Les séries éliminatoires de la LNH se poursuivent sur RDS dès ce soir 19h00! Rejoignez d’autres amateurs sur le Clavardage en direct

Nicolas Landry

Nicolas Landry

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Un petit week-end à Québec?

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Vous m’excuserez d’avoir un peu délaissé cet espace au cours des dernières semaines. Un agenda bien rempli combiné à l’apparition du beau temps m’ont momentanément tenu à l’écart de la blogosphère. Mais ne vous en faites pas! L’été s’annonce très intéressant dans le monde des MMA et je ne serai jamais bien loin pour amorcer et alimenter les discussions avec vous.

Heureusement, certaines personnes sont meilleures que moi pour conserver leurs bonnes habitudes. Comme les gens de Ringside MMA, par exemple.

À moins d’une semaine de la tenue de son prochain événement, le président Éric Champoux revient à la charge et vous offre 20 paires de billets pour l’événement Ringside 11 : Côté vs Brown, qui aura lieu samedi au Colisée Pepsi de Québec.

Pour participer, vous n’avez qu’à signifier votre intérêt dans la boîte de commentaires plus bas. Les gagnants seront désignés par un tirage au sort, puis contactés par courriel.

Ringside 11 mettra en vedette notre collaborateur Patrick Côté, qui tentera d’enregistrer une deuxième victoire consécutive moins de deux mois après son triomphe face à Kalib Starnes au Centre Bell. Côté se frottera à Todd “Bulldog” Brown, qui a disputé ses deux derniers combats sous la bannière du UFC.

Les curieux pourront aussi assister aux débuts professionnels de Donald Brashear. À l’entraînement depuis plus d’un mois, l’ancien bagarreur de la Ligue nationale de hockey vivra son baptême des MMA contre un certain Mathieu Bergeron, un gaillard de 6 pieds 6 pouces qui s’entraîne à Sherbrooke.

Mardi, Brashear était l’invité de l’équipe de l’émission L’Antichambre.

Ringside 11 sera aussi le théâtre d’un combat de championnat pour le titre vacant des poids coqs. Dimitri Waardenburg, de Granby, et Stéphane Pelletier, de Val-d’Or, tenteront de quitter la Vieille Capitale avec une ceinture autour de la taille.

J’ai parlé aux deux sympathiques combattants lundi soir et vous prépare des textes et des blogues à leur sujet. Ils seront publiés d’ici la fin de la semaine.

Voici la carte complète du gala. Bonne chance!

Patrick Côté (13-7, 6 Kos) vs Todd Brown (15-3, 5 KO)
Dimitri Waardenburg (7-4, 4 KO) vs Stéphane Pelletier (4-1, 2 KO)
Donald Brashear (0-0) vs Mathieu Bergeron (0-0)
David Lafond (1-1) vs Keven Morin (4-3, 1 KO)
Scott Hudson (0-0) vs Alexandre Arseneault (0-0)
Marcus Hicks (10-20, 4 KO) vs Yan Pellerin (9-12, 6 KO)
Justin Doyon (2-6, 1 KO) vs Dany Laflamme (2-5)
Maxime Léger (0-1) vs Keven Tremblay (0-1)
Daniel Ireland (0-0) vs Francis Charbonneau (0-0)
Tommy Côté (2-1) vs Jerome Martin (0-0)

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Steve Bossé prépare son retour

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Steve Bossé croit que l’arrivée de Challenge MMA dans le portrait des arts martiaux mixtes québécois lui permettra d’atteindre plus rapidement son objectif d’accéder au UFC.

Inactif depuis près d’un an en raison de la dissolution de W1-MMA et d’une blessure qui l’a empêché de participer au Ringside 10, Bossé espère remettre sa carrière sur la voie rapide le 17 juin lors du premier gala de Challenge MMA, une nouvelle organisation qui est l’initiative de son gérant Gary Chartrand.


Gary Chartrand et Steve Bossé. (Photo : www.FightWorld.TV)

“Je ne sais pas si j’aurais pu atteindre mon but plus vite en restant avec Ringside”, se demande Bossé, qui n’a jamais défendu sa ceinture des 205 livres acquise en septembre 2009 contre Craig Brown.

“Mais maintenant, dans le choix de mes adversaires, c’est sûr que je vais avoir une meilleure qualité avec Challenge MMA puisque c’est nous qui va se charger de les recruter. On va pouvoir viser l’affrontement qui va être meilleur pour ma carrière.”

Bossé, l’une des figures les plus populaires de son sport au Québec, ne s’est pas battu depuis ce qui doit lui sembler être une éternité. Après sa victoire contre Brown, il a disputé un combat contre Marvin Eastman dans la MFL et un autre contre Mychal Clark dans la Warrior-1. Il devait renouer avec l’action en avril dans un combat de championnat contre le Néo-Écossais Roger Hollett, mais une blessure aux côtes l’en a empêché.


Steve Bossé contre Marvin Eastman. (Photo : www.FightWorld.TV)

Gary Chartrand est ensuite arrivé dans le portrait et a soutiré son talentueux poulain des griffes de Ringside, à qui il a l’intention de livrer une saine compétition. Bossé sera l’attraction principale du premier gala de Challenge MMA, qui aura lieu au Centre Pierre-Charbonneau de Montréal. Son adversaire sera Seth “The Silverback” Petruzelli, un vétéran de quatre combats au UFC qui s’est fait un nom en devenant le premier à battre Kimbo Slice.

Bossé, qui a profité de la dernière année pour obtenir son diplôme de l’Académie des pompiers de Mirabel, rêve encore aux verts pâturages américains et croit que l’approche plus agressive de son promoteur/gérant lui permettra de progresser plus rapidement.

“Petruzelli n’a pas besoin de présentation. Je ne le connaissais pas avant qu’il knock Kimbo Slice, mais depuis ce temps-là, je crois que les choses vont bien pour lui, ça lui a permis de se relancer. Roger Hollett, c’est un gars qui est à peu près au même endroit que moi dans sa carrière. Ça aurait été un bon combat pour graduer ici au Canada, sauf que je recherche davantage des matchups contre des adversaires qui sont déjà allés au UFC et qui sont déjà connus au niveau international. Je suis vraiment content d’avoir ce combat-là.”

