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Frédérick A. Lavallée

Frédérick A. Lavallée

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Montreal

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Demain, avant-dernier billet de ma série. À l'ordre du jour : la Finlande. ;)
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'' Je me suis toujours donné à 100%! '' - Luc Robitaille (2/2)

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Robitaille a quitté Los Angeles deux fois…et il y est revenu deux fois…

Après huit saisons en Californie, Robitaille voit les Kings aller chercher Rick Tocchet et un choix des Penguins de Pittsburgh en Juillet 1994 contre…ses services! Auteur de 803 points en 650 matchs, l’ailier recordman prend donc le chemin de la ville de l’acier.

‘’ Super, il passe de Gretzky à Lemieux! ’’

Et non! Super Mario était en sabbatique pour la saison 1995 ( a.k.a. 1994-95 écourtée par…un lock-out! ), la seule de Lucky Luke dans l’uniforme jaune et noir…Pourtant, il connaît une saison respectable avec 23 buts et 42 points en 46 matchs, mais c’est en-deçà de ses statistiques habituelles.

Dans une tentative de chambarder un peu leurs alignements respectifs, les Pens et les Rangers s’échangent deux joueurs chacun à l’été 1995. Les Blue Shirts cèdent Petr Nedved et Sergei Zubov à l’équipe de la Pennsylvanie alors que cette dernière envoie Robitaille et Ulf Samuelsson dans la Grosse Pomme.

Habituellement en santé et en bonne condition physique, le nouveau numéro 20 des Rangers peine à produire autant qu’à ses années précédentes, malgré le fait qu’il ne soit pas nécessairement mal entouré avec l’équipe new-yorkaise…

‘’ J’ai bien aimé mes deux années à New York, mais je jouais pour des instructeurs différents, qui me connaissaient moins. J’ai eu moins de temps de glace, mais on avait quand même une bonne équipe! Je n’ai pas été chanceux non plus, je me suis cassé le pied deux fois et j’ai joué plusieurs matchs blessé. Mais c’était vraiment spécial d’être un Ranger, l’organisation était merveilleuse et j’ai appris un tas de choses qui m’aident encore grandement dans mon présent travail avec les Kings. ’’ de dire celui qui a retrouvé son vieux pote Wayne Gretzky à sa deuxième saison avec les Rangers.

Peu avant la saison 1997-98, les Kings décident d’aller rechercher Robitaille, en échangeant Kevin Stevens pour obtenir ses services. Or, l’équipe avait beaucoup changé depuis quelques années…les Gretzky, Granato et Sandstrom avaient plutôt fait place à Tsyplakov, Murray et Perreault.

Après des saisons de 69 et 48 points à New York, Lucky Luke était prêt à rebondir. Malheureusement, il ne joua que 57 parties en 1997-98, mais accumula tout de même 40 points, dont seize filets.

‘’ J’ai encore eu des problèmes…j’ai joué avec une hernie pendant une partie de mes 57 matchs, puis j’ai dû être opéré. Mais la saison suivante, j’ai donné un deuxième souffle à ma carrière en changeant mon programme d’entraînement et en le rendant plus efficace. Je me suis amélioré et je suis revenu au niveau auquel je me savais capable de jouer. Je remercie les entraîneurs et les docteurs du temps pour leur apport... ’’

Malgré un regain de vie avec des saisons de 39, 36 et 37 buts respectivement, Luc Robitaille et les Kings ne connaissent pas de succès en séries. À l’été 2001, l’ailier gauche est âgé de 35 ans et il n’a pas encore gagné la Coupe Stanley. Cependant, il veut changer tout ça en acceptant une offre de contrat de deux ans des Red Wings de Détroit, qui, à l’époque, formaient une puissance terrifiante dans la LNH.`


Lucky Luke a passé deux saisons à Détroit…

Un jeune du nom de Pavel Datsyuk en était à ses premiers coups de patins dans la LNH. Les légendaires Steve Yzerman, Igor Larionov, Nicklas Lidstrom, Chris Chelios et Dominik Hasek n’étaient que quelques joueurs…parce qu’il ne faut pas oublier la présence de Sergei Fedorov, Brendan Shanahan et Brett Hull!

Conséquemment, l’entraîneur Scotty Bowman confia l’aile gauche du troisième trio à Robitaille. Ce dernier avoua en entrevue il y a quelques années qu’il fallut un bon quatre mois pour s’habituer à la situation. La patience fut cependant, comme l’expression le dicte, la meilleure des vertus! En Juin 2002, notre joueur du jour soulève enfin la Coupe Stanley!!!

