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Nicolas Landry

Nicolas Landry

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Revue 2011 : l'année de Jon Jones

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Dans un sport aussi violent et exigeant que les arts martiaux mixtes, c’est déjà presqu’un exploit en soi de garder la forme nécessaire pour livrer trois ou quatre combats dans la même année.

Alors quand non seulement vous êtes incapable de vous arrêter, mais qu’en plus vous ne savez pas comment perdre, vous méritez qu’on souligne la qualité de votre travail. En 2011, personne n’a été en feu comme ces messieurs, à qui nous levons ici notre verre et notre chapeau.

1. JON JONES

La place de Jones au sommet de cette liste ferait l’unanimité si on demandait à 1000 personnes différentes de la dresser. De nombreux observateurs de longue date vont jusqu’à avancer que personne n’a jamais connu une année aussi spectaculaire dans le monde des MMA. « Bones » s’est mis au travail au mois de février en dépeçant Ryan Bader, puis il est devenu le plus jeune champion de l’histoire du UFC en détrônant sauvagement Mauricio « Shogun » Rua. Ont suivi des défenses tout aussi convaincantes contre Quinton « Rampage » Jackson et Lyoto Machida.

2. DONALD CERRONE

Comment se débrouillent les anciennes vedettes du World Extreme Cagefighting qui ont fait partie des boîtes quand l’organisation a été fusionnée au UFC? Pas si mal, merci. Dès ses premiers pas dans les grandes ligues, Cerrone s’est fait un devoir de faire mentir ceux qui prétendaient que les vétérans du WEC ne seraient pas de taille dans le gros show. Il a aligné quatre victoires en huit mois, dont une seule lui a été octroyée par les juges, et il pourrait terminer 2011 avec une cinquième étoile dans son cahier s’il défait Nate Diaz ce soir à Las Vegas.

3. BENSON HENDERSON

En voilà un pour qui l’année 2011 ne pouvait pas arriver assez rapidement. Il y a un an, Henderson perdait son titre de champion en finale du dernier gala de l’histoire du WEC dans un combat marqué par le célèbre coup de pied Matrix que lui a servi Anthony Pettis. Trois combats et trois victoires plus tard, Smooth est aujourd’hui le premier aspirant à la ceinture de Frankie Edgar.

4. NICK DIAZ

Parlez-en en bien ou parlez-en en mal, mais parlez-en. En appliquant ce dicton, Nick Diaz a su améliorer son sort comme aucun de ses confrères en 2011. Après avoir disposé d’Evangelista « Cyborg » Santos, il a livré l’un des rounds les plus enlevants de l’année à Paul Daley, puis a fait le saut au UFC pour donner une raclée à B.J. Penn. Ses bonnes performances et ses paroles bien choisies combinées aux malheurs de Georges St-Pierre en font aujourd’hui l’aspirant principal au titre intérimaire de la division des mi-moyens du UFC.

5. ALEXANDER SHLEMENKO

Pour avoir une deuxième chance de détrôner Hector Lombard, Shlemenko n’a ménagé aucun effort. Depuis qu’il a été défait par le champion des poids moyens de Bellator en octobre 2010, Storm s’est monté une brochette de sept victoires – sept! – dont trois qui lui ont permis d’enlever les honneurs du tournoi de sa division pour la deuxième fois de sa carrière. Le spectaculaire kickboxer retrouvera donc Lombard sur son chemin en 2012.

6. JOSH BARNETT

Vous vous rappelez de ce tournoi qui avait été lancé en grandes pompes par Strikeforce et qui devait être l’un des événements marquants de l’année dans le monde des MMA? À ce jour, Barnett est à peu près le seul à s’en être sorti sans perdre la face. Pour vous donner une idée, celui qu’il affrontera en finale, Daniel Cormier, n’était même pas inscrit à la compétition lorsque son coup d’envoi a été donné. Et il faut rendre à César ce qui lui revient : Barnett a fait passer ses deux victimes, Brett Rogers et Sergei Kharitonov, pour de véritables enfants d’école.

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Revue 2011 : les combats de l’année

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Vingt-six galas du UFC, un seul de moins pour Bellator, une quinzaine chez Strikeforce, cinq sur notre scène locale émergente et des dizaines d’autres à travers le monde, de l’Ontario au Japon.

Ça en fait, ça, des samedis soirs passés devant la boîte à images. Pathétique, vous dites? Encore plus quand on pense que la grande majorité des combats que j’ai laissé entrer dans ma petite tête ne sont jamais restés enregistrés sur la disquette.

Mais je me dis que seulement pour ceux-là, ça en valait la peine.

FRANKIE EDGAR c. GRAY MAYNARD II, UFC 125

Dans le monde du sport, il y a une expression qui dit qu’un match nul, c’est comme embrasser sa sœur. Si vous n’avez toujours pas vu ce combat, écoutez-le à vos risques, parce qu’il pourrait bien vous donner le goût d’essayer. Presqu’un an plus tard, ce bijou qui nous avait été offert au Jour de l’An demeure au sommet de mon palmarès.

EDDIE ALVAREZ c. MICHAEL CHANDLER, Bellator 58

La plus belle preuve que le MMA a tant à offrir en-dehors du UFC. Entre un morceau de dinde et une point de tarte, prenez une vingtaine de minutes et gâtez-vous pour vrai.

