Luc Beaudry

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LE VÉLO EST UN FIN EN SOI pas juste un moyen !

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Profession de foi en les valeurs du cyclotourisme

1-) Le sport dans ma vie

J’ai toujours eu un attachement particulier envers les sports; mon père, qui pensait à mes études, disait que je pourrais me faire mourir juste pour jouer. Mes premières photos me montrent avec des ballons, des vélos ou des chiens. Pas étonnant que sur le GC, je sois l’initiateur d’AMIS DES CHIENS ou FANS DE VÉLO. Quand le vélo m’a sorti de chez moi, je suis parti vers le nord, en empruntant la direction du sud : depuis ce temps, cet itinéraire devint un un running gag parmi les miens. J’avais, tout simplement, décidé de suivre les cours d’eau pour me simplifier les efforts, quitte à m’allonger les distances : en vélo, le temps n’a pas la même importance, ma prévoyance se limitait à une journée à la fois. Bizarrement, je suis passé successivement de cette étape dans ma vie du vélo sur de longues randonnées en solitaire à celui d’encadreur pour Vélo-Québec à l’occasion de manifestations populaires : cela m’a ouvert les yeux d’une autre façon parce que j’ai constaté ce qui se faisait ailleurs au Québec dans le domaine de la bécane. Aussi, suite à ces apprentissages suis-je devenu le fondateur du club de cyclotourisme La Grande Roue Magog-Orford. Aidé par des amis, nous avons, entre autres, pendant plus de 15 ans, escorté des cyclistes à l’occasion du Tour du Lac Memphrémagog en Vélo, randonnée qui avait comme attrait d’unir notre pays à celui situé au sud. Avec l’aide des copains, nous avons ensuite organisé Festi-Vélo Télé-7 à l’occasion duquel nous avons pu travailler avec France Beaudoin, à ses débuts dans l’Estrie : ce fut un succès sans précédent pour ma bourgade car nous avons réuni plus de 2 mils cyclistes à ce seul meeting. Pour continuer à rouler entre amis, j’ai ensuite organisé plus tard la location de trois autocars pour nous rendre à New-York faire le Great Five Boro Bike Tour, l’ancêtre du Tour de l’Île de Montréal, lequel j’ai aussi fait à plusieurs reprises : j’ai fait de même sur Boston et j’ai, tout récemment, planifié un voyage organisé avec 21 copains pour nous rendre en Hollande et aller y rouler un Vélo-Péniche.

http://www.youtube.com/watch?v=

Je suis allé rouler 2 fois en Hollande : c’est le lieu de ressourcement de ma passion cycliste. Mais ma plus grande fierté n’est pas mon harem de vélos, tout de même mais tout naturellement mon fils Félix. Cependant, bien entendu, le vélo a entouré cet amour : au lieu de faire du pousse-pousse avec mon fils feelx013, je l’ai trimballé quelques saisons derrière moi sur mon vélo; je lui ai ainsi articulé le monde que nous visionnions ensemble et que lui découvrait. Le fait de vivre ensemble ses 1ères aventures a tissé pour nous des liens inaliénables : au début de l’adolescence, il roulait déjà ses 50 km die. L’an dernier, nous avons partagé un Tour la nuit : cet été, avec sa conjointe, nous allons rouler le Tour de l’Île ensemble, comme j’espère le faire avec ses enfants, dans quelques années./

http://www.youtube.com/watch?v=

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2-) Il n’y a pas que le vélo, surtout en hiver !

Un vélo, une raquette de tennis, une pair de skis, ce ne sont pas justes des moyens pour passer une journée, ce sont des fins en soi pour vivre en harmonie au sein de soi, pour socialiser avec des amis, pour admirer de jolis paysages et pour faire progresser un entraînement. Partir ensemble, à l’étranger vers l’inconnu dans l’intention d’aller y jouer ou d’y rouler pour découvrir des gens différents, pour y vivre selon des mœurs singulières et admirer ce que l’on ne retrouve pas toujours près de soi, c’est de s’accorder du temps de qualité, de s’ouvrir à l’étranger. En vélo, on peut facilement arrêter de progresser puis se ranger de côté : on est spontanément invité par les étrangers, lesquels sont sécurisés par la vue de la bécane. Si les voyages forment la jeunesse, ceux en vélo laissent des amis.

http://www.youtube.com/watch?v=youtube:kkB5bv4dLvQ&feature=related:youtube

Mais le sport en entier consolide les liens d’amitié : au tennis, j’ai toujours joué avec et non contre mon partenaire. Mon adversaire est d’abord moi-même que je cherche à améliorer à travers mes échecs; le sport est donc une école sur soi-même.