Chartrand, un homme d’affaires bien connu sur la Rive-Sud de Montréal, semble effectivement déterminé à placer son poulain sous les projecteurs, lui qui avance avoir eu des discussions avec Keith Jardine et Ken Shamrock avant de s’entendre avec le clan Petruzelli.

“Ce que j’aime de Gary, c’est que ce n’est pas son revenu principal de monter des cartes, apprécie Bossé. Ça ne lui dérange pas d’investir peut-être un peu plus qu’une autre organisation pour faire venir des gars qui vont faire en sorte que ma carrière va être propulsée plus rapidement vers l’international. C’est sûr que Petruzelli est un gros test, mais j’ai toujours bien performé avec de la pression. Je me dis que tant qu’à rentrer dans l’octogone, aussi bien que le défi soit à la hauteur. C’est une belle opportunité pour moi.”

The Boss aimerait être en mesure de se battre trois fois, peut-être quatre, au cours de la prochaine année. À 28 ans, celui qui montre présentement une fiche de 8-1 souhaite qu’en se tenant occupé, il attirera l’attention des patrons du UFC.


Steve Bossé aspire toujours au UFC. (Photo : www.FightWorld.TV)

Dans sa plus récente chronique, Patrick Côté affirme qu’il croit qu’il y a de la place pour deux organisations d’arts martiaux mixtes au Québec. Vous, comment voyez-vous l’arrivée d’un nouveau joueur sur la scène locale? Avez-vous l’intention d’appuyer Challenge MMA en assistant au retour de Steve Bossé?

Et croyez-vous un jour voir l’ancien dur à cuire réaliser son rêve de se battre au UFC?

Voici la plus récente carte fournie par les dirigeants de l’organisation. Notez la présence, en demi-finale, du prometteur Montréalais Mike Ricci, qui a corrigé l’Ontarien Jesse Ronson au Centre Bell en avril dernier. Il y a aussi la possibilité que la copine de Bossé, Arianne Goyette, soit de la partie.

Steve Bossé (8-1, 6 KOs) c. Seth Petruzelli (13-6, 10 KOs)
Mike Ricci (6-1, 4 KOs) c. Ariel Sexton (6-2, 1 K.-O.)
Dave Parizeau (7-7-1, 2 KOs) c. Stéphane Lamarche (7-10)
Samuel Charbonneau (1-1) c. Yohan Gariépy (2-3, 2 KOs)
Tim Wadsworth (5-0, 3 KOs) c. Juan Barrantes (7-5-2)
Tommy Côté (2-1) c. Alex Halkis (0-0)
James Polodna (0-0) c. À déterminer
Rachide Chernade (0-0) c. À déterminer

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Ringside : LT est humain

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Vous êtes un amateur des Simpsons? Vous vous souvenez de l’épisode où Moe découvre que Homer a une mâchoire d’acier et décide d’en faire un grand champion de boxe?

Ce sont ces images qui me sont revenues en tête pendant que je regardais Lenard Terrance se faire tabasser par Blake Nash dans le combat principal du troisième gala de la série Rising Star de l’organisation Ringside MMA, samedi soir.

Terrance était sans contredit le plus populaire des douze combattants à faire partie de cette carte visant à promouvoir la relève locale. Déjà supporté par un imposant et fidèle fan club de la communauté amérindienne, il était devenu une sorte de figure mythique depuis qu’il avait battu Robert Masson avec un spectaculaire coup de pied à la tête lors de la carte préliminaire du Ringside 10 au Centre Bell.

Celui qui se fait simplement surnommer LT partait donc le grand favori contre un adversaire qui montrait une fiche amateur de 5-0-1 mais qui n’avait jamais combattu professionnellement. Blake Nash était pratiquement seul de son clan au Club Soda et peu de gens lui donnaient la moindre chance de l’emporter.


(Toutes les photos proviennent de www.FightWorld.TV)

Et pourtant… à partir de la moitié du deuxième round, je m’attendais presque à voir Firas Zahabi, l’entraîneur en chef du gymnase où Terrance s’entraîne, arriver en parachute pour venir à la rescousse de son élève.

Vous avez sans doute déjà entendu parler du Korean Zombie, Jung Chan-Sung. Pat Barry a déjà surnommé Joey Beltran le Mexican Zombie. Eh bien samedi soir, Lenard Terrance était le Native American Zombie.

Nash l’a souvent martelé de combinaisons qui auraient probablement endormi un cheval de trait, mais LT restait planté là, les yeux à moitié fermés, le tronc bien enraciné au tapis même si sa cime affrontait une véritable tornade. Après le deuxième round, LT, complètement à bout de souffle, a dû s’accrocher au grillage pour se relever et regagner son coin. Je pensais sincèrement qu’il n’en sortirait jamais.

Blake Nash, qui a lui aussi encaissé sa part de coups, n’a pas volé sa victoire. On sait maintenant que LT n’est pas invincible.

- Beaucoup d’action dans la demi-finale de la soirée. Seiji Sugiman-Marangos était visiblement doté de qualités athlétiques plus développées que Brett Portieous, mais le courage de ce dernier compense amplement pour son style moins fluide et élégant. Une bataille ontarienne qui n’a laissé personne indifférent.

- Dommage pour Guillaume Vigneau, qui semblait davantage en mode « réaction » contre Todd Stoute, une véritable armoire à glace qui l’a mis K.-O. au début du deuxième round. À la défense du Madelinot, le coup de coude qui l’a ébranlé a semblé le frapper derrière la tête…

- Pas certain qu’Emmanuel Crevier avait sa place dans la même cage que Chris Franck. Si quelqu’un n’est pas d’accord avec moi, il a 37 secondes pour me convaincre. C’est exactement le temps dont Franck a eu besoin pour disposer de son vis-à-vis.

- Très belle performance de Maxime « The Machine » Fecteau, l’auteur de la seule soumission de la soirée. Fecteau, qui en était à son troisième combat avec Ringside, a méthodiquement préparé une clé de bras qu’il a fini par passer à 3:04 du premier round.