DIEGO SANCHEZ c. MARTIN KAMPMANN, UFC Live 3

Au tiers du combat, Kampmann avait l’air d’un gars qui venait de passer cinq minutes assis dans un sauna, mais sans la sueur. Sanchez, lui, aurait pu tomber la face première dans les pierres brûlantes que son visage n’aurait pas été en plus piteux état. Le Danois, un fin technicien, a été dominant aux poings et résistant devant toutes les tentatives de projections de Sanchez.

Mais on a senti le vent tourner peu à peu au deuxième round. Sanchez, avec le style échevelé qui lui est propre, a commencé à ouvrir la machine. Incapable d’amener Kampmann au sol, il a décidé qu’il le ferait au moins retraiter le long du grillage. Et Kampmann, frais comme une rose après le premier round, a commencé à souffrir.

Sanchez s’en est finalement sorti avec une décision controversée.

NAM PHAN c. LEONARD GARCIA II, UFC 136

Deux gars qui baissent la tête pis qui swing. Avez-vous des questions?

MARK HOMINICK c. JOSÉ ALDO, UFC 129

Avec son cœur « gros de même », Hominick a réussi à passer à travers quatre rounds infernaux au cours desquels il a encaissé des coups de pieds qui auraient abattu un sequoia et qui lui ont valu une prune de la grosseur d’une tangerine dans le front. Le quatrième a certainement été son plus difficile et c’est justement ce qui rend sa performance au cinquième doublement impressionnante. Quand Hominick est embarqué sur Aldo et a commencé à lui planter son poing dans le visage, je vous jure qu’il a réveillé des vibrations que ce stade n’avait pas connues depuis le circuit de Joe Carter en 1993.

MAURICIO « SHOGUN » RUA c. DAN HENDERSON, UFC 139

Un combat qui a soulevé une légère controverse sur ce blogue. Certains d’entre vous n’avaient jamais rien vu de tel dans l’histoire de l’humanité alors que moi, j’ai trouvé mieux ailleurs dans la même soirée. Comme quoi on n’est pas obligé d’être toujours d’accord pour bien s’entendre!

DOMINICK CRUZ c. URIJAH FABER II, UFC 132

Faber, même s’il essaie de nous faire croire qu’il pensait avoir gagné le combat, a dû avoir l’impression de se battre contre un fantôme ce soir-là.

C’est vrai, le California Kid a réussi à placer de bons coups en puissance, mais en terme de quantité, il a été outrageusement dominé par Cruz. Selon Fightmetric, le champion a touché la cible à 97 reprises contre 58 pour l’aspirant.

Dommage que Cruz ait autant de puissance dans ses coups qu’Arianny Celeste, parce qu’il aurait facilement pu enregistrer le cinquième K.-O. de la soirée. Mais d’un autre côté, on n’aurait pas été en mesure de voir deux aussi grands combattants se donner la réplique pendant 25 minutes.

RÉJEAN GROULX c. MITCH GAGNON, Ringside 10

À un certain moment pendant ce combat, je me suis demandé si Groulx allait chercher son oxygène avec les mêmes organes qu’un être humain normal.

Je ne crois pas avoir déjà vu un combattant d’arts martiaux mixtes se sortir d’autant de prises de soumission dans un même combat. Groulx en a eu plein les bras contre le champion des poids plumes, mais chaque fois qu’on pensait que son cas était réglé, il trouvait une façon de glisser sa tête à l’extérieur de l’emprise de son rival. Il a fallu que Gagnon le sonne avec un gigantesque slam pour finalement avoir sa peau.

Sincèrement, ce combat aurait eu sa place sur la carte de n’importe quelle organisation d’arts martiaux mixtes au monde. N’importe quelle.

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Revue 2011 : soumission de l’année

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Depuis que je suis devenu un fanatique d’arts martiaux mixtes, il est difficile pour moi d’écouter un combat de boxe sans trouver qu’il manque un petit quelque chose au noble art.

Parfois, quand un boxeur est dans le pétrin dans les câbles, je souhaite secrètement que son assaillant prenne son dos et tente l’étranglement. Un accrochage au centre du ring? Si au moins il pouvait l’amener dans sa garde et tenter d’aller chercher le triangle!

La menace constante de la soumission est l’un des nombreux aspects des MMA qui rendent le sport si captivant. Partie intégrante d’une bonne stratégie, les nombreuses prises qui garnissent l’arsenal des combattants permettent également d’apprécier leurs qualités athlétiques indéniables.

Dans la catégorie « Soumission de l’année 2011 », les nommés sont...

CHAN SUNG JUNG sur LEONARD GARCIA, UFC Fight Night 24
La revanche tant attendue entre Garcia et le Korean Zombie, n’a absolument rien eu à voir avec le combat absolument dément que les deux s’étaient livrés l’année précédente, mais le Twister réussi par Jung est sans aucun doute l’une des soumissions les plus cool que j’ai vues.

RICHARD HALE sur NIK FEKETE, Bellator 38

Regardez. La. Vidéo.

