Jean Pagé

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Mentir c'est normal...avant les élections et après la chasse.
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Réponses à Vincent Meloche

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Jean Pagé Catégorie : Chasse

Ses critiques se rapportent à mes voyages payés – à mes « amis »les pourvoyeurs – à mon manque d’intérêt pour la protection de l’environnement – aux contributions des pourvoyeurs – Kenauk et les autres – aux mauvaises décisions pour le caribou.

• A RDS, j’ai toujours eu de très bons honoraires. Les dépenses étaient de mon essor : auto, hydravion, essence, transport, logement. Mon employeur me paie un très bon salaire, je n’ai jamais eu besoin de demander la charité à personne. Encore moins d’accepter de l’argent d’un pourvoyeur. Si tel avait été le cas, je ne serais pas encore là. Ceux qui l’ont fait, ne firent que passer dans la profession.

• La seule dépense, qui m’était remboursée par RDS, était celle des pourboires, à ceux qui conduisaient hors-bord, ou véhicule sur le terrain du territoire que je visitais. J’aimerais ajouter : le journaliste qui se rend couvrir une partie de hockey doit-il payer son billet et son stationnement ?

• Les pourvoyeurs, tout comme certaines ZEC, la SEPAQ et autres organismes du genre m’accueillaient. C’était normal, je travaillais à leur monter un film, sans aucun frais. RDS le présentait et leur en remettais des copies – je le sais, c’était moi qui les expédiais.

Il faudrait peut-être que vous réalisiez qu’un film, ce n’est pas seulement les 25 minutes que vous voyez à la télé. Mais des heures et parfois des jours, en ce qui me concerne. C’est moi qui fais la recherche, rédige les textes, m’associe aux réalisateurs, en plus de faire le trajet et d’être présent à l’écran –sans oublier
les enregistrements en studio pour diffuser éditorial et nouvelles.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais dans mon émission jamais nous avons reçu de critiques du genre de la vôtre.

• Pour ce qui est des pourvoyeurs, oui ce sont de mes amis, tout comme tous ceux, qui sont impliqués dans la chasse ou la pêche.
Tous les organismes mentionnés plus haut, tout comme les politiciens me concernent. Comment voudriez-vous parler de chasse et pêche, si ce n’était d’eux. Très rares furent les bons ministres – je l’ai répété plus souvent qu’à mon tour.

• Vous parlez de protection de l’environnement, rien ne me sert de vous en causer, vous semblez ne m’avoir jamais lu, pas plus que d’avoir écouté mes éditoriaux. Je suis de ceux, qui s’est impliqué le plus dans la protection de l’environnement au Québec. Que ce soit pour les abus par l’Hydro, nos dirigeants de Québec et encore plus les compagnies forestières. Mes éditoriaux virulents firent sursauter le gouvernement en maintes occasions.

Jamais en 26 ans, mes textes furent censurés à RDS, on m’a toujours accordé une entière liberté. J’en profite pour les en remercier.

• Les pourvoyeurs ont contribué à l’amélioration des conditions fauniques au Québec. Ils ont assumé une bonne partie de la protection de territoires, lors de la disparition des clubs à des fins politiques. La qualité des produits, qu’ils offrent de nos jours est indéniable. Grâce à leurs aménagements ils ont reconstitué des régions complètes sur le plan touristique. C’est le cas de Lanaudière,
où vous pouvez pêcher la truite à l’année longue, grâce à leurs ensemencements –issues de pressions incessantes du signataire et de la compréhension du ministre de l’époque.

• Vous critiquez Kenauk à Montebello, il est une chose que vous devriez apprendre : C’est un territoire privé, une propriété tout comme la vôtre, si vous en avez une. Il en existe d’autres, de ces territoires, comme la Pourvoirie du lac Blanc et plusieurs anciennes seigneureries. Le propriétaire peut, selon son bon vouloir, accepter ceux qu’il désire. – charger un per diem s’il le veut.

• Les restrictions sur le caribou, il n’est pas question d’avocats comme vous les mentionnez, ou de décisions à l’aveuglette. Si les règlements furent modifiés, ne croyez surtout pas que ça faisait l’affaire des pourvoyeurs. On agissait ainsi pour protéger une partie de notre cheptel sauvage – des cervidés qui connaissent actuellement des problèmes. On le faisait pour le chevreuil, des piètres récoltes d’un millier et un peu plus, nous en abattons de 50,000 à 60,000 à tous les ans. C’est aussi grâce aux restrictions impoisées, que nous obtenons nos succès dans la chasse à l’orignal.
Trouvez-moi un pays dans le monde où nous pouvons obtenir de si bonnes conditions.

Il est rare que je prends la peine de rédiger aussi longue réponse. J’ose espérer qu’elle saura profiter à d’autres amants de la chasse et de la pêche. Je n’ai point l’intention d’en faire une habitude.

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Marc André Carle a dit...

M. Pagé, merci d'écrire ce blogue, que je le trouve très intéressent, des gens comme V. Meloche nous en croisons malheureusement souvent. Je pêche et je chasse depuis plus de 50 ans. Je possède un camp de chasse et pêche en territoire libre, je vais à la Baie James au printemps, au lac Ontario pour le saumon et tout ça avec des amis. Mais de temps a autre nous partons un dizaines de copains et allons dans une pourvoirie.
Je crois qu'ils offrent un service important. Beaucoup de gens n'ont pas la chance d'avoir un camp de chasse ou de pêche. Les pourvoyeurs rendent possible ces excursions, qui sans eux ne serait que des rêves.
La pourvoirie n'est peut-être pas pour tout le monde, mais ça permet à plus de personnes de profité de notre belle nature.

Merci M. Pagé pour tout ces efforts durant tant d'années.

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