- Keven Pellerin n’a pas à rougir de sa première prestation au niveau professionnel. Le combattant de Victoriaville, qui était opposé à l’Ontarien Kyle Prepolec, une autre recrue, a été le premier à faire du dommage avec de gros coups de coudes lancés à partir de la garde de son adversaire. Pellerin s’est toutefois fait piéger dans un triangle qui s’est transformé, je crois, en omoplatae. Le Québécois s’est admirablement sorti du pétrin, mais les poings de Prepolec l’ont envoyé dans les limbes quelques secondes plus tard.

- Pour une première expérience dans une petite salle comme le Club Soda, je dois dire que j’ai adoré. Les combats étaient plus que honnêtes, quoique trop peu nombreux et l’étroitesse des lieux a eu pour effet de créer une atmosphère unique. Du balcon, la vue sur l’octogone était tout simplement parfaite. Je répéterai assurément.

Les premiers commentaires de ceux d’entre vous qui y étiez ont été positifs. Si vous ne vous êtes pas encore fait entendre, j’attends de vos nouvelles avec impatience!

INITIATION AU BELLATOR

Plusieurs questions pour vous, fans finis de MMA, en ce dimanche soir.

En revenant du gala Rising Star 3, j’ai mis à profit pour la première fois mon nouvel enregistreur numérique. Avant de quitter pour le Club Soda, j’avais programmé mon appareil pour m’initier un peu plus tard au Bellator.

J’avais bien sûr déjà entendu parler de cette organisation, mais je m’en confesse, jamais ma curiosité ne m’avait poussé à y porter une attention particulière. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Je n’ai pas été déçu.

- Je ne sais pas s’ils avaient été mis au courant qu’ils avaient la mission de m’accrocher, mais Alexander Shlemenko et Brett Cooper n’auraient pas pu s’y prendre de meilleure façon pour m’enlever le goût d’aller me coucher. Disons qu’il s’agissait d’un beau contraste avec la demi-finale du Super Six opposant Arthur Abraham à Andre Ward, que je venais de me taper de peine et de misère.

Shlemenko m’a beaucoup fait penser à son compatriote Dennis Siver, un vétéran du UFC qui vient de la même ville de Sibérie, Omsk. Un striker dans le plus pur sens du terme, le Russe s’est servi de tout son arsenal (avec une utilisation un peu excessive du coup de poing renversé, à mon avis) pour arranger le portrait du très tenace Cooper, qui n’a jamais cessé d’attaquer. Les gros uppercuts de la gauche de Cooper dans la dernière minute ont failli coûter la victoire à Shlemenko, qui a assuré sa place dans le tournoi des poids moyens de la saison 5 qui débutera en septembre.

Ce Shlemenko n’a que 26 ans… le connaissez-vous bien? Pensez-vous qu’il pourrait obtenir – et remporter – un combat revanche contre Hector Lombard?

- Parlons-en tout de suite, de ce Hector Lombard. Ne riez pas, mais j’ignorais que Bellator comptait dans ses rangs un champion aussi prolifique. Vingt-trois victoires de suite? Assez impressionnant… Certainement plus que sa performance contre Falaniko Vitale, en tout cas.

J’avais compris que Lombard possédait une force de frappe des ligues majeures et c’est cet atout qui est venu sauver un spectacle plutôt ordinaire. Vitale, qui a un peu d’expérience avec le UFC et Strikeforce, n’a jamais sérieusement tenté de mettre le champion sous pression et ce dernier ne semblait pas intéressé à prendre trop de risques.

Ma première question : pourquoi les animateurs parlaient-ils sans cesse de ce combat comme d’un Superfight et pourquoi le titre de Lombard n’était-il pas en jeu?

Et si vous êtes un habitué du Bellator, croyez-vous que Lombard a sa place dans le top 10 des poids moyens au monde? Meilleur que Demian Maia? Michael Bisping? Jacare Souza?

- Si Bellator était un combattant, on ne pourrait certainement pas lui reprocher d’être incapable de « finir ». Le dernier combat de la carte de samedi soir, qui devait déterminer le champion du tournoi des poids légers de la saison 4, a livré la marchandise.

Michael Chandler montrait les marques d’une dure soirée de travail contre Patricky Pitbull, mais le chèque de 100 000$ qui lui a été remis en vertu de sa victoire viendra sans doute mettre un baume sur ses plaies.

Très belle démonstration de striking de la part de Pittbull, qui a toutefois été incapable de sortir du pétrin avec son jiu-jitsu lorsque Chandler l’a amené au sol avec sa lutte.

J’ai entendu beaucoup de bien à propos d’Eddie Alvarez, le champion des légers de Bellator avec qui Chandler a maintenant rendez-vous. Pour reprendre les paroles du commentateur de MTV2, « Chandler est un excellent prospect, mais Alvarez fait partie de l’élite et il ne devrait pas avoir à se battre contre des prospects ».

Que pouvez-vous me dire sur Alvarez, qui est un pur inconnu pour moi?

- Question de boucler la boucle… Je sais qu’il y a quelques anciens du UFC qui se battent pour Bellator, mais l’inverse est-il vrai? Le UFC compte-t-il dans ses rangs des combattants qui ont fait leurs classes avec Bellator? Peut-on espérer voir les Lombard et Alvarez de ce monde se frotter un jour aux meilleurs?

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Des billets pour revoir LT

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C’est un peu trop tranquille à votre goût dans le monde des MMA? Vous n’avez pas de plan pour samedi soir? J’ai peut-être quelque chose pour vous…

En fin de semaine au Club Soda de Montréal, Ringside MMA présente le troisième chapitre de sa série Rising Star, destinée à faire connaître les combattants de la relève. Vous êtes tenté? Vous le serez peut-être doublement si je vous dis que vous pouvez tenter votre chance pour gagner l’une des dix paires de billets sur lesquelles le RDS.ca a mis la main pour l’événement.

Personnellement, j’en serai non seulement à mon premier Rising Star, mais à mon premier gala d’arts martiaux mixtes au Club Soda. Bien hâte de voir le genre d’ambiance qui peut y régner dans un tel contexte…

Bien hâte, aussi, de revoir Lenard Terrance.