‘’ Tout un souvenir! C’était le fun de gagner après seize ans dans la LNH! L’organisation des Wings avait tellement de classe…tu sais, Scotty Bowman, Ken Holland, la famille Ilitch. C’est vraiment top comme équipe, et j’ai beaucoup appris d’eux également pour mon après-carrière. ’’ de mentionner avec admiration le plus prolifique ailier gauche de l’histoire de la LNH.

Après deux années à Détroit, dont une saison 2002-2003 de seulement 31 points, en plus d’être à l’âge sportif professionnel vénérable de 37 ans, il décide de tester de nouveau le marché des joueurs autonomes. Et où s’est il retrouvé? Et oui, avec les Kings à Los Angeles!

Il y est demeuré jusqu’à la fin de sa carrière, deux saisons plus tard, à l’issue de la saison 2005-2006, sans participer aux séries. Bien qu’il surpassa son meilleur total de points à Détroit à sa saison de retour avec les Kings, Robitaille ne compta que 37 buts en 145 parties à ses deux dernières saisons. Loin d’être un mauvais total, bien entendu, mais la fin approchait et, sans regrets, Lucky Luke mit fin à sa carrière…mais ça n’était pas sans un dernier coup d’éclat!


C’est dans cet uniforme que notre petit gars d’Anjou a été à son meilleur…

Le 19 Janvier 2006, Robitaille a marqué trois buts, dont son 551ème avec les Kings, pour surpasser Marcel Dionne comme meilleur buteur de l’histoire de l’équipe. Lorsqu’il donna son dernier point de presse après le dernier match de sa carrière, Robitaille a dit ceci : ‘’ Le soir que j’ai brisé le record de Dionne, mes co-équipiers se sont levés dans le vestiaire pour m’applaudir. Ils n’auront jamais idée de ce que ça a signifié pour moi ’’…

Je lui ai simplement demandé ce que ça signifiait pour lui!

‘’ Quand tu es actif en tant que joueur, tu ne discutes pas vraiment de ce genre de truc, les records, la carrière et tout, avec les autres joueurs. Mais quand ils te montrent un respect par rapport à tes accomplissements et ta carrière…(il prend une pause)…c’est très dur à décrire Fred. Mais quand je suis revenu dans le vestiaire, et qu’ils (ses équipiers) se sont levés pour m’applaudir comme s’il étaient des fans…c’était émouvant et je ne l’oublierai jamais. Ça n’arrive pas souvent, ces moments-là... ’’ de terminer Luc sur sa carrière de joueur.

Coup de patin déficient? Lent? Trop pour la LNH? Un Trophée Calder, une Coupe Stanley, 668 buts, 1394 points et dix-neuf saisons plus tard, Luc Robitaille avait montré toute l’étendue de son talent à la LNH, et il était temps pour lui de se retirer. Un dernier honneur l’attendait…et pas n’importe lequel.

Non monsieur! Notre 171ème choix de 1984 s’est faufilé jusqu’au Temple de la Renommée du Hockey! Dès sa première année d’admissibilité, en 2009, Lucky Luke s’est vu remettre les clés du Temple, et il allait rejoindre un impressionnant nombre de grands du hockey dans les plus hautes sphères qui soient!

‘’ Quand ça arrive, ça frappe tellement c’est spécial, mais après la vie continue. C’est quelque chose dont je suis extrèmement fier, mais je n’y pense pas quand je me lève le matin! Mais en tant que québécois, rejoindre les autres grands de la province au Temple est un grand honneur, mais ça n’a pas changé ma vie là (rires) ! ’’

Président aux opérations hockey des Kings depuis 2007, Robitaille est toujours en poste, en date de 2013. Bien que les moments intenses de sa carrière de joueur lui manquent, il n’a pas eu de difficulté à s’adapter à son nouveau rôle…

‘’ J’ai pris ma retraite la tête en paix…c’était fini et je suis passé à autre chose. J’ai eu le temps de bien savourer les derniers matchs…j’ai choisi mon moment, j’avais tout donné, et je n’ai jamais regretté d’avoir joué quelque match que ce soit. Je me suis toujours donné à 100% et c’est avec ça en tête que j’ai quitté. Mais j’aimais l’organisation des Kings et j’y avais déjà été depuis longtemps…je voulais m’impliquer avec eux et j’aimais la direction qu’ils voulaient prendre... ’’

Et ils ont pris la bonne, semblerait-il, puisque contre tout attente, ils remportent la Coupe Stanley en 2012. Atteinte d’un lourd cancer depuis deux ans, la mère de Luc Robitaille a eu une requête bien spéciale lorsque les Kings ont passé la première ronde des séries…elle a demandé à son fils de lui emmener la Coupe si l’équipe réussissait à la gagner.

