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La MLS? Ça mange quoi en hiver? #2:Les joueurs locaux et la génération Adidas

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Dans une récente entrevue dans le journal La Presse le président de l’Impact, Joey Saputo disait que la plupart des Québécois ne savaient pas ce qu’était la MLS. J’ai décidé de vous présenter dans cette nouvelle série d’articles les particularités bizarres et quelquefois complexes qui font de cette ligue un ovni dans le monde du soccer. Pour continuer la série je vous présente deux points qui ont de l’importance pour le prochain repêchage d’expansion, les joueurs dits “homegrown player” et le programme génération Adidas.

Débutons avec les homegrown player, que je traduirais par joueurs locaux. Pour commencer, il faut comprendre qu’en MLS l’embauche de joueurs qui n’ont pas été repêchés est un processus complexe qui est régi par tout un paquet de règlements qu’on verra un peu plus tard. Pour l’instant ce qu’il est important de comprendre c’est que les joueurs locaux sont, en général, l’exception à la règle. Le statut de joueur local existe depuis la saison 2010. Il dit qu’un club peut signer, sans passer par le repêchage, un jeune joueur qui a joué au moins un an dans son académie et qui n’a jamais eu de contrat professionnel. Par exemple l’Impact pourrait signer le jeune Maxime Crépeau et lui donner le statut de joueur local. Par contre il ne pourrait pas le faire avec Reda Agouram puisqu’il a déjà eu un contrat professionnel.

Continuons avec le programme Génération Adidas. C’est là que ça devient vraiment plus complexe. On parle ici d’un programme conjoint entre Adidas et la MLS qui a pour but premier de faire jouer au plus haut niveau possible les jeunes joueurs de soccers talentueux. C’est fait en leur donnant accès à des contrats plus lucratifs que s’ils étaient des joueurs normaux en MLS, tout ça afin qu’ils quittent l’université avant la fin de leur cycle ou qu’ils n’aillent pas du tout à l’université. De plus le programme met de coté pour les jeunes un montant d’argent qui doit servir pour terminer leurs études.

Les joueurs qui sont éligibles au programme chaque année sont choisis par les équipes de la ligue, il y en autour de 10 candidats à chaque saison. Ces joueurs sont disponibles pour les clubs lors du Superdraft des joueurs universitaires. Une fois avec leurs clubs les joueurs qui sont étiquetés génération Adidas occupent les numéros 20 à 30 de la liste de l’effectif, ils ne comptent donc pas sur le plafond salarial. De plus les clubs peuvent signer jusqu’à deux joueurs locaux pour leur donner un contrat plus payant du programme génération Adidas. Généralement les contrats sont d’une durée de près de 4 ans. Les joueurs restent sous le giron de la génération Adidas tant et aussi longtemps qu’ils ne sont pas des réguliers dans leur club. À ce moment-là le contrat reste le même, mais le joueur doit prendre une des places 1 à 20 sur l’effectif, c’est-à-dire une place qui compte sous le plafond salarial.

Je vous donne un exemple. Mettons un joueur vraiment talentueux, Joe Blow. Il en est à sa première année avec UCLA et il est vraiment un attaquant hors pair. Plusieurs clubs de la MLS le trouvent très bon et le recommandent pour une place génération Adidas. Il signe donc un contrat avec la MLS. On parle généralement d’un montant qui tourne autour de 100 000$ par saison pour 3 ans plus une année d’option. Le gars est repêché par San Jose et il va jouer là bas, une bonne partie du salaire du gars est payé par la commandite d’Adidas. Il ne compte pas sur le plafond salarial à sa première saison. Il termine l’année avec une quinzaine de matchs, dont 4 comme partant. Comme il n’est pas un joueur régulier, il continue de jouir du statut de joueur de Génération Adidas. L’année suivante il revient avec San Jose, mais connait une excellente saison avec 32 matchs de joués, dont 26 comme partant. Comme il a joué de façon régulière et c’est maintenant établi avec son club il ne comptera plus comme joueur Génération Adidas l’an prochain, son contrat de 100 000$ reste, mais il doit maintenant compter sous le plafond salarial. Disons qu’après 5 saisons en MLS il subit une grave blessure à la jambe qui met fin à sa carrière, Joe Blow peut retourner à UCLA terminer ses excitantes études de notaire, il n’a qu’à envoyer la facture à la MLS, c’est eux qui paient les frais de scolarité.

Donc pour conclure on peut dire que le concept de Génération Adidas permet en gros de faciliter l’accès à la MLS aux jeunes joueurs talentueux. Ça permet au club d’éviter de payer une partie du salaire du jeune en question, même s’il est considérable (pour la MLS). Ça permet aussi de rendre la MLS plus intéressante aux yeux des jeunes par rapport aux ligues en Europe. Du coté des joueurs locaux ce qu’on peut en dire c’est que ça donne une bonne raison aux clubs de vraiment développer leur Académie, question de s’assurer une source facile de talent frais.

Pour ceux qui n’ont pas lu les chroniques précédentes:

La MLS? Ca mange quoi en hiver? #1:La composition de l’effectif
http://tinyurl.com/7orpu3c

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lekurosawa a dit...

C'est pas tout a fait ca Christophe, si l'Impact a un joueur dans son académie il est automatiquement considéré comme joueur local, si il est vraiment bon il peut passer directement au statut Génération Adidas et rester quand même à l'Impact.

oui, les joueurs 20 à 30 ne sont pas obligatoirement dans le programmes génération Adidas.

christophe_qc a dit...

Compliqué quand même... si l'Impact a un super joueur dans son Académie, et qu'il veut donc le faire signer, il ne peut pas en faire un joueur Génération Adidas, sinon c'est la "loterie" pour savoir quel club va l'avoir au final.

Mais un joueur n'étant pas Génération Adidas peut quand même être dans les places 20 à 30 ?

lekurosawa a dit...

Merci!

david lavoie a dit...

Bon texte...

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