(Photo : www.fightworld.tv)

Terrance, The Man They Call LT, est un Amérindien originaire de l’Ontario qui s’entraîne avec l’équipe de Firas Zahabi au Tristar Gym de Montréal. Il a fait ses débuts au Québec lors du tout premier gala Rising Star, mais il a réellement attiré l’attention lors du gala Ringside 10 présenté le mois dernier au Centre Bell.

Si vous y étiez, vous n’avez certainement pas oublié LT. Sinon, voyez ce que vous avez raté dans le résumé vidéo qui accompagne ce texte. Le choc survient à 2:25.

Vous êtes allé voir? Surprenant, hein!

Si ma mémoire est bonne, LT était listé à 280 livres pour ce combat revanche contre Robert Masson. Pour être honnête, j’avais mes doutes en le voyant marcher vers l’octogone, mais ils se sont évaporés bien assez vite. Dès le début du combat, j’avais été étonné par la fluidité de ses déplacements pour un homme de ce gabarit. Et avant de porter le coup de grâce à Masson, visuellement beaucoup plus athlétique que lui, il lui avait poivré les jambes de très efficaces coups de pieds.

Quand Terrance a levé sa jambe droite pour aller la coller sur la joue de Masson, un colosse qui doit faire facilement plus de 6’0", la mâchoire m’est carrément tombée et je suis resté sans mot pendant deux bonnes minutes. Dans les jours qui ont suivi, ce n’est pas de la victoire de Patrick Côté ou de la défaite d’Alex Garcia que les amateurs voulaient me parler, mais bien du fameux coup de pied de Lenard Terrance.

Je n’ai vu LT à l’œuvre que pendant 92 secondes. C’est pourquoi j’ai bien hâte de le revoir dans la cage du Club Soda. Son adversaire est un dénommé Blake Nash, qui a une fiche amateur de 5-0-1 selon le site internet de son centre d’entraînement, le Maximum Training Center de Windsor.

Je garderai bien évidemment un œil intéressé sur les autres combats de la soirée. Qui sait si une vedette montante ne se cache pas dans le lineup de la soirée? Stéphane Pelletier, de Val-d’Or, a fait les frais des deux premiers galas Rising Star. Le 4 juin prochain, il affrontera Dimitri Waardenburg pour la ceinture de champion des 135 livres de Ringside.

Voici la carte complète du gala de samedi. Si vous êtes intéressés à participer au concours pour gagner des billets, faites moi le savoir dans la boîte de commentaires plus bas. Les gagnants seront choisis au hasard et contactés vendredi. Les billets pourront être récupérés à la porte du Club Soda le soir du gala.

CARTE DU RISING STAR 3

Blake Nash (0-0) vs Lenard Terrance (3-0)
Seiji Sugiman-Marangos (3-1) vs Brett Portieous (2-1)
Todd Stoute (1-0) vs Guillaume Vigneau (1-0)
Emmanuel Crevier (0-0) vs Chris Franck (0-1)
Dave Depathie (0-1) vs Maxime Fecteau (1-1)
Kyle Prepolec (0-0) vs Keven Pellerin (0-0)

(Gagnants en gras)

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Les critiques envers GSP

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En 1997, un jeune prodige du nom de Tiger Woods annonce avec éclat son arrivée soudaine parmi l’élite de son sport. À 21 ans seulement, il remporte le premier tournoi majeur de sa carrière, le Masters, par une gigantesque avance de douze coups sur son plus proche poursuivant. Du jamais vu.

En 2004, un jeune prodige du nom de Georges St-Pierre se présente à l’élite de son sport. À 22 ans seulement, il remporte ses deux premiers combats avec le UFC et obtient immédiatement un combat de championnat contre le roi de la division des poids mi-moyens, Matt Hughes. GSP est défait, mais une étoile est née

Trois ans plus tard, Woods remporte son troisième tournoi du Grand Chelem, l’Omnium des États-Unis, par un écart hallucinant de 15 coups. Dans les mois qui suivent, il sert le même genre de clinique à l’Omnium britannique, qu’il remporte par huit coups.

Trois mois plus tard, St-Pierre retombe sur ses pattes. Après un bref retour sur les circuits locaux, il bat facilement Jason « Mayhem » Miller, se moque de Frank Trigg, démolit Sean Sherk et arrache une victoire au dangereux B.J. Penn. De nouveau l’aspirant au titre de Hughes, il ne rate pas sa deuxième chance et devient, à 25 ans, champion du UFC.

En 2000, Woods remporte le Championnat de la PGA pour détenir simultanément les quatre titres majeurs de son sport. Au sommet de son art, il enfile le veston vert pour la deuxième fois l’année suivante et en 2002, il devient le premier golfeur depuis 1972 à gagner les deux premiers tournois du Grand Chelem de la saison. Mais le Tigre frappe un mur et sera incapable de gagner un autre tournoi majeur pendant deux ans et demi.

En 2007, St-Pierre est le grand favori pour la première défense de son titre. Son adversaire est Matt Serra, un vétéran presque oublié qui a ressuscité sa carrière grâce à un passage à l’émission de téléréalité The Ultimate Fighter. Le script semble écrit à l’avance, mais GSP frappe un mur : mal préparé, il se fait passer le K.-O. en moins de quatre minutes et perd sa ceinture. Il s’agit de l’une des plus grandes surprises de l’histoire du UFC.

Armé d’un nouvel élan, Woods retrouve sa place au sommet des classements. Il gagne deux majeurs en 2006, un autre en 2007 et un dernier en 2008. La tâche n’est pas aussi facile qu’elle ne l’a déjà semblé – deux de ces cinq triomphes ont nécessité la prolongation – mais qui s’en soucie? Woods est non seulement le meilleur golfeur de sa génération, mais il menace dangereusement le record de Jack Nicklaus pour le plus grand nombre de victoires majeures dans l’histoire de la PGA.