3-) Le vélo instrument de conscience

Comme le dit Didier Tronchet dans son Petit Traité de vélosophie : SUR LE BITUME, LES AUTOMOBILISTES SONT CONCURENTS, LES CYCLISTES SOLIDAIRES. À L’EXTÉRIEUR, ON SE DÉPLACE EN VÉLO, MAIS À L’INTÉRIEUR, C’EST LE VÉLO QUI NOUS DÉPLACE.

http://www.youtube.com/watch?v=

Ce que l’on pense le plus lorsque l’on fait du vélo, c’est qu’on est assis dessus et non dedans : la position même de la colonne vertébrale amène une certaine fierté comme chevalier de la bécane. Bien entendu, il me faudra graduellement procéder à quelques ajustements de mon positionnement sur la selle pour arriver à l’oublier passagèrement : aussi parfois, comme si j’étais redevenu un jeune pédalant une rutilante BMX, je me hausse en cavalière tout en demeurant sur un terrain totalement plat. J’oublie pour un temps que je suis assis et je profite pleinement de la liberté d’évoluer comme un attardé : on a beau avoir une selle en gel, un couvre-selle, un vêtement approprié et même une certaine nudité pour y pénétrer, à mon avis, rien n’y fait. Le fait d’alléger la tension permet de recommencer à pédaler et d’oublier son arrière-train jusqu’à la prochaine halte./

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Ce qui nous permet de ne pas penser à nos petites douleurs, c’est le plaisir qui nous pénètre par les yeux : en vélo, surtout en cyclotourisme, on est en contact direct avec le panorama. Quand on voyage en auto, surtout comme conducteur, notre vision des paysages ressemble à un patchwork : par prudence, on perd la concentration sur la beauté. En vélo, même en ville dans le trafic, arrêté à un feu de circulation, je sens le vent dans mon visage, je me fais grillé le poireau le temps qu’arrive la lumière verte. Si on souhaite un contact entier et vivre en harmonie avec la nature, on profite des sentiers que nous offrent les pistes cyclables : vous savez, cela n’existait quand j’étais jeune et depuis, je ne me suis jamais senti coupable d’en profiter. Je vous ai conté la fois ou au nord du Parc de la Yamaska, sur la route verte, j’ai été encadré par 3 chevreuils l’instant d’un quart d’heure : nous avons déambulé ensemble dans un silence parfait : au fond le vent faisait des vagues avec le foin, on aurait cru qu’on sautait de nuage en nuage tellement c’était irréel./

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Une des beautés du vélo, c’est aussi cela le silence : parfois, j’ai l’impression de faire de la voile dans les rues, de glisser sur les pentes en descendant un vallon sans appliquer le frein. C’est si rare le silence qu’on ne le réalise pas tout de suite lorsque on l’a : quand on le constate, on n’est pas surpris, on est plutôt gêné de peur de perturber quelque chose de précieux. Ca s’entend le silence, on dirait que cela parle à l’âme. Puis ces confidences, route faisant, amène un changement chez le cycliste : comme le dit Didier Tronchet,à vélo, ce n’est jamais tout à fait le même qui part et qui arrive. Malgré le fait qu’on m’ait incliné à le faire depuis mon jeune âge, j’ai de la difficulté à être silencieux : même parmi les plus beaux endroits que j’ai visité en voyage, j’arrive à peine à les admirer d’une façon contemplative ou à y demeurer, au soleil à méditer. Mais pénétrer, à roues feutrées, dans une rue silencieusement : y découvrir, à leur surprise, les habitants plongés dans leurs occupations quotidiennes, c’est comme partager un secret, faire partie de la famille. Cette réserve que nous procure le silence, donne l’impression à ceux que l’on côtoie que nous sommes familiers : souvent, ils vont nous saluer comme si nous étions déjà là depuis quelques instants Ca va ? . Si ce n’était du vélo, ma nature timide ne m’aurait jamais autorisé à vivre de pareils moments./