Huitième dans l’Ouest en saison régulière, l’équipe en noir remporte le précieux trophée devant ses partisans à l’issue d’une série de six parties. La maman de Lucky Luke allait voir son souhait réalisé!
C’est au début de Septembre que la Coupe débarqua à Saint-Norbert, chez monsieur et madame Robitaille, en présence de plusieurs membres de la famille!

‘’ J’étais tellement touché et fier de pouvoir réaliser le voeu de ma mère. C’était un très grand moment pour ma famille. Malheureusement, j’avais promis de ramener la Coupe à Los Angeles en 2002 et ma mère n’avait pas eu la chance de la voir! ’’

Mais il s’est repris de la meilleure des façons, ne trouvez-vous pas?


Le directeur des opérations hockey des Kings a tenu parole!

Généreux, sincère et plaisant à interviewer, Robitaille a été extrèmement sympathique et j’ai adoré mon expérience. Un gars de chez nous, qui a déjoué tout le monde en s’accrochant à sa passion et à son désir de s’améliorer chaque jour. Luc Robitaille, c’est une saison de plus de 60 buts , trois de plus de 50, et huit de quarante ou mieux et quatre de cent points, dont une de 125! Si vous voulez une histoire inspirante d’un négligé, vous pouvez difficilement trouver mieux dans la LNH!

J’aimerais en profiter pour remercier Lucky Luke. Je suis allé au Gala du Panthéon des Sports du Québec dans le but avoué d’aller lui demander une entrevue, ce qu’il a fait avec un plaisir qui m’a fait chaud au coeur. Merci, Luc. ;)

J’aimerais aussi en profiter pour dédier toute l’entrevue à Krimpof LaGarnotte, qui me supporte presque inconditionnellement depuis mes débuts sur le GC. Il voulait quelque chose sur Robitaille depuis longtemps et c’est avec ça en tête que j’ai voulu l’approcher. Merci Krimpof, this one’s for you!!!

Et, la dernière et la meilleure de toutes, ma si douce copine, la femme de ma vie, celle qui me connaît presque aussi bien que je me connais moi-même. Si tu n’avais pas dit LA phrase, celle qu’il fallait dire, pour que je me donne le courage d’aller voir Luc Robitaille, je n’écrirais pas ces lignes présentement. Si tu ne me supportais pas sans limites dans mon rêve comme tu le fais (imaginez, elle m’a proposé de tout payer pour que je reste à la maison pour écrire…j’ai refusé.), je ne sais pas où j’en serais. Je ne te dédie pas cette entrevue, non, car je t’ai déjà dédié et te dédie encore mon amour à tous les jours, dont faut ben que j’en laisse un peu à Krimpof! :)

Merci à tous les lecteurs du Grand Club, et j’espère que vous avez apprécié!

Comme promis lors de la première partie, je vous ai dit que je vous laisserais quelques anecdotes sur Robitaille pour clore le tout. Alors, voici ce que j’ai eu l’occasion de savoir sur quelques petits sujets sympas…

SUSPENSE EN PROLONGATION

Luc Robitaille a connu une grande carrière de hockeyeur avec les Kings, et il a gagné à Coupe à Détroit. Comme il n’a joué qu’une saison écourtée avec les Penguins, peu se souviennent vraiment de son temps là-bas. Mais Robitaille a joué en finale de la Coupe Stanley dans l’uniforme des Penguins…dans un film!!!

En effet, il était le seul vrai joueur de la LNH à reprendre son rôle dans le film Sudden Death (Suspense en Prolongation), avec nul autre que Jean-Claude Van Damme lui-même. Ce dernier jouait un pompier qui assistait au septième match de la grande finale en compagnie de son jeune fils. Au début du film, Van Damme (son personnage!) fait visiter le vestiaire des Penguins à son fiston.

‘’ Papa, regarde, c’est Luc Robitaille! Luc, pensez-vous pouvoir gagner ce soir? ’’ demande le fils…

‘’ On va les enculer! (We’re gonna f*ck them up!) ’’ de répondre Luc Robitaille…l’acteur!

Comme je disais, aucun joueur de la LNH ne jouait son propre rôle dans le film. Les Penguins affrontaient les BlackHawks en finale…on pouvait y voir un faux Ed Belfour, un faux Jagr, un faux Jeff Shantz…

‘’ Comment je me suis retrouvé dans le film? J’ai fait une fleur au proprio des Pens de l’époque, Howard Baldwin. Sa femme (Karen Elise Baldwin) a écrit le scénario et M. Baldwin m’a demandé si voulais jouer mon propre rôle dans le film, et j’ai simplement accepté. ’’ de me mentionner Robitaille.