Entouré d’une nouvelle équipe, St-Pierre commence son retour vers le sommet des classements. Des victoires contre Josh Koscheck et Matt Hughes – encore lui – lui permettent d’obtenir sa revanche contre Serra, qu’il annihile en moins de dix minutes pour reconquérir son titre. Armé de ses habiletés exceptionnelles et d’une confiance à toute épreuve, St-Pierre remporte ses six combats suivants. Mais la tâche n’est pas aussi facile qu’elle ne l’a déjà semblé – cinq de ces combats atteignent la limite – et cette tendance agace plusieurs amateurs. Le Québécois détient la troisième plus longue série de victoires (9) et la deuxième plus longue série de défenses de son titre (6) de l’histoire du UFC. De plus, seul Hughes a gagné plus souvent que lui dans l’octogone. Mais aux yeux de certains, ce n’est pas suffisant…

Oui, mais…

La comparaison est peut-être un brin boiteuse, mais on ne peut nier les similitudes qui unissent Tiger et GSP. Les deux sont des athlètes d’exception, le genre de surdoué qui marque une génération entière et qui change non seulement la façon dont son sport est perçu, mais aussi la manière avec laquelle il sera pratiqué dans le futur.

Pourquoi, alors, le meilleur combattant d’arts martiaux mixtes né au nord de l’équateur s’attire-t-il autant de critiques? Ah oui, ça me revient...

« Georges St-Pierre ne finit pas ses adversaires »

Difficile de vous contrarier là-dessus. Mais savez-vous aussi que personne ne finit les adversaires de Georges St-Pierre? Depuis sa victoire contre Serra, St-Pierre a affronté des gars qui cumulent 76 combats d’expérience au UFC. De ces 76 combats, cinq se sont terminés par une défaite par TKO. L’une d’elles a été subie par B.J. Penn et lui a été infligée par... GSP.

Si vous vous souvenez du combat de St-Pierre contre Jon Fitch, expliquez-moi comment l’Américain est sorti du premier round sur ses deux jambes. Et s’il-vous-plaît, dites-moi ce que St-Pierre aurait pu faire de plus pour l’achever à la fin du troisième. J’écoute...

Thiago Alves était une machine à tuer quand on l’a mis dans les pattes de GSP. Il avait gagné ses sept combats précédents, dont cinq par K.-O. avant la fin du deuxième round. Regardez-lui le visage après 25 minutes passées dans la même cage que St-Pierre qui, il faut le souligner, s’est battu malgré une déchirure musculaire à partir du troisième round.

S’il était normalement constitué, Dan Hardy ne serait jamais passé à travers le premier round contre St-Pierre, qui lui a tordu le bras dans toutes les directions sans même être capable de lui faire dire « Pardon, mononc’ ».

Il y a Josh Koscheck, qui est encore incapable de s’entraîner, cinq mois après que St-Pierre lui ait défoncé une moitié du visage.

Et si Jake Shields, un gars qui a été mis K.-O. une fois en 32 combats, ne se relève pas quand St-Pierre lui sert le même genre de coup de pied qui a permis à Gabriel Gonzaga d’assommer Mirko Cro Cop, est-ce qu’on respire un peu plus par le nez aujourd’hui?

Vous voulez me faire grincer des dents? Dites-moi que Georges St-Pierre a de la difficulté à finir ses combats.

« Oui, mais St-Pierre ne prend pas assez de risque »

Ah oui? Et pourquoi en prendrait-il, au juste?

Devant Georges St-Pierre, des athlètes entraînés pour rendre la vie misérable à leurs adversaires ont l’air de grotesques enfants d’école. « Rush » est capable de donner trois coups avant même que l’idée de répliquer ne fasse son chemin jusqu’au cerveau de sa victime. Il est si polyvalent qu’il a l’air d’un poisson dans l’eau dans des endroits que ses adversaires n’ont même jamais explorés.

Si St-Pierre est capable de dépecer la défensive de son rival sans que son visage ait l’air d’avoir passé dans une râpe à fromage, il est où le problème?

Si St-Pierre est capable de revenir dans son coin avec un 10-9 en poche sans qu’il n’ait à signaler le 9-1-1, il est où le problème?

Pourquoi St-Pierre, le champion, devrait-il pousser le tempo et se tendre lui-même des pièges que ses prétendants ne sont même pas capables d’imaginer?

Dites-moi, que devrait faire Georges St-Pierre pour animer le spectacle à son prochain combat? S’attacher une main dans le dos? Se battre sur des patins à roulettes?

« Oui, mais St-Pierre n’est pas spectaculaire »

Vraiment?

Si vous n’avez pas apprécié la leçon de boxe qu’a servie St-Pierre à Koscheck, alors on ne s’intéresse pas à sa carrière pour les mêmes raisons.

Vous voulez savoir ce que je trouve spectaculaire dans les sports de combats? C’est voir un athlète non seulement avoir le génie d’établir un plan de match parfait, mais surtout démontrer la capacité de l’exécuter dans les moindres détails. Exception faite, peut-être, du combat contre Jake Shields, je dirais que c’est spécifiquement ce que fait St-Pierre chaque fois qu’il monte dans l’octogone.

Dire que Georges St-Pierre n’est pas un combattant spectaculaire, c’est un peu comme dire que Greg Maddux n’était pas spectaculaire parce qu’il n’avait pas de balle rapide à 95 mph, qu’Adam Oates n’était pas spectaculaire parce qu’il récoltait toujours plus de passes que de buts ou que Reggie Miller n’était pas spectaculaire parce qu’on ne le voyait jamais dunker.

Depuis que je suis la carrière de Tiger Woods, je le regarde aller et je me dis qu’un jour, quand mes petits enfants entendront parler de la carrière de ce grand athlète, je serai là pour leur dire que ce n’est pas un mythe, que j’ai eu la chance d’être témoin de ses exploits.

Ensuite, je leur raconterai sûrement l’histoire de Georges St-Pierre. Mais en attendant d’être rendu là, j’observe et j’apprécie.

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Brashear en MMA : pour ou contre?

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Pendant plus de 20 ans, Donald Brashear a été payé pour livrer des combats de quelques secondes et ensuite aller réfléchir sur un banc pendant cinq minutes. À l’aube de la quarantaine, celui qui a joué le rôle de policier pour cinq équipes de la Ligue nationale de hockey s’entraîne pour faire exactement le contraire.

Vous avez été nombreux, j’en suis certain, à froncer les sourcils lorsque le bruit a commencé à courir que l’organisation Ringside avait dans l’idée de mettre Brashear sous contrat et de l’inclure sur sa carte du 4 juin à Québec.