PABLO GARZA sur YVES JABOUIN, UFC 129

Premier combat du gala historique au Rogers Centre de Toronto. Jabouin concédait quelques pouces et probablement aussi quelques livres à Garza, mais s’il avait des complexes, il les avait laissés à l’extérieur de l’octogone. Une fois qu’il est parvenu à trouver sa distance, il a frappé fort avec un coup de pied à la tête, deux gros coups de pieds aux jambes qui ont envoyé Garza au sol et deux uppercuts qui ont touché la cible.

Mais j’ai l’impression que Jabouin en a un peu trop mis pour épater la galerie. Garza a anticipé son coup de pied renversé et l’a emprisonné dans un thai clinch, le ruant ensuite de coups de genoux avant de le surprendre avec un magnifique triangle volant.

RONDA ROUSEY sur JULIA BUDD, Strikeforce Challengers 20

Elle vous fera fondre avec son sourire, mais ne vous laissez pas ensorceler. Rousey, une médaillée olympique en judo qui en est à ses premiers pas en MMA, a probablement brisé autant de bras que de cœurs dans sa vie de jeune blondinette. Vous voulez savoir dans quelle direction un membre n’est pas supposé tourner? Regardez sa performance contre Mme Budd.

DIEGO BRANDAO sur DENNIS BERMUDEZ, Finale de TUF 14

La terreur de ses colocataires lors de la dernière édition de l’émission de téléréalité The Ultimate Fighter, Brandao s’était rendu en finale en brandissant la menace constante d’un percutant K.-O. Bermudez n’a pas eu peur de le confronter et lui en a donné pour son argent, mais il a dû abandonner sous la pression d’une spectaculaire clé de bras à la toute fin de l’un des plus beaux rounds de l’année.

FRANK MIR sur ANTONIO RODRIGO NOGUEIRA, UFC 140

La soumission heard ‘round the world. Et je ne parle pas ici d’une soumission dont on a entendu parler, mais bien d’une soumission qu’on a LITTÉRALEMENT entendue. Pour ceux qui l’ont manquée, ça ressemblait à Crrrrrrrraaaaaack!

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Revue 2011 : K.-O. de l’année (2/2)

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Revue 2011 : K.-O. de l’année (1/2)

J’ai souvent tenu à souligner, au cours de la dernière année, la qualité du spectacle qu’il était possible de trouver à l’extérieur des cadres du UFC.

Évidemment, la compagnie de l’oncle Dana embauche la crème de la crème des combattants de la planète et aucun rival ne peut se vanter d’avoir un sens du spectacle et de l’autopromotion aussi aiguisé que celui de l’équipe marketing de l’Ultimate Fighting Championship. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne se fait rien de bon ailleurs.

Dans ce deuxième et dernier tome de mon palmarès des K.-O. de l’année, je touche à tout ce qui est sorti de ce que nous appellerons amicalement, et sans connotation péjorative, les ligues mineures.

Si ça peut en convaincre quelques-uns d’élargir ses horizons en 2012, je serai un blogueur comblé. Voici donc mes petits chouchous.

LENARD TERRANCE sur ROBERT MASSON, Ringside 10

Mirko Crop Cop était au Centre Bell le 10 avril. Le célèbre kickboxeur croate est apparu sous la forme d’un imposant Amérindien de près de 300 livres. Jamais je n’aurais cru qu’un homme d’une pareille stature pouvait bouger de manière aussi fluide, mais “The Man They Call LT” a servi un coup de pied de toute beauté à la tête de Robert Masson, qui est tombé au sol comme une tonne de briques (Masson, briques…).
Pas de farce, il fallait le voir pour le croire. Et des semaines après le gala, c’est encore ce dont tout le monde parlait.

MARTIN GRANDMONT sur WILLIAM SRIYAPAI, Instinct 1

Grandmont, qui semble être un gars assez calme et discret dans la vie de tous les jours, s’est organisé pour se faire remarquer à sa manière une fois entré dans l’octogone le 7 octobrer. Après avoir mangé quelques coups de pieds sur les jambes de la part du spécialiste de muay thaï, le Hammer s’est choqué et est allé étamper sa cheville droite sur la tempe de son adversaire, qui s’est affaissé sur-le-champ.

NICK DENIS sur NICK MAMALIS, Wreck MMA Unfinished Business

J’ai le cœur assez solide pour digérer la plupart des scènes parfois brutales qui sont inévitables en MMA, mais j’ai ressenti un réel malaise quand j’ai été témoin de la fin de ce combat. Vous savez quand on a peur que le gars soit mort?

Pour ceux que ça intéresse, Denis a gradué au UFC depuis sa victoire.

PAT CURRAN sur MARLON SANDRO, Bellator 48

Je suis devenu, en 2011, un fan vendu à l’organisation Bellator, qui offre un produit grossièrement sous-estimé. Avec ce coup de pied de toute beauté, Curran a remporté son deuxième tournoi en autant d’années dans le format un peu particulier du BFC.

ALEXIS VILA sur JOE WARREN, Bellator 51

Champion de la division des poids plumes, Warren tentait sa chance pour la première fois chez les poids coqs. Meilleure chance la prochaine fois, comme on dit.

ARTHUR GUSEINOV sur TYSON JEFFRIES, M-1 Challenge 26

Le genre de gars à qui je ne voudrais pas devoir 20$.

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Revue 2011 : K.-O. de l’année (1/2)

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Il y a peu de certitudes sur lesquelles se rabattre dans ce bas monde.