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Le vélo fatiguant ? Question d’attitude, d’expérience : il suffit de trouver le bon rythme, celui qui vous convient personnellement. Pour y arriver, il faut jongler à ajuster les vitesses pour trouver celle appropriée à la journée; il n’y a pas de recette, c’est individuel, votre corps vous confirmera le choix. À la rigueur, la randonnée deviendra énergisante. Quand j’habitais Orford, je descendais travailler à Magog; aussitôt sorti du Parc National, je voyais poindre le soleil derrière le clocher de l’église de tous mes souvenirs. Je me dirigeais donc vers l’est, profitant en plus de la déclinaison, des vents dominants; pas besoin de préciser que j’arrivais au bureau dans une forme optimale. Pour la suite des choses, puis-je souhaiter qu’un jour chaque entreprise puisse disposer à l’usage de ses employés d’une douche et de vestiaire pouvant être financés avec l’argent économisé par les espaces de stationnement récupérés.

http://www.youtube.com/watch?v=

Le retour du travail vers Orford était, avouons-le, moins drôle : était-ce le labeur accumulé pendant la journée de travail qui rendait l’exercice moins intéressant ou le fait de côtoyer de nombreux véhicules à l’heure de pointe ? Toujours est-il qu’il est alors plus difficile de trouver le bon rythme quand on monte incessamment jusqu’à la maison : une fois arrivé, on a juste le goût de remiser la bécane jusqu’au lendemain. J’ai été choyé tout le temps que j’ai habité le Parc : j’ai pratiqué à loisirs tous mes sports, glissant en hiver jusqu’à ma porte et jouant au tennis, toujours disponible (ouvert jour et nuit) au milieu des arbres, tout près du ruisseau. La piscinna pour y faire de la distance et le lac Stukely pour le kayak. Mais ma pratique du vélo y a diminué jusqu’au minimum vital, soit l’aller retour au bureau; j’avais de la difficulté à me maintenir dans les 4 chiffres. Maintenant mon odomètre a repris du service./

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4-) L’avenir

Dorénavant je m’applique le principe de base suivant : en véhicule à cause de la distance ou du poids, en vélo pour tout le reste. Je fais ma part pour la planète et de mon mieux pour ma santé. Maintenant que mon fils est éduqué et que dans les sports il m’a dépassé, je souhaite à nouveau m’impliquer dans ma communauté pour faire progresser la cause du vélo : mais je ne suis pas un leader, je ne suis qu’un guide-accompagnateur. See you partner !

Luc Beaudry.

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unomacameau a dit...

salut luc merci de ce billet et de ce partage

pour ma part j ai toujours fais du velo mais celui ci a pris une place plus importante depuis 3 ans et je réfléchis avec ma conjointe a acquérir une voiture électrique ou hybride en location achat ;;;il y a plein de choses qu on peut aussi faire dans le quotidien (on en reparle je deviens ecolo lol aller a plus

Luc Beaudry a dit...

Anne-Brigitte Renaud

Pour celles et ceux qui aiment les beaux textes et les plus belles photos d'une région, Anne-Brigitte Renaud a plublié un recueil de Contes avec des photos de Jacques Courtemanche et André Roy: ce sont les plus belles phtos de notre lac et le recueil s'appelle Lac Memphrémagog

Luc Beaudry a dit...

noully !

c'est si gentil: je me suis senti inspiré pour celui-ci. Intime aussi.

Merci !

noully a dit...

Bon billet Luc!!
Merci du partage!!
je regardais encore une fois tes photos de tes voyages,c'est vraiment riche tout ce que tu nous rapportes comme souvenirs.En te lisant,j'ai souvent l'impression de faire partie du voyage.
Je n'enfourche pas de bicyclette mais je t'encourage à continuer !!

Bonne route mon ami!!|

Anne Brigitte Renaud a dit...

Bonjour Lux,
Très beau partage. On sent la passion dans ton récit. Contente aussi d'apprendre enfin la logique de ton itinéraire de Magog à Chicoutimi en passant par les États-Unis!
Bonne route

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