Depuis que le RDS.ca a rapporté en primeur le début des négociations entre Éric Champoux et son plus récent projet, la possibilité de voir l’ancien dur à cuire de la LNH faire le saut en MMA est devenue chaque jour de plus en plus concrète. La chose a finalement été officialisée jeudi lors d’une conférence de presse organisée au Colisée Pepsi de Québec, où Brashear fera ses débuts contre Martin Trempe.

Avant toute chose, je vous invite à visionner l’entrevue que notre correspondante à Québec, Frédérique Guay, a réalisée avec Brashear.

Les sceptiques demeurent probablement légion quant à la décision de Ringside non seulement d’embaucher Brashear, mais d’en faire l’une des têtes d’affiche de son prochain gala. Comme plusieurs d’entre vous, j’ai entretenu ma part de doutes lorsque j’ai été mis au courant de cette possibilité et je les cultiverai probablement jusqu’à ce que Brashear nous montre de quoi il est capable dans un octogone.

Mais je crois aussi que dans la vie, on se rend rarement service en sautant trop rapidement aux conclusions. Levons donc notre doigt de la gâchette plutôt que d’y appuyer sans réfléchir et prenons le temps d’analyser la question en toute objectivité.

Premièrement, il faut comprendre qu’Éric Champoux, le président-fondateur de Ringside, est avant tout un homme d’affaires. Il gère une compagnie dont le succès est directement lié à l’intérêt qu’il réussit à générer pour son produit. Dans le cas qui nous intéresse, ça veut dire que plus il attire de gens à ses événements, plus son banquier est heureux de le voir arriver dans son bureau le lundi matin.

Que ça vous plaise ou non, Brashear aidera Ringside à remplir beaucoup de sièges le 4 juin. À part Georges St-Pierre, Patrick Côté et peut-être Steve Bossé, je ne vois malheureusement pas d’autres combattants d’arts martiaux mixtes qui auraient actuellement un pouvoir d’attraction similaire. D’ailleurs, un petit tour rapide des différents médias sociaux vous permettra de constater que l’arrivée de Brashear en MMA a déjà fait énormément jaser dans le reste du Canada et aux États-Unis.

Champoux est conscient qu’il risque de froisser bon nombre de puristes, qui bouderont probablement son événement sous prétexte qu’on essaie d’en faire un cirque, un freak show. Et vous savez quoi? Je ne peux pas être totalement en désaccord avec eux. Mais son pari est le suivant : en donnant à Donald Brashear une place de choix sur la carte principale de son gala, il attirera une clientèle nouvelle qui attrapera peut-être la piqûre du sport qu’il tente de promouvoir.

Le même effet n’aurait-il pas été obtenu en attirant plutôt un combattant aguerri et réputé sur la scène nationale ou internationale? Peut-être. Peut-être que Ringside a étudié cette avenue sans obtenir de succès. Peut-être aussi que les profits potentiels réalisés grâce à la présence de Brashear permettront à l’organisation québécoise de courtiser plus agressivement des gros noms du MMA dans un avenir rapproché.

Et Brashear, de quoi est-il capable?

Avez-vous déjà vu Donald Brashear livrer un combat d’arts martiaux mixtes? Moi, non. C’est pourquoi je préfère attendre avant de juger de la pertinence de sa présence dans un sport qui demande – il serait le premier à vous le dire, j’en suis certain – un éventail d’habiletés beaucoup plus vaste que le job de bagarreur dans un club de hockey.

Brashear est un athlète qui a passé sa vie à côtoyer les meilleurs de sa profession. Se garder en forme a toujours été une partie importante de son gagne-pain. Je suis persuadé qu’il a trop de fierté pour se lancer dans une telle aventure sans y mettre le sérieux nécessaire pour y connaître un minimum de succès.

Ce que je veux dire, c’est que je n’irais pas jusqu’à parier sa carte recrue O-Pee-Chee sur une victoire par clé de bras, mais je serais étonné si Brashear avait l’air fou à sa première présence dans l’octogone.

Surtout que son adversaire ne m’a pas laissé la meilleure première impression. À Ringside : Payback, Martin Trempe avait eu le dessus sur Robert Masson pendant la majeure partie du premier round, mais il ne s’était pas gardé de jus pour les deux suivants. Épuisé, il avait été incapable de sortir de son coin pour le deuxième round.

C’est un peu ce qui me fait dire que j’aurais préféré voir le combat Brashear-Trempe en début de carte plutôt que parmi les attractions principales de la soirée, mais encore là, je comprends les raisons évoquées par Champoux pour donner plus de visibilité à sa nouvelle trouvaille. Et pour être fair avec Trempe, j’ignore les raisons exactes de son abandon contre Masson et je ne l’ai pas revu en action par la suite. Peut-être a-t-il fait beaucoup de progrès, on verra bien.

Vous voulez mon avis? Ce n’est pas pour voir Donald Brashear que je me déplacerai à Québec le 4 juin. Mais je ne suis pas assez hypocrite pour dire que je détournerai mon regard lorsqu’il sortira de son coin pour aller confronter un autre mastodonte armé de gants de quatre onces.

Ringside a piqué ma curiosité et j’ai décidé de donner la chance au coureur. Vous?

Attention! Je suis conscient que je nous dirige ici vers une pente glissante. Ma demande est simple : peu importe votre opinion, elle sera respectée si vous la partagez dans le respect et le savoir-vivre. Vous ne réussirez jamais à me convaincre qu’il n’y a pas moyen d’exprimer son désaccord sans tomber dans la méchanceté et la vulgarité. Merci de votre compréhension!

Si vous êtes sur Twitter, il est possible de me suivre @NicLandryRDS.

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Autopsie (partielle) d'un gala mémorable

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Comme le souvenir d’une performance marquante qui reste gravée dans la tête d’un combattant, la soirée du 30 avril 2011 risque, pour un paquet de raisons, de faire sa place de façon permanente dans ma mémoire.

En tout cas, je n’ai pas vraiment pris le temps de penser à autre chose (à part peut-être toi, Britney Palmer) depuis que je suis sorti du Rogers Centre très tôt dimanche matin.