Le soleil se lève toujours à l’est. Ce qui monte redescend. Il y aura toujours un livre de recettes au sommet du palmarès des ventes chez le libraire du coin et un changement d’entraîneur aux deux ans chez nos Glorieux. Et un paquet de top-quelque-chose, vers la mi-décembre, pour passer en revue le meilleur et le pire des onze mois et demi précédents.

Pas plus fou qu’un autre (et un brin attiré vers la facilité de l’exercice, je l’avoue), j’ai préparé une série de billets résumant le meilleur de tout ce qui s’est passé sur la planète MMA en 2011. Avant que vous n’ayez le temps de prendre vos premières résolutions, je vous proposerai mes choix – ainsi que l’occasion de les critiquer – pour mes K.-O., soumissions, combattants et combats de l’année.

Mieux encore! Vous serez encore en train de roter votre dernier drink que je vous dévoilerai déjà l’identité des vedettes montantes que j’aurai à l’œil ainsi que ma liste de souhaits pour 2012.

Ça vous tente de jouer le jeu? Allons-y.

Si, à la base, vous n’êtes pas un amateur de sports de combats, c’est la partie qui vous fait esquisser une grimace de dégoût ou qui vous fait carrément regarder ailleurs. Si par contre vous appréciez la chicane et le coltaillage, pour reprendre les expressions d’un pote à moi qui en mange, c’est le moment que vous attendez avec l’impatience d’un bambin qui entend au loin la petite musique du camion de crème à glace.

Le knockout. C’est l’échappée en prolongation, le walkoff en fin de neuvième, la bombe sur le dernier jeu du quatrième quart. Quelques secondes qui peuvent tout faire basculer, qui peuvent changer votre perception et rendre inoubliable un spectacle jusque-là ordinaire.

Des K.-O., il y en a bien sûr eu pour les fins et les fous en 2011 dans le monde des MMA. Tellement que j’ai décidé de les archiver dans deux catégories et de vous offrir les plus marquants dans deux décomptes distincts. Celui qui suit explore uniquement la jungle du UFC. L’autre, qui sera livré en fin de semaine, fera le tour des autres organisations.

Voici donc, dans le désordre, mes K.-O. de l’année dans le petit monde de Dana White.

ANDERSON SILVA sur VITOR BELFORT, UFC 126

Quand on lui présente un adversaire qu’il juge digne de ce nom et qu’il arrête ses mascarades, Anderson Silva est spectaculairement dangereux, à un point où tout lui paraît presque trop facile. J’avais prédit une performance épique du champion face à son compatriote Vitor Belfort en février. Ce fut bref, mais dites-moi qu’on ne parlera pas encore du coup de pied que Belfort a mangé sous la margoulette dans dix ans.

LYOTO MACHIDA sur RANDY COUTURE, UFC 129

Assis aux abords de l’octogone, notre vue est inévitablement obstruée par les caméramans, les photographes et les poteaux qui permettent à la cage... d’être une cage, finalement. On se retrouve donc plus souvent qu’autrement à fixer un écran géant pour voir ce qui se passe à cinq mètres de notre nez.

J’étais au Rogers Centre pour le UFC 129 et j’avais les deux yeux rivés sur la cage dans les premières minutes du deuxième round entre Machida et Couture. D’un côté du poteau : Machida et sa jambe gauche. De l’autre: Couture et la jambe droite de Machida. Sur sa gueule.

Et dire qu’après le premier round, les hommes de coin de Couture lui ont dit qu’il n’avait rien à perdre. Eh bien, il semblerait que oui : une dent.

JOHN MAKDESSI sur KYLE WATSON, UFC 129

La première chose à laquelle j’ai pensé quand Machida a sucé, à l’aide de son formidable coup de pied, toute la vie qui animait jusque-là les membres de Couture, c’est : « Merde. John Makdessi vient de se faire voler 129 000$ », soit le montant exceptionnellement élevé du bonus que la compagnie avait promis de remettre aux récipiendaires des traditionnels honneurs de fin de soirée.

Plus tôt, le Montréalais Makdessi était passé à « ça » d’être coffré pour homicide involontaire quand un coup de poing renversé de toute beauté avait envoyé Kyle Watson aux portes du paradis. Étonnamment, Watson, un vétéran réputé pour son solide jiu-jitsu, avait décidé de confronter Makdessi sur son terrain de jeu. La stratégie, pour emprunter un gag à Pérusse, a eu toutes les caractéristiques d’une « pas la bonne ».

CHEICK KONGO sur PAT BARRY, UFC Live 4

« The most incredible comeback we’ve ever seen »

Ma connaissance de l’histoire des MMA est à des années lumières de celle de Joe Rogan, mais j’ai quand même pris quelques minutes pour repasser dans ma tête les combats les plus mémorables auxquels j’avais assisté quand l’analyste a fait cette affirmation après la spectaculaire victoire de Kongo. Juste pour la forme. Et j’ai finalement décidé que ça ne me tentait pas de m’obstiner.

Sans fouiller bien loin, je pourrais vous parler d’Edgar-Maynard II et de Lesnar-Carwin. Dans chacun des cas, le champion est passé proche de perdre conscience avant d’obtenir la clémence de l’arbitre et de profiter d’une deuxième chance.

