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Frédéric Plante

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Quand le patron donne l'exemple!

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On ne pourra pas reprocher à Denis Therrien de ne pas mettre en application ce qu’il prêche depuis plusieurs années. L’importance de se garder en forme!

Le 7 avril prochain, le président-directeur général de Courir à Québec prendra le départ du célèbre marathon de Paris. Il sera alors âgé de 60 ans et effectuera du même coup un retour sur la distance du marathon après une pause de plusieurs années.

“Ça fait 5 ans que j’ai arrêté de courir. Ironiquement, plus j’ai travaillé à faire courir des gens à Québec, moins il m’en restait pour courir moi-même! Mais c’est une mauvaise excuse et je le sais. Je me suis remis à l’entraînement de façon progressive avec comme objectif d’amasser un dollars par mètre parcouru à Paris. Si tout va bien, je remettrai donc 42 195 dollars à la Fondation des maladies du cœur de l’AVC”, explique Denis Therrien.

Le grand patron de la course à Québec se souvient parfaitement de ses débuts comme coureur. Il raconte cet épisode de sa vie avec un mélange d’enthousiasme et de nostalgie.

“C’était le matin du 14 janvier 1994. Lorsque j’ai grimpé sur la balance, la petite aiguille pointait 300 livres. Je n’ai pas aimé ça du tout! Je me suis alors dit que c’était assez et que ça se terminait maintenant. J’ai alors commencé à faire attention à ce que je mangeais et j’ai perdu une trentaine de livres. Mais je ne trouvais pas que c’était assez. À la fin du mois d’avril 1995, j’ai entrepris de faire de la marche! Puis, tout naturellement, je suis passé à la course à pied.”

Denis Therrien avait une façon bien particulière d’augmenter la distance de ses sorties de course. Il y allait graduellement en comptant les maisons sur la rue. Il en ajoutait quelques-unes à chaque jour. À la fin du mois de juin 1995, son jogging quotidien le conduit jusque sur les quais du Vieux-Port, à 16,5 kilomètres de chez lui. Il décide alors de s’inscrire à son premier marathon, celui de Montréal, trois mois plus tard.

“Ce fut une très grosse erreur! Je ne connaissais pas grand-chose à la course et ai fait tout ce qu’on ne doit pas faire. Mal chaussé, mal entraîné et je ne savais même pas qu’on devait boire en courant! J’ai terminé avant-dernier en 5h18. La voiture de fermeture du parcours me suivait”, avoue-t-il en riant.

Loin de se laisser décourager, il s’informe correctement et se lance dans l’entraînement pour la même épreuve l’année suivante. Il terminera finalement le marathon de 1996 avec un chrono de 3h43. On le reverra également à Philadelphie deux mois plus tard en 3h33.

C’est lors de ses entraînements que germe en lui l’idée d’organiser un marathon à Québec. En août 1998, après de nombreuses rencontres avec des gens d’affaires de la région et différents collaborateurs, il assiste finalement au premier coup de départ de la course québécoise de 42,2 kilomètres. 2078 coureurs s’étaient inscrits.

Pour amortir les frais du marathon, un calendrier de courses variées s’ajoute au programme de Courir à Québec. Des épreuves classiques (Descente Royale, Défi des Dames de cœur), originales (Course des fantômes, Défi des escaliers) ou historiques (Bataille des plaines). Pour cette petite dernière, Denis Therrien ne cache pas sa fierté et sa fébrilité.

“Pour la première édition de la Bataille des plaines, le 2 juin prochain, nous allons diviser les coureurs en deux groupes distincts. Les dossards bleus et les dossards rouges. À la toute fin de la compétition, nous additionnerons le chrono des coureurs selon la couleur de leurs groupes pour déterminer le clan gagnant. Les coureurs porteront un autocollant de la couleur de leur équipe dans le dos. Il y aura ainsi une compétition permanente tout au long de la course puisque je vous jure qu’un coureur rouge qui voit qu’il est devancé par un coureur bleu fera tout pour le dépasser et ainsi gagner du temps pour son équipe.”

Puisque le calendrier estival est déjà bien en place, Denis Therrien peut actuellement se consacrer plus sérieusement à son entraînement. Déjà, il a perdu 35 livres. Le 25 février 2013, il a terminé le demi-marathon de la Nouvelle-Orléans en 2h06 minutes. C’était son premier 21km depuis 2007.

En bout de ligne, le futur marathonien sexagénaire espère que son message sera bien compris et en inspirera plusieurs. “Il n’y a pas d’âge pour se remettre en forme. Et pas besoin que ce soit un marathon. Juste s’arranger pour être bien dans sa peau. Je n’ai pas d’objectif de temps à Paris. Mais si je sais que je peux faire du bien à d’autres grâce à mes pas, je serai comblé.”


Pour encourager Denis Therrien dans sa collecte du Marathon de Paris cliquez ici.

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Daniel Lequin a dit...

Félicitations à Denis. Effectivement, il sagit d'un bel exemple de sa part combiné à un beau geste de charité.

Francis Bélanger a dit...

De 300 livres en janvier 1994 à courir un marathon en 3h33 à Philadelphie en 1996...

C'est une fascinante progression. Bravo! La suite des choses m'intéresse. Comment a été l'année 1997 pour la course à pied?

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