Moscou a besoin de Yuri Gagarine
Le Dinamo de Moscou a vaincu le puissant SKA de Saint-Pétersbourg en prolongation mercredi soir par la marque de 5 à 4. J’en suis ravi. Ne vous trompez pas. Je ne suis pas devenu un partisan du Dinamo. Je suis d’autant moins un anti-SKA.
Je suis de ceux considérant que le Club de Medvedev est en ce moment un exemple à suivre dans le domaine du marketing et de l’animation de foule. On n’a qu’à regarder le vidéoclip des « Soul Sisters » pour s’en rendre compte. Seule une organisation de premier plan pourrait confectionner d’aussi belles bottes de cowboy! Et ces jupes! Ouf! Les femmes russes sont les plus belles au monde et lorsqu’on les habille comme ça, la tête me tourne!
La LNH nous offre pas souvent un produit de cette qualité!
Vous serez surpris, mais même les « Soul Sisters » avec leurs « Davay, Davay, Davay » ne me convaincront pas de rejoindre le SKA de Saint-Pétersbourg lors de ces séries éliminatoires. Le Dinamo a tout de même les « Dinamits. » Elles n’ont rien à envier aux « Soul Sisters » et leurs costumes de soldates, lors de la journée de l’homme du 23 février dernier, valent bien une paire de bottes de cowboy avec des étoiles rouges.
Mon appui au Dinamo n’a pourtant rien à voir avec les « Dinamits. » Le monde entier sait pertinemment que je suis l’esclave du charme d’Éclipse. Mon équipe de cheerleader restera toujours la troupe de Lilya Korneeva. « CSKA champion » et « Éclipse champions, » je crierai toujours.
J’avoue garder une place particulière pour Miss Ijstal, la belle Anna Sorochkina, mais je maintiens que le journaliste du Komsomolskaya Pravda n’a pas dit toute la vérité lors de son article de 27 février dernier. La raison première de mon voyage de 17 heures de train pour Ijevsk fut bel et bien le club de hockey local. Un coup rendu sur place, je n’allais pas fuir cette blonde!
Il y a des gens pour se plaindre du mode de vie russe!

« Pourquoi le Dinamo? Pourquoi? Accouche! » — le lecteur
Je vais en venir aux faits. Je sais, le lecteur de ce texte en a plus qu’assez des jolies femmes russes. Il y a des choses plus intéressantes dans la vie… À vrai dire, je ne partage pas cette opinion, mais je sais accepter la différence. J’expliquerai donc pourquoi j’appuie le Dinamo de Moscou lors de cette série.
Les foules, lors des matchs à Moscou, sont souvent déprimantes. Il y a certes des ultras et des matchs à guichets fermés, mais les partisans ne sont pas très loyaux. Le Spartak a fini la saison dans un aréna complètement vide parce qu’il n’a pas fait les séries. Le Club de l’Armée rouge peine à remplir ses sièges lorsqu’il n’affronte pas Spartak ou une formation remplie de vedettes. Les choses vont un peu mieux du côté du Dinamo, mais il y a encore du travail à faire.
La fièvre du hockey panrusse, à laquelle Saint-Pétersbourg a succombé grâce au travail extraordinaire des « Soul Sisters, » n’a pas atteint la capitale malgré le travail acharné d’Éclipse et des Dinamits. Moscou a donc besoin d’une thérapie de choc. La ville la plus populeuse d’Europe ne cessera pas de bouder le hockey tant et aussi longtemps qu’un de ses clubs n’aura pas monté la barre pour les autres dans la KHL. Moscou a besoin de Yuri Gagarine pour succomber au charme du hockey.

« Dinamo champion », en 2012
Être ignorée pas un marché de 15 millions de consommateurs handicape le progrès de la ligue. C’est une situation catastrophique où des clubs pauvres ne réussissent pas à vaincre les monstres du soccer et l’ensemble des autres divertissements disponibles dans la capitale. Il faut trouver une solution rapidement. La KHL a besoin de Moscou pour passer à une autre étape de son développement.
Le Dinamo peut maintenant changer les choses. Rapporter la Coupe Gagarine dans la capitale serait un moment historique. Un tournant dans l’histoire de la ligue. La KHL pourrait enfin ouvrir se tailler une place dans le cœur des Moscovites, qu’ils aiment le Dinamo ou non, car enfin la ville revivrait au pouls du hockey des ligues majeures. Les gens sympathiques à ce club auraient maintenant des souvenirs à vouloir revivre et ses ennemis auraient une revanche à prendre.
Oui. Le sentiment revanchard. Le hockey de Moscou s’en est toujours nourri. Le hockey ici s’est créé une identité avec le derby CSKA – Spartak – Dinamo – Krylya Sovetov. Yuri Gagarine marchant main dans la main avec le Dinamo de Moscou remettra le feu aux poudres et la nouvelle grande ligue eurasienne en a bien besoin.
Boooooooooooooooooooon match mesdames et messieurs!
D’ici l’arrivée de la Coupe Gagarine à Moscou, je donne accès aux faits saillants de ce match que nous aurions dû voir sur nos écrans de télévisions en Amérique du Nord! Je ne vous priverai pas des prouesses de Vladimir Tarasenko, deux buts, Viktor Tikhonov, deux autres buts, et du tour du chapeau du héros du match Denis Mosalyov.