La différence avec Kongo, c’est qu’il n’a pas eu le temps d’aller retrouver ses esprits dans son coin. Et il n’en a pas fait juste assez pour mériter la faveur des juges. Oh, que non! Au moment où il peinait à trouver la force pour se tenir sur ses deux jambes, il a été capable d’en générer assez dans un coup de poing, un magnifique crochet de la droite, pour faire briller sa bonne étoile et envoyer Barry en compter par centaines.

SAM STOUT sur YVES EDWARDS, UFC 131

Quelques jours avant le UFC 113, j’avais eu la chance de m’asseoir pendant quelques minutes avec Stout, qui se préparait pour un combat contre Jeremy Stephens. On avait alors parlé de ses résultats au sein du UFC, qui ne faisaient pas honneur à son surnom, « Hands of Stone ».

J’ai tout de suite repensé à cette entrevue quand j’ai vu Edwards aller faire l’étoile après avoir reçu un crochet de gauche parfait de Stout. La réaction du Canadien valait son pesant d’or. Après cinq bonus de « combat de la soirée », il pouvait enfin toucher le chèque qu’il voulait vraiment. Et avec ce qu’on sait maintenant, les images de ses célébrations chaleureuses dans les bras de Shawn Tompkins sont encore plus saisissantes.

CHAN SUNG JUNG sur MARK HOMINICK, UFC 140

Un K.-O. comme il y en a eu des dizaines dans l’année. Mais à mes yeux, quiconque parvient à se débarrasser de son adversaire en sept secondes – le record officiel du UFC – mérite de voir son travail souligné dans un bilan de l’année.

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C’est comme OD, sauf que…

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Je vous ai menti.

Quand je vous ai dit que je n’écoutais aucune émission de téléréalité (enfin, je crois vous l’avoir dit), je ne l’ai pas joué franc-jeu avec vous.

Il y en a une que j’aime bien. Elle ne doit pas être très différente de celles dont on parle sur les magazines à potins qui me fixent quand je fais la file au supermarché. Dans la mienne aussi, il y a des tatous, des gros bras, des v-necks, du gel dans les cheveux, du radotage, des mauvais coups, des alliances…

Il y a des filles, aussi. On les voit rarement, déploreront certains, mais l’avantage, c’est qu’on ne les entend jamais, répliquerai-je.

Mais tout ça, ça me passe six pieds par-dessus la tête. La raison pour laquelle j’aime mon émission de téléréalité, c’est qu’on n’y élimine personne en jouant des games. Impossible. Tu peux être le plus beau parleur, faire des beaux yeux à qui tu veux, essayer de mettre Untel ou Joeblo de ton bord, ça n’a, en bout de ligne, aucune importance.

La seule façon de sortir gagnant de mon émission de téléréalité, c’est en donnant (de préférence) et en recevant (le moins possible) des coups de poings sur la gueule.

Je ne vous juge pas si vous ne me jugez pas.

Si vous êtes en train de lire ça, vous savez probablement que je parle de The Ultimate Fighter. Vous savez aussi que c’est la grande finale de la 14e saison samedi.

Pour la première fois de sa courte histoire, la compétition mettait en vedette les divisions des poids plumes (145 livres) et coqs (135 livres). Ça vous a plu? Moi oui. Je sais que ne suis pas un auditeur averti de TUF depuis aussi longtemps que certains d’entre vous, mais ça ne prend pas la tête à Louis Gaudinot pour réaliser que cette mouture regorgeait de talent.

Si on compare, par exemple, aux deux éditions précédentes de l’émission, remportées par Jonathan Brookins et Tony Ferguson, je trouve que c’est le jour et la nuit. À mon humble avis, les quatre finalistes de cette année peuvent aspirer à une belle carrière au UFC.

Puis il y a les deux entraîneurs, Michael Bisping et Jason « Mayhem » Miller, qui s’affronteront, comme le veut la tradition, en finale du gala de samedi. On savait déjà que ce n’était pas l’amour fou entre ces deux moulins à paroles et les six semaines qu’ils ont passées devant les caméras nous l’ont prouvé. Avez-vous aimé la façon dont leur « relation » a été dépeinte devant les caméras? Qui, selon vous, s’est avéré le meilleur entraîneur? Bisping a-t-il mieux fait que lors de la neuvième saison, alors qu’il était confronté à Dan Henderson?

Je sais de quoi Bisping est capable et il est évident que son CV est plus étoffé que celui de Mayhem, mais je vous avoue bien humblement que je ne connais pas ce dernier assez bien pour me permettre de porter ici un jugement pertinent. Je vous laisse donc le soin de m’éduquer, comme l’a déjà fait Jonathan Duguay avec son premier billet. Qui fermera le clapet à l’autre samedi soir?

En guise de contribution personnelle, je vous offre mon analyse et mes prédictions pour les deux combats qui mettront aux prises les aspirants à un lucratif contrat avec le UFC. Comme d’habitude, sentez-vous bien à l’aise d’être en désaccord.