J’ai assisté à une couple d’événements sportifs au cours des dernières années. J’ai fait partie de foules de plus de 110 000 personnes à des matchs de football universitaire. J’ai mis les pieds aux mythiques Lambeau Field, Wrigley Field, Yankee Stadium. J’étais au Centre Molson pour le retour au jeu de Saku Koivu après sa bataille contre le cancer.

J’ai même vu quelques matchs de l’Impact au Stade Saputo.

Mais pour l’instant, c’est le coup d’œil qui s’est offert à moi quand j’ai aperçu le décor que le UFC avait monté pour sa première visite à Toronto qui est le fond d’écran dans le petit ordinateur qui me sert de cerveau.

Il n’y a pas que le point de vue esthétique de la soirée qui m’a impressionné. Tout ce qui s’est passé dans l’octogone a été à la hauteur de ce qui attirait l’attention autour. Je vous offre ici mes impressions sur ce qui a précédé le combat entre Georges St-Pierre et Jake Shields. Dans quelques jours, je vous donnerai mes deux cents sur tout ce qui a été dit et écrit sur St-Pierre, sa performance et les défis qui l’attendent.

En attendant, je peux toujours vous proposer ce texte rédigé lundi après une petite discussion avec le toujours intéressant Firas Zahabi, l’entraîneur et grand ami de GSP.

1. Yves Jabouin avait la chance de gagner le premier combat de ce gala historique. Malheureusement pour lui, il a été le seul membre de l’équipe du Tristar Gym à revenir au Québec avec une défaite.

Jabouin concédait quelques pouces et probablement aussi quelques livres à Pablo Garza, mais s’il avait des complexes, il les a laissés à l’extérieur de l’octogone pour ses débuts avec le UFC. Une fois qu’il est parvenu à trouver sa distance, il a frappé fort avec un coup de pied à la tête, deux gros coups de pieds aux jambes qui ont envoyé Garza au sol et deux uppercuts qui ont touché la cible.

Tiger, comme on dit, était bien parti. Mais j’ai l’impression qu’il en a un peu trop mis pour épater la galerie quand Garza a anticipé son coup de pied renversé et l’a emprisonné dans un thai clinch, le ruant ensuite de coups de genoux avant de le surprendre avec un triangle volant.

« Je ne pense pas que Garza aurait été capable d’amener Yves au sol en luttant, a avancé Zahabi quand je lui ai parlé lundi. Il a pris un gros risque avec le triangle et il l’a eu. »

Zahabi a reçu de bonnes nouvelles concernant Jabouin. Même si ce dernier a perdu trois de ses quatre combats sous la bannière Zuffa, le UFC a promis à son équipe qu’il ne serait pas libéré et qu’on lui donnerait une autre chance de se faire justice. Et s’il n’en tient qu’à Zahabi, cette autre chance pourrait survenir dans une autre catégorie de poids.

« C’est une possibilité de descendre chez les 135 livres. Ce n’est pas que je pense qu’il ne peut pas bien faire chez les 145, mais je n’aime pas ça donner un avantage à l’adversaire avant même que le combat débute. À 135, c’est Yves qui va être le plus grand et le plus fort »

2. La première chose à laquelle j’ai pensé quand Lyoto Machida a sucé, à l’aide d’un formidable coup de pied, toute la vie qui animait jusque-là les membres de Randy Couture, c’est : « Merde. John Makdessi vient de se faire voler 129 000$ ».

Plus tôt, Makdessi était passé à “ça” d’être coffré pour homicide involontaire quand un coup de poing renversé de toute beauté a envoyé Kyle Watson aux portes du paradis. Étonnamment, Watson, un vétéran réputé pour son solide jiu-jitsu, avait décidé de confronter Makdessi sur son terrain de jeu. La stratégie, pour emprunter un gag à Pérusse, a eu toutes les caractéristiques d’une “pas la bonne”.

« Je ne pense pas qu’il avait vraiment le choix, a opiné Zahabi au sujet de la tactique douteuse de Watson. John n’est vraiment pas facile à amener au sol. Ça fait quatre ou cinq ans qu’on travaille très fort sur sa lutte et je trouve qu’il s’est vraiment amélioré, parce qu’il n’avait aucun background dans cette discipline avant. »

Et Zahabi ne s’inquiétait pas plus pour la santé du compte en banque de son protégé.

« Je suis pas mal confiant que le UFC va s’occuper de lui. Quand tu fais un bon show, ils sont vraiment généreux. »

Makdessi s’est maintenant donné en spectacle deux fois pour les caméras du UFC et je défie quiconque ayant assisté à ses deux performances de me dire qu’il n’en a pas eu pour son argent. Très hâte de connaître l’identité de son prochain adversaire.

3. Jason MacDonald s’était peut-être ennuyé de l’octogone, mais ça ne voulait pas dire qu’il avait nécessairement le goût d’en visiter tous les racoins. Passer une soumission en moins de deux minutes à un gars comme Ryan Jensen, qui n’est quand même pas le dernier venu, quand on a été éloigné de la compétition pendant près d’un an?

Impressionnant, je dirais.

Je me souviens que dans la semaine qui avait précédé le UFC 113, en mai 2010 à Montréal, MacDonald était probablement le plus rayonnant de tous les combattants à faire partie de la carte. Il attendait ce moment depuis plus d’un an, soit depuis qu’il avait été congédié par le UFC après deux défaites de suite.

Je me souviens aussi du découragement sur son visage quand il était passé devant la table des journalistes, escorté par ses entraîneurs après s’être fracturé une jambe au premier round de son combat contre John Salter.

Très heureux pour lui aujourd’hui.

4. Je crois que je me répète, mais Ivan Menjivar s’est avéré être une belle bouffée d’air frais à Toronto. Il a fait rigoler la galerie lors de la pesée, a gagné par K.-O. grâce à un retentissant coup de coude et a célébré sa victoire comme un gars qui profitait de chaque seconde du moment. Je retiens aussi la belle humilité dont il a fait preuve dans les entrevues qui ont suivi sa victoire.

Jusqu’à quel point pourra-t-il tester la division des 135 livres? Dans un classement très non-officiel, le site Fightmatrix.com le place maintenant au 28e rang mondial chez les poids coqs, un bon de 40 places. Que diriez-vous d’un duel avec Eddie Wineland? Ou encore contre Antonio Banuelos, qui vient de perdre contre le coéquipier de Menjivar, Miguel Angel Torres?