Lucky Luke marque le but égalisateur dans le film pour emmener les deux équipes en prolongation….malheureusement, le film se termine sur Van Damme qui neutralise les méchants terroristes, laissant le fan de hockey en moi sur sa faim….parce que moi, je voulais quand même savoir qui gagnait!!!

TOM GLAVINE

Dans la première partie, vous avez pu lire que Tom Glavine, lanceur étoile des Braves d’Atlanta dans les années ‘90, avait été repêché par les Kings…cinq rondes avant Lucky Luke! Or, les deux ont eu l’occasion de se rencontrer, en 2002…

‘’ C’était pendant un match des Dodgers. J’ai emmené la Coupe Stanley au Dodger Stadium pour la présenter à la foule avant le match et les Braves étaient les visiteurs. J’ai pu m’asseoir quelques minutes avec Glavine et, évidemment, nous avons discuté du repêchage de 1984! Nous nous sommes félicités pour nos carrières respectives et on s’est bien marrés quand on s’est rappelé que le 4ème choix des Kings en 1984 jouait au…baseball! J’ai bien aimé Glavine... ’’

LE PLUS DRÔLE

Lors du Gala du Panthéon des Sports, le 19 Novembre dernier, Bergevin et Robitaille étaient inséparables. Ils mangeaient ensemble et, chaque fois que je regardais dans leur direction entre deux discours, ils souriaient, riaient et ils avaient vraiment l’air de passer du bon temps…

‘’ Nous n’avons jamais joué dans la même équipe, mais c’est le gars le plus drôle que j’ai connu dans la LNH. Il est toujours souriant, prêt à un bon commentaire pour faire rire ou détendre l’atmosphère. Des gars comme Ian Laperrière, Glenn Healy et Tony Granato étaient de sales blagueurs! Quand j’ai joué pour Pittsburgh, Jaromir Jagr avait les cheveux longs…mon beau-fils et moi lui avons fait le tour de la poudre dans le séchoir plus d’une fois…le petit se marrait tellement! ’’ de dire, en riant, l’ancien des Pens…

LES PAPPARMANNES

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de le lire avant, j’ai répondu présent à un défi que ma douce m’avait lancé. Je préfère les papparmannes blanches, et elle, les roses. Nous avons entrepris de faire un sondage maison officieux il y a quelques années…et c’est une question que l’on pose ici et là…jusqu’à maintenant, c’est environ 55%-45% pour les roses…

‘’ T’es pas game de lui demander s’il préfère les papparmannes blanches ou roses! ’’ de me dire ma copine, qui sait que je ne suis pas barré quand vient le temps de rire ou de faire des choses bizarres…

À la fin de l’entrevue, je me suis dit que j’allais le faire…

‘’ Luc, je vais finir avec une question qui ne t’a jamais été posée en entrevue…préfères-tu les papparmannes blanches ou les roses? ’’

Heureusement, il s’est mis à rire…

‘’ Les roses!!! ’’

J’échappe un juron à la blague pour désapprouver, Robitaille rit davantage…c’est sur cette note mémorable que le tout s’est terminé!

Merci d’avoir lu! :)

Feed

Frédérick A. Lavallée a dit...

@Amélie

Tu dis : '' Tes textes se lisent très facilement. ''

C'est un des plus beaux compliments que tu puisses me faire en ce qui concerne mes écrits, merci beaucoup!

@normik

Damn. Je suis obligé de faire une coche de plus dans la colonne des roses! ;)

Bref, merci pour vos bons mots et je suis heureux d'avoir pu vous faire passer un bon moment avec cette lecture!

Amélie Delobel a dit...

Félicitations pour ton entrevue! Tes textes se lisent très facilement et j'ai adoré lire toutes les anecdotes à propos de Robitaille...quel grand joueur!


Bravo encore une fois Fred 5***** :)

so31 a dit...

Dire qui a été repecher très tardivement et que tous les équipes on passé dessus plusieurs fois maudit que jauras aimé voir se gars avec le ch

normik a dit...

Merci j'ai apprécié ces 2 articles sur une de mes grandes idoles Lucky Luke et Viva les paparmanes roses!!!

Gabriel Beaudoin a dit...

Quand ton 3ieme trio est composé de Robitaille et Datsyuk... tu n'as aucune excuse pour ne pas gagner la coupe...

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