POIDS COQS : JOHN DODSON c. T.J. DILLASHAW

Nom : John Dodson

Fiche : 11-5

Victimes : Brandon Merkt (TKO, R1), John Albert (décision), Johnny Bedford (KO, R2)

Parcours : Il a certainement plus d’un tour dans son sac, mais on ne se contera pas de menteries. Si le diminutif gaucher (5’3’’), un élève de Greg Jackson, a fait son chemin jusqu’en finale, c’est grâce à son atout principal : sa vitesse. Sa victoire contre Merkt, qui a pris forme avec un brutal crochet au corps, nous a permis de découvrir ses mains ultra rapides et ses efficaces coups de pieds aux jambes. Albert a peut-être exposé une faiblesse en l’amenant au sol deux fois au premier round, mais quant à Bedford, il n’était clairement pas de calibre pour réaliser son rêve de fermer le clapet de son coéquipier chez Équipe Miller. La sournoise main arrière de Dodson a mis fin à ses aspirations de façon décisive au deuxième round.

Nom : T.J. Dillashaw

Fiche : 4-0

Victimes : Matt Jagers (TKO, R1), Roland Delorme (soumission, R2), Dustin Pague (décision)

Parcours : Lutteur aguerri, Dillashaw a pigé dans le sac de trucs de Tito Ortiz, qui a d’ailleurs été invité par Bisping dans l’un des épisodes, pour abattre les trois obstacles placés devant lui. Que ce soit pour faire sa place dans la maison ou pour éliminer deux membres de l’équipe adverse, le coéquipier d’Urijah Faber chez Team Alpha Male a utilisé la même recette : des amenées au sol presque trop faciles suivies d’un vicieux ground and pound, coups de coudes à volonté. Son debout est imparfait, mais on ne parle quand même pas d’un manchot. Certains diront par contre qu’il n’a pas fait face à l’opposition la plus coriace.

PRÉDICTION : Dillashaw s’est montré nonchalant à sa première étape de l’aventure. Les mains basses, il s’est fait pincer sur le menton à quelques reprises avant de comprendre le message et de finalement amener le combat à l’horizontal. Beaucoup plus prudent et conventionnel depuis, on lui suggère de garder la même approche contre Dodson, qui a tout ce qu’il faut pour lui faire la leçon debout. Dillashaw parviendra probablement, à un moment ou un autre, à amener son rival au sol, mais le nerf de la guerre sera sa capacité à l’y tenir. Dodson a des ressorts dans les mollets et n’est pas resté sur son dos bien longtemps à ses trois derniers combats. Je sais que la logique favorise souvent le lutteur dans de telles confrontations, mais je crois que la vigueur de Dodson lui permettra d’éviter les situations trop précaires, d’essoufler Dillashaw et de le surprendre par TKO au troisième round.

POIDS PLUMES : DENNIS BERMUDEZ c. DIEGO BRANDAO

Nom : Dennis Bermudez

Fiche : 7-2

Victimes : Jimmie Rivera (TKO, R2), Stephen Bass (TKO, R2), Akira Corassani (soumission, R1)

Parcours : Bermudez a bien failli ne jamais arriver au premier relais de ce pèlerinage qui peut mener aux verts pâturages de la planète MMA. Dans ce qui a probablement été le meilleur combat du tour préliminaire, il a survécu à un premier round cauchemardesque avant de renverser la vapeur pour défaire le coriace Rivera. La deuxième étape a été plus aisée, mais la troisième a encore mis sa volonté à rude épreuve. Il a encaissé les grosses gauches de l’arrogant suédois pendant deux bonnes minutes avant de sauver sa peau avec une amenée au sol et une guillotine fatale. Bermudez a montré qu’il était capable d’en prendre. Ça risque de lui servir en finale.

Nom : Diego Brandao

Fiche : 13-7

Victimes : Jesse Newell (TKO, R1), Steven Siler (TKO, R1), Bryan Caraway (TKO, R1)

Parcours : Ça n’a pas pris de temps à Brandao pour semer la terreur chez ses confrères. Après sa victoire en 47 secondes sur Newell, tout le monde le voulait dans son équipe et personne dans ses jambes. Auteur d’une impressionnante victoire sur Micah Miller lors des préliminaires, Siler a été le malheureux élu et n’a pas fait plus long feu que son prédécesseur. Caraway, qui cachait mal sa nervosité à l’approche de la demi-finale, a finalement démontré beaucoup de courage, mais ça ne lui a permis d’acheter que quelques minutes supplémentaires. Brandao, qui est lui aussi entraîné par Greg Jackson, est un jeune homme en mission.

PRÉDICTION : Difficile de trouver une faiblesse chez un gars qui en a décapité trois en moins de six minutes. Diego Brandao n’est certainement pas parfait, sa fiche à elle seule en est la preuve. Même que Dennis Bermudez est probablement un meilleur combattant, plus complet et tout. Mais… Au football, on a beau dessiner des X et des O sur un tableau, la vraie bataille se joue dans les tranchées. Bermudez arrivera sans doute dans l’octogone avec la bonne stratégie, mais saura-t-il l’exécuter pour se donner le temps de déployer tout son arsenal? J’en doute. Brandao par TKO au premier round.

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Instinct 2 : notes d'avant-gala

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L’organisation québécoise Instinct MMA tiendra son deuxième gala vendredi soir au Pavillon de la Jeunesse de Québec. Voici quelques notes pour vous aider à vous mettre à jour à quelques heures de l’événement.