5. Vous êtes familier avec l’expression “ne plus se pouvoir” (comme dans la phrase ‘J’suis toute excitée, j’me peux pu’)? Bon. Moi, pour être honnête, je me pouvais pas mal en attendant le combat entre Claude Patrick et Daniel Roberts.

Sérieusement, Patrick est probablement le combattant le plus méconnu de la planète parmi tous ceux qui voguent sur une séquence de 13 victoires. Si on prend en plus en considération que les trois dernières ont été acquises avec le UFC, on peut dire que le gars à un CV intéressant.

Et il m’a franchement étonné au premier round. Il a pris ses trois victoires par K.-O. en carrière et il s’est lancé à la poursuite de Roberts. Il a tout fait pour l’achever, mais ça n’a pas fonctionné. Le reste du combat? Passons, svp. Mais c’est vrai, Patrick mérite qu’on commence à parler de lui.

6. J’ai vraiment eu l’impression que les derniers instants de la défaite de Sean Pierson se sont déroulés au ralenti. Quand il a reçu la gauche fatale de Jake Ellenberger, le Canadien s’est lentement retourné sur lui-même et avait commencé à pencher vers l’avant quand une droite de son assaillant est apparue pour terminer le travail.

Très agressif et très efficace avec sa boxe contre Matthew Riddle, je me suis questionné sur la passivité de Pierson contre Ellenberger. C’est sûr que la prudence s’impose quand on affronte un adversaire plus coriace, mais quand même...

7. Vous savez ce que j’aime encore plus que du bon vieux thrash-talk? Voir le gars qui thrash-talk se faire fermer le clapet quand son adversaire réplique avec ses actions plutôt que des menaces.

Après quelques minutes passées dans la même cage que Rory MacDonald, Nate Diaz n’avait plus grand-chose à dire. À part peut-être « J’ai mal au dos ».

Contrairement aux frères Diaz, MacDonald ne vendra jamais de billets avec sa personnalité. Mais croyez-moi sur parole quand je vous dis que d’ici quelques années, il sera celui sur qui comptera le UFC pour remplir ses arénas.

8. Sur le coup, je trouvais un peu sévère le pointage des juges, qui avaient tous rendu des cartes de 30-27 en faveur de Ben Henderson aux dépens de Mark Bocek. Mais après une deuxième écoute, je dois dire que je ne comprends pas trop la réaction de ce dernier, qui semblait encore croire en ses chances quand Bruce Buffer a annoncé qu’il y avait un gagnant par décision unanime.

C’est vrai, Bocek a eu ses moments. Au deuxième round, il a tenté un Anaconda et une guillotine qui lui ont sûrement permis de marquer des points. Au troisième, une grosse projection l’a sûrement aidé à attirer l’attention des juges. Mais en bout de ligne, il n’en a clairement pas fait assez pour l’emporter.

Je me suis posé cette question dans mon résumé de la soirée sur RDS.ca : Bocek a-t-il assez de talent pour espérer passer à l’autre niveau dans la très relevée division des poids légers? J’étais prêt à lui donner le bénéfice du doute après une défaite serrée contre Jim Miller et une soumission de la soirée contre Dustin Hazelett, mais plus maintenant.

9. Je n’avais rien à dire sur le combat entre Jason Brilz et Vladimir Matyushenko avant qu’il n’ait lieu. Ma position n’a pas vraiment changé aujourd’hui. Si ce n’est que j’ai bien aimé le call de Buffer quand il a annoncé la victoire du Concierge par Canuck-out.

Est-ce que j’ai bien entendu?

10. Quand on est assis aux abords de l’octogone, on a la vue obstruée par les caméramans, les photographes et les poteaux qui permettent à la cage... d’être une cage, finalement. On se retrouve donc plus souvent qu’autrement à fixer un écran géant pour voir ce qui se passe à cinq mètres de notre nez.

Mais j’avais les deux yeux rivés sur la cage dans les premières minutes du deuxième round entre Machida et Couture.

D’un côté du poteau : Machida et sa jambe gauche. De l’autre: Couture et la jambe droite de Machida. Sur sa gueule.

Et dire qu’après le premier round, les hommes de coin de Couture lui ont dit qu’il n’avait rien à perdre. Eh bien, il semblerait que oui : une dent.

J’aime bien Machida et ça me plaît de savoir qu’on le reverra avec le UFC, chose qui était loin d’être certaine en cas de défaite. Pour ce qui est de Couture, en toute honnêteté, je ne suis pas le sport depuis assez longtemps pour me sentir interpellé par toutes ses réalisations du passé.

Je vous renvoie donc la balle : que représente le Natural pour vous, amateurs de MMA?

11.Tiens, tant qu’à y être, une autre question. Comment ne pas aimer Mark Hominick?

La Machine est probablement le plus grand gagnant de la soirée de samedi, et ce même s’il a perdu. Ironique, hein?

C’est vrai, Hominick n’est pas plus champion aujourd’hui qu’il ne l’était la semaine dernière. Mais ce combat contre Aldo était probablement la vitrine dont il avait besoin pour passer du sympathique et résistant petit gars de Thamesford à vedette mondiale aux poches remplies d’argent.

Avec son cœur « gros de même », Hominick a réussi à passer à travers quatre rounds infernaux au cours desquels il a encaissé des coups de pieds qui auraient abattu un sequoia et qui lui ont valu une prune de la grosseur d’une tangerine dans le front. Le quatrième a certainement été son plus difficile et c’est justement ce qui rend sa performance au cinquième doublement impressionnante.

C’est vrai que le Rogers Centre n’a pas été aussi bruyant que bien des gens l’anticipaient pour cet événement, mais quand Hominick est embarqué sur Aldo et a commencé à lui planter son poing dans le visage, je vous jure qu’il a réveillé des vibrations que ce stade n’avait pas connues depuis le circuit de Joe Carter en 1993.

S’il y a un combat revanche qui ressort du UFC 129, ce ne sera pas Shields-St-Pierre. Ce sera Aldo-Hominick.

Et Mark, si le nom de votre petite fille n’est pas encore choisi, que dirais-tu de Josée?

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