylvain gilbert a dit...

Les choses vont se replacé,du moins je l'espere.

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