1. Premièrement, ne cherchez pas les visages de Phil Baroni et Jens Pulver sur le programme officiel. Si vous n’avez pas trop suivi l’histoire depuis que la présence des deux vétérans avait été confirmée lors du premier événement d’Instinct au début octobre, la mise à jour se lit comme suit : Baroni a dû être opéré à une épaule tandis que Pulver a rencontré des problèmes dans le processus d’obtention d’un permis de travail.

Stéphane Patry, le président d’Instinct, promet que ce n’est que partie remise et que les deux anciens du UFC seront de son troisième gala prévu en janvier.

2. L’absence de Baroni signifie que Martin Grandmont, auteur du K.-O. de la soirée aux dépens de William Sriyapai à Instinct 1, affrontera plutôt Pete Spratt dans ce qui sera finalement le combat principal du baptême de l’organisation dans la Vieille Capitale.

Pour Patry, le forfait de New York Bad Ass représente un mal pour un bien. « C’est sûr qu’un affrontement contre Baroni offre plus de mordant au niveau du marketing, mais un combat entre Grandmont et Spratt a plus de potentiel. Si j’étais dans les souliers de Martin, j’aimerais moins ça puisque le style de Spratt le rend plus dangereux. On sait qu’il va rester debout et qu’il va échanger. »

3. Pour un promoteur qui insiste continuellement sur l’importance de mettre en avant-plan le talent local pour connaître du succès aux guichets, Patry a pris une décision étonnante dans l’érection de la deuxième carte d’Instinct. En demi-finale, il a opposé deux mi-moyens internationaux, Brandon Thatch et Patrick Vallée, qui sont probablement inconnus de la majorité des amateurs de MMA québécois.

Patry croit que Thatch est « probablement le secret le mieux gardé dans le sport ». Apparamment, le jeune Américain avait séduit Dana White et Joe Silva lors des auditions pour la 13e saison de The Ultimate Fighter, éventuellement remportée par Tony Ferguson, mais sa personnalité n’avait pas convaincu les recherchistes de l’émission qu’il avait ce qu’il faut pour percer l’écran.

Si Thatch (5-1) n’est pas déjà avec le UFC, selon Patry, c’est que son gérant avait a tenté de négocier une entente qui lui aurait permis de remplir ses engagements avec l’organisation Ring of Fire, au Colorado, avant de faire le grand saut. Stratégie possiblement douteuse, si elle est fondée, mais qui a néanmoins ouvert une porte au Québec pour ce dur cogneur.

Les cinq victoires de Thatch ont été obtenues par K.-O. au premier round. Sa dernière victime est Chidi Njokuani, dont le frère d’Anthony évolue présentement au UFC.

Vallée aussi aurait fait les auditions pour TUF, mais son manque d’aisance dans la langue de Shakespeare n’aurait pas joué en sa faveur. À Québec, la langue ne sera pas une barrière pour le Parisien de 31 ans qui tente d’obtenir une vitrine dans la Belle Province.

« Le gagnant de ce combat va se faire un nom », croit Patry.

4. Stéphane Patry a assurément un plan pour Derek Gauthier. Mais n’allez pas suggérer qu’il préconise une approche prudente avec son « prochain GSP ».

« En fait, je pense qu’on prend un risque avec Derek cette fois. Mais s’il passe à travers ce deuxième combat avec nous, il sera prêt à soulever des montagnes. »

Auteur d’une victoire par soumission contre Travis Cox à Instinct 1, Gauthier sera maintenant confronté à Ricky Goodall, un gars des Maritimes avec qui il partage quelques points en commun. Gauthier a une fiche de 7-3, mais a perdu trois de ses cinq derniers combats. Son futur adversaire montre un dossier de 7-4, mais a trois défaites et un no contest à ses six dernières sorties.

Vous vous souvenez peut-être de Goodall pour sa défaite face à Alex Garcia en 2010.

« Contre Cox, Derek est arrivé avec deux inquiétudes, explique Patry. La première, c’était de savoir s’il avait encore un menton. Il a obtenu sa réponse à son dernier combat. La deuxième : est-il capable de rivaliser avec des gars qui coupent 20 livres pour arriver dans sa division, des gars qui sont plus forts que lui physiquement? Parce que c’est ce genre de combattant, les Tyler Jackson et Iraj Hadin, qui lui ont donné des ennuis dans le passé. C’est la raison pour laquelle j’ai signé Goodall, un gars qui a débuté sa carrière à 185 livres. »

Contre Gauthier, Goodall fera ses débuts à 155 livres.

5. Outre Spratt, la carte d’Instinct 2 compte sur un autre vétéran du UFC en la personne de Waylon Lowe, qui fera partie d’un intéressant duel de lutteurs l’opposant au Montréalais Tim Wadsworth dans un combat à 145 livres.

Wadsworth, que je n’ai personnellement pas encore eu l’occasion de voir en action, vaut semble-t-il le détour. Pour vous donner une idée, ils sont plusieurs à le comparer avantageusement à Michel Gagnon, le champion des poids plumes de Ringside MMA.

Patrick Côté, son coéquipier chez BTT Canada, ne tarit pas d’éloges à son endroit. « Il a été sur l’équipe nationale de lutte et a raté de très peu sa qualification olympique dans la catégorie la plus difficile au monde. À son poids, au Québec, il n’y a pas grand monde à son niveau. Sa technique est incroyable, tout lui paraît facile, c’est incroyable. »

Wadsworth a une fiche parfaite en cinq combats professionnels. Si vous avez assisté au premier gala d’Instinct, vous reconnaîtrez en Johan Croes l’un de ses adversaires. À Instinct 1, Croes a été complètement défiguré par Devin Henry dans une bataille qui s’est rendu à la limite. Contre Wadsworth, il a été battu en trois minutes.

« Il l’avait complètement démoli, se souvient Côté. Comme tous les lutteurs, Tim n’est pas le cogneur le plus technique, mais il a amélioré sa boxe. Même s’il a peu d’expérience, personne ne veut l’affronter. »

Lowe, qui compte Pulver, les cousins Curran et Bart Palaszewski (qui sera d’ailleurs dans son coin à Québec) parmi ses coéquipiers, semble un test plutôt coriace pour un gars peu inexpérimenté depuis plus d’un an et demi. Si vous êtes trop honnête et/ou pas assez débrouillard pour le trouver illégalement, son combat contre Nik Lentz, est disponible sur le site du UFC. Vous aurez une bonne idée de ce qu’il est capable d’offrir.

« Si Wadsworth n’est pas le meilleur lutteur dans ce combat, il est dans le trouble parce que Lowe a une méchante bonne boxe », prédit Patry.

6. Evan Nedd pesait 238 livres lorsqu’il avait atterri à Montréal pour son premier combat avec Instinct et ce qui devait arriver arriva. Après une coupe de poids difficile, il a été incapable de respecter la limite de 205 livres et s’est incliné devant Strahinja Gavrilovic.

Lundi, à quatre jours de son combat contre Todd Stoute, Nedd faisait osciller la balance à 212 livres, selon Patry. « Vous allez voir le vrai Evan Nedd cette fois », promet le promoteur.

« Personne dans mon équipe ne voulait ce matchup, parce que ce sont deux gars sur qui on veut bâtir. Si j’avais voulu être patient, j’aurais pu mettre ces deux gars-là dans une demi-finale très bientôt, mais j’ai décidé de les opposer dès notre deuxième événement. Dans mon cœur, c’est la finale de la soirée. Ça va être incroyable », s’emporte Patry.

Houston Alexander, qui a été défait par Steve Bossé en octobre, pourrait être la récompense du gagnant de ce combat.

7. Bien caché au début de la carte principale, on retrouve Joël Thériault, l’homme fort sur patins qui fera ses débuts en MMA et sur qui Stéphane Patry compte beaucoup pour remplir les sièges du Pavillon de la jeunesse.

Depuis qu’il s’est laissé convaincre, Thériault s’entraîne au complexe Orion, à Longueuil, avec l’équipe de BTT Canada. « Étonnamment, il a pris ça très au sérieux, témoigne Pat Côté. Je l’ai vu s’entraîner pour vrai à faire de la lutte et du sol. Le monde le voit surtout comme un fou dans la tête, mais il écoute beaucoup ce qu’on lui dit. C’est nouveau pour lui, mais il dit qu’il a hâte d’essayer ça. »

« Personne ne sait ce qu’il va faire, avoue Patry. Est-ce qu’il va knocker le gars, arracher un panneau de la cage et le lancer dans la foule? Est-ce qu’il va s’accrocher sur les lumières et se jeter en bas tête première? La dernière fois qu’il a gagné en boxe amateur, il s’est sacré tout nu dans le ring… »

« C’est un fou!, résume son nouveau patron. Il est super intéressant et intelligent, mais il aime donner un show. »

Pour se faire la main, Thériault affrontera Shawn Pauliuk, qui montre une fiche pro de 0-4.

8. Deux coéquipiers de Martin Grandmont au Collège Team Bergeron de Drummondville feront leurs débuts avec Instinct. Guillaume Lamarche sera confronté à Stéphan Lamarche (aucun lien de parenté) tandis que Christopher Boisvert croisera le fer avec Brad Morgan.

9. Les jeunes Québécois Guillaume Vigneau et Dimitri Waardenburg brilleront par leur absence. Des blessures subies à l’entraînement les ont forcés à reporter leur retour dans la cage à l’an prochain.

LA CARTE COMPLÈTE D’INSTINCT 2

Pete Spratt (23-21) c. Martin Grandmont (12-5) – Mi-moyens
Patrick Vallée (7-1-1) c. Brandon Thatch (5-1) – Mi-moyens
Ricky Goodall (7-4) c. Derek Gauthier (7-3) – Légers
Waylon Lowe (11-4) c. Tim Wadsworth (5-0) – Plumes
Evan Nedd (3-2) c. Todd Stoute (3-0) – Mi-lourds
Shawn Pauliuk (0-4) c. Joël Thériault (0-0) – Lourds
Stéphan Lamarche (7-10) c. Guillaume Lamarche (7-5) – Légers
Guido Carlo (1-1) c. Anthony Alirez (2-0) – Lourds
Anselmo Gutierrez (0-0) c. Stéphane Piner (1-2) – Mi-lourds
Bruce Nelson (23-33-1) c. Sébastien Gauthier (5-2) – Mi-lourds
Brad Morgan (1-0) c. Christopher Boisvert (2-2) – Mi-moyens
Frank Marques (0-0) c. Maxime Fecteau (2-3) – Coqs
Ken Mcleod (0-2) c. Alexandre Gauthier (0-0) – Mi-